mercredi 13 dcembre 2017 06:28:14

Dans la lucarne : talents intransférables

Le football mondial, d’une manière générale, est devenu très «budgétivore» en joueurs talentueux.

PUBLIE LE : 07-12-2017 | 0:00
D.R

Le football mondial, d’une manière générale, est devenu très «budgétivore» en joueurs  talentueux. D’où la concurrence effrénée qui est en train de naître entre les clubs les plus riches et les autres pour s’acheter les «meilleures pointures» proposées sur le marché. Parfois, ces clubs qui ont le «bras long», comme l’on dit, «débauchent» carrément le joueur de son club moyennant une somme d’argent pour  le moins astronomique. Des pratiques qui ont laissé les autres clubs, qui sont pourtant des valeurs sûres du football mondial, sans réaction car ils ne disposent pas de l’argent exigé pour faire face à la demande, aussi bien par le club «vendeur» que du joueur à transférer. Il est évident que les choses se sont compliquées après que des clubs aient fixé des clauses à des prix excessifs, qui vous donnent le tournis, afin de garder leur «star» au sein du club, en éloignant ainsi au maximum les éventuels prétendants. Et il faut dire que ces clubs sont nombreux étant donné qu’ils sont soutenus par des mécènes et autres sponsors «pleins aux AS» qui ne comptent presque plus leur argent. Cela est vrai pour les grandes
«stars», venant aussi bien du Brésil que de l’Argentine ou autres continents. Ce sont presque des «fabriques» qui forment et produisent de nouveaux joueurs, considérés comme de véritables «pépites», qu’il faut «chouchouter» et préserver quels que soient les motifs invoqués, alors qu’ils sont encore en bas âge... De nos jours et dans l’optique d’éviter de «casquer» des sommes colossales, des grands clubs du monde, qui font de l’ombre aux autres, mais ayant peu de moyens financiers et ce malgré leur passé historique, s’intéressent de plus en plus aux jeunes prodiges, mais aussi aux joueurs qui ne sont pas considérés, à tort ou a raison, comme de grands «cracks» qui peuvent faire la différence à tout moment. Cette nouvelle tendance peut leur permettre de contourner ces clauses coûteuses que l’on exige de plus en plus pour le transfert d’un joueur ayant un poids certain dans l’équipe. Ces clubs, pour des raisons encore inconnues, font une certaine discrimination lorsqu’il s’agit de favoriser le transfert d’un joueur donné. Ils sont dithyrambiques lorsqu’il s’agit d’un joueur venu du Brésil, d’Argentine, de Croatie ou d’ailleurs, mais ils le sont moins dès que le joueur est de provenance maghrébine ou arabe. Nous l’avons vu avec Slimani, Mahrez, Ghezzal, Ghoulem et les autres. Ils ont rencontré les pires difficultés pour se faire transférer. Le plus édifiant a été le transfert de Ryad Mahrez, le joueur de Leicester City. Cet «ailier de poche» qui peut jouer, à droite comme à gauche, a été demandé un peu partout, notamment dans les deux grands clubs d’Europe que sont le Real de Madrid et le Barçà. Arsenal et la Roma étaient, eux aussi, sur ses traces. Finalement, ce n’était en fait que des coups de «pubs» pour mettre «l’eau à la bouche» aux «mordus» d’informations croustillantes sur les transferts des joueurs. En fin du compte, notre compatriote est resté à Leicester. Il n’est parti ni à Arsenal, ni au Barçà, ni nulle part ailleurs. Selon ses dernières déclarations, ce sont «ses propres dirigeants qui ont «capoté» son transfert à Arsenal ». C’est pour cette raison que Mahrez revient à la charge avec la ferme intention de partir pour vivre d’autres expériences. Certes, on essaye de le retenir, mais il a exprimé fermement sa volonté grandissante de changer d’air. Pourvu qu’il réussisse son transfert et assure son énorme progression. Ce serait une très bonne chose pour notre sélection nationale.
Hamid Gharbi               

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