lundi 11 dcembre 2017 20:11:35

Visite aujourd’hui du président français en Algérie : soutenir la dynamique de coopération

La visite officielle en Algérie du président français, Emmanuel Macron, est perçue par les observateurs comme étant une étape importante dans le cycle des visites de haut niveau entre les deux pays.

PUBLIE LE : 06-12-2017 | 0:00
D.R


La visite officielle en Algérie du président français, Emmanuel Macron, est perçue par les observateurs comme étant une étape importante dans le cycle des visites de haut niveau entre les deux pays. Elle se veut surtout une occasion pour soutenir la dynamique des relations de coopération bilatérale entre l'Algérie et la France, et de les hisser au plus haut niveau. Il s’agit également d’une opportunité, aux deux parties, de faire une évaluation de l'état de la coopération économique et d'examiner les perspectives de renforcement des partenariats en cours, et de lancement d'autres par les opérateurs économiques des deux pays.

Les deux parties se pencheront, essentiellement, sur l'examen de l'état du partenariat économique bilatéral et les perspectives de son élargissement et de sa densification, comme cela a été indiqué récemment à Alger, lors de la 4e réunion du Comefa, par le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, selon lequel "il y a une forme d'accélération dans l'ampleur de nos relations, puisque se tiendra un Comité de haut niveau ministériel ce mois-ci. Nous sommes dans un cycle très positif de nos relations et nous voulons l'acter par cette rencontre". Il sera donc question d’aller très rapidement vers une transition d’un partenariat dominé par les relations commerciales à des liens fondés sur l’investissement mais aussi la formation et le transfert du savoir-faire et technologique, par la réalisation de nombreux projets industriels, notamment. Les autorités des deux pays affirment ces dernières années vouloir bâtir un partenariat plus dense, plus pérenne et plus équilibré, surtout que du côté algérien tous les efforts à venir portent sur la diversification de l’économie.
C’est dans ce cadre que s’inscrit cette première visite, aujourd’hui, du président Macron en Algérie. Elle fait partie d’une «séquence franco-algérienne» très dense qui a été inaugurée par la réunion du Comefa au mois de novembre et l’annonce de plusieurs projets de partenariats industriels dont une usine Peugeot. Elle se poursuivra par la réunion du Comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français (CIHN), prévue demain à Paris et qui sera co-présidée par les Premiers ministres des deux pays, Ahmed Ouyahia et Edouard Philippe. S’agissant du marché algérien les entreprises françaises sont présentes notamment dans les exportations de céréales, de produits pharmaceutiques et ceux de l’industrie automobile. Du côté algérien, les exportations concernent surtout des produits pétroliers, avec des possibilités de développement des exportations de produits agricoles comme le suggère la signature, dans le cadre du dernier Comefa, d’un accord sur la promotion de la filière bio en Algérie. Cela dit, la présence française reste particulièrement diversifiée, couvrant plusieurs secteurs, que ce soit dans l’industrie ou les services. A lui seul le secteur financier représente près de 40% des investissements français en Algérie. Les entreprises françaises participent également de façon croissante à la production industrielle et au processus de diversification de l’économie algérienne. Les principaux investissements dans ce domaine sont réalisés par de grands groupes, comme Renault, qui a déjà atteint 70 millions d’euros et devrait atteindre progressivement près de 400 millions d’euros. Nombre de grands projets d’investissement d’entreprises françaises ont été réalisés par des sociétés comme Lafarge, Alstom, Sanofi et Schneider, alors que d’autres sont en cours de réalisation (Total, Peugeot). Viennent s’ajouter  aussi de nombreux projets d’investissement portés par des PME. Pour les Français, la règle 51/49 ne constitue pas un frein. Il convient de rappeler que l’Association française de normalisation (AFNOR) s’est engagée à aider 300 laboratoires de biologie médicale algériens, alors que dans le domaine de la protection de la propriété intellectuelle, l’Institut français de la propriété intellectuelle (INPI) assistera l’Institut national algérien de propriété intellectuelle (INAPI). Pour la métrologie, des actions ont été entamées entre le ministère algérien de l’Industrie et le laboratoire français de métrologie, a-t-il encore fait savoir, ajoutant que l’entreprise algérienne publique "ECOREP" a développé un partenariat avec l’entreprise française "Pirioud" qui lui a permis d’augmenter sa production de bateaux de pêche de 5 à 6 unités/an à 60 unités/an en très peu de temps.
Entre autres projets de partenariat, l’entreprise française de production et installation de téléphériques "POMAGALSKI" de Lyon a signé un contrat avec un partenaire algérien pour la  réalisation en Algérie de ce moyen de transport et de loisirs. Bref, les deux partenaires ont des potentiels excellents à mettre en valeur et doivent passer du commerce à la coopération à partir d’une nouvelle démarche définissant les priorités telles la diversification de l’économie, la protection du savoir-faire et la normalisation des produits. Tout compte fait, il s’agit pour les deux parties de concrétiser désormais des partenariats productifs gagnant-gagnant et surtout viser l’excellence pour exporter de par le monde, conformément aux engagements pris pour promouvoir davantage la coopération bilatérale dans tous les domaines économiques.
Farid Bouyahia

 

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