mercredi 13 dcembre 2017 06:30:13

Réseau Nada : La santé au cœur des débats

L’importance de la refonte du cadre juridique du secteur de la Santé pour s’adapter aux mutations que connaît le pays et aux progrès des sciences médicales, a été au centre des débats d’une rencontre organisée, hier à Alger, par le Réseau algérien pour la défense des droits de l’enfant Nada.

PUBLIE LE : 06-12-2017 | 0:00
D.R

L’importance de la refonte du cadre juridique du secteur de la Santé pour s’adapter aux mutations que connaît le pays  et aux progrès des sciences médicales, a été au centre des débats d’une rencontre organisée, hier à Alger, par le Réseau  algérien pour la défense des droits de l’enfant Nada.

Au cours de cette rencontre scientifique Le réseau Nada a apporté son appuie aux principales réformes de l’avant projet de la loi sanitaire à travers son Président M. Abderrahmane Arar qui a estimé qu’«actuellement la santé en Algérie fait face à trois  défis, que la loi devrait prendre en considération et prévoir des mesures, à savoir, la qualité des soins qui est un défi majeur, les disparités d’accès entres les wilayas, car 60% des structures de santé sont au nord, car les indicateurs de santé et de nutrition au milieu rural sont insatisfaisants par rapport au milieu urbain  et enfin  le financement.»  Pour les articles 343 à 352 montrent que l’Etat prévoit la mise en œuvre du processus de la contractualisation ainsi que celui relatif à la diversification des ressources.  La mise en place de la contractualisation est la principale réforme. Les dispositions de la loi prévoit toutes les mesures pour la concrétiser (nouveau type d’établissement sanitaire –EGS), les modes de tarification,….
M. Arar a expliqué «qu’il faudrait penser aux personnes qui n’ont pas d’immatriculation sociale et leurs ayants droits (enfants) après la concrétisation de cette disposition. Dans sa présentation, M. Arar a évoqué l’article 348 qui stipule que les bénéficiaires de soins peuvent être appelés à contribuer au financement des dépenses de santé. En réalité, les ménages qui sont bénéficiaires de soins contribuent au financement des dépenses de la santé, et ce par différents formes (ticket modérateurs, et forfait hospitalier). L’article 351 stipule que l’Etat veille à l’équilibre financier du système de santé, et ne précise pas  les modalités. Pour le réseau Nada, ce sont des mesures susceptible de lever les défis, dont la pluparts sont prises en charge par la loi.  La mise en œuvre du processus de contractualisation (principale réforme). Mesures incitatives au profit des médecins pour exercer dans le Sud et les Hauts Plateaux, en particulier dans les zones éparses, pour le secteur privé à s’investir dans les zones défavorisées, ainsi que la réalisation des comptes nationaux de la santé. En ce qui concerne l’article 12 stipulant que les prestations de santé sont dispensées gratuitement aux patients au niveau des structures et établissements publics de santé, le président du réseau Nada a estimé que «cette gratuité devrait être bien cernée, vu que les citoyens payent des tarifs symboliques en accédant aux établissements hospitaliers publics et parfois pour non disponibilité des traitements, ils se trouvent dans l’obligation d’acquérir les médicaments par leurs propres moyens. Ces tarifs ne sont cités en aucun article.»

Assurer les conditions de santé de l’enfant

Au niveau du titre II, chapitre 3 «programmes spécifiques de santé» - sous section 2 «prévention et lutte contre l’alcoolisme et toxicomanie», les articles de cette partie (61 à 65) incombe selon le réseau Nada à l’Etat les missions relatives à la lutte contre l’alcolo-dépendance et les autres addictions. Néanmoins, les services de santé jouent également un rôle prédominant pour lutter contre ces deux phénomènes. Il est proposé de rajouter des articles à travers lesquelles apparaît le rôle des services de santé.
Dans ce cadre, M. Arar a indiqué qu’«il est important également de rajouter, le rôle des services sociaux et la société civile en matière de sensibilisation contre la drogue, d’éducation sexuelle, et d’activité de loisir (sport, culture). La création de passerelles entre le ministère de la Santé et les autres secteurs dans la mise en œuvre des programmes de prévention est nécessaire.»
Il est proposé, également, de rajouter un article qui oblige les établissements et les structures d’assurer les conditions de santé et de développent physiques, mental et psychomoteur de l’enfant, et de gérer les difficultés environnementales qui peuvent rencontrer et entraver son développement (dans l’exécution on mettra en avant l’importance de cadrer les séparations entre mère enfant en milieu hospitalier, prise en charge automatiques des enfants ayant des parents malades mentaux).
Les articles 80 à 82, relatifs à l’interruption de la grossesse, devraient contenir, une définition des mesures médicales thérapeutiques, une définition de l’handicap sévère et une définition des maladies et les malformations.  S’agissant de la protection des enfants abandonnés, l’article 85 visant assistance médico-sociale visant la prévention des abondons d’enfants, cet article selon le réseau Nada, devrait contenir des mesures strictes pour la protection des enfants abandonnés par leurs mamans. Enfin, l’article 174 qui précise les conditions relatives à l’exercice des professions de santé, parmi lesquelles on trouve la nationalité algérienne et le diplôme algérien ou l’équivalent, M. Arar a expliqué que «l’intérêt dans la profession de santé ne peut être conditionné à l’origine de la personne, et le diplôme algérien ne peut être une référence dans l’exercice de la profession. Les compétences, le savoir faire, et l’expérience sont les paramètres les plus importants à prendre en considération.»
Wassila Benhamed

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