mercredi 13 dcembre 2017 06:32:19

Forum algéro-français du numérique : Des relations étroites

Des projets industriels de co-localisation et de coproduction en étude.

PUBLIE LE : 05-12-2017 | 0:00
Ph : Y. Cheurfi

La révolution numérique s’impose dans tous les secteurs. Elle n’attend pas : suivre ou disparaître. Mais rester collé au train digital n’a pas que des avantages.  À travers le monde, ce seront, d’ici 2022, «70% des grandes entreprises et 40% des industries qui vont disparaître», avertit Salim Djaoued Allal, président de l’Association algérienne des TIC, intervenant lors du 2e Forum algéro-français du numérique. S’ajoutent les 150 millions d’emplois qui cèderont place à la robotique, ainsi que la moyenne de vie de l’entreprise qui passe de 60 à 12 ans. Pour l’expert, la digitalisation est un «raz-de-marée», un «tsunami». Son impact est palpable, car elle «est orientée au client final», citant l’exemple des banques qui verront la disparition des guichets. Outre cette disparition d’emplois, M. Allal, dans une brillante communication, bifurque sur la sécurité dans le digital. Sollicité par nos soins en marge de ce forum, il indique que l’Algérie n’est pas épargnée, précisant que les moyens existent. Mais, pour aller de l’avant, il préconise de mettre les TIC au cœur de la relance économique afin d’attirer davantage de talents et de technologies. À ses yeux, les «surtaxations» incluses dans le projet de loi de finances pour 2018 sur les TIC (30%) sont une «entrave». L’autre frein, selon M. Allal, a pour nom libération des TIC. Quant à Fazil Bouaiach, représentant de Djezzy, souligne que les industries s’interconnectent. En termes de chiffres, il annonce que d’ici 2022, 10.000 milliards de dollars de la digitalisation de cinq industries clés (e-commerce, automobile, logistique, médias et électricité) dépendront de l’industrie des télécoms. Quant à Dominique Boutter, conseiller commercial et directeur de Business France près de l’ambassade de France en Algérie, explique que ce Forum devrait permettre aux participants des deux pays de «rapprocher les points de vues et de dégager des synergies, voire des projets concrets en la matière». Avec l’Algérie, annonce-t-il, son pays est «en train d'étudier la mise en place de projets industriels de co-localisation et de coproduction».

De nouveaux modes de production, de nouveaux modèles d’affaires à l’horizon 2030

Pour le continent africain, l’orateur rappelle, comme l’a souligné récemment le président Macron, la mise en place par la France d'un fonds de 300 millions d'euros pour soutenir les projets d'infrastructures en Afrique, y compris ceux relatifs au numérique, ainsi qu’une enveloppe de 1 milliard d'euros pour le financement des PME et les start-up africaines activant dans le secteur du numérique. Enchaînant, M. Boutter indique que la relation de la France avec l'Afrique «se construira en priorité avec l'Algérie». Rebondissant sur le développement de la France en économie numérique, M. Bouter relèv

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