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Mawlid Ennabaoui : Dans la tradition d’un islam modéré

L’imam est libre et son prêche ne lui est pas dicté

PUBLIE LE : 01-12-2017 | 23:00
D.R

Rationalisation du discours religieux pour faire face au sectarisme

Intervenant, hier, au forum du journal Ouest Tribune, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, a rappelé que la pratique du culte religieux est reconnue et garantie en Algérie dans le cadre des lois de la République, et qu’aucune atteinte au référent religieux de notre pays ne sera tolérée.

Dans ce même registre, le ministre a estimé que la rationalisation du discours religieux est en mesure de faire face  et de combattre le  sectarisme qui demeure étranger à notre société, rappelant que l’Algérie relève de l’islam sunnite ancestral, école de la modération et de l’ouverture. Mohamed Aïssa a révélé, par ailleurs, que le Canada a sollicité l’Algérie pour la formation des imams dans la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme. Il a ajouté, à ce propos, que d’autres pays, à l’exemple de l’Italie, des Etats-Unis et de la Russie, ont exprimé leur intérêt pour l’expérience algérienne dans ce domaine, qui est devenue une référence reconnue à l’échelle internationale. Dans le même contexte, il a fait état du projet de création d’un observatoire de lutte contre les dérives sectaires et l’extrémisme religieux. L’autre sujet abordé lors de ce forum est l’investissement dans les biens wakfs. Il expliquera ainsi qu’il est question de lancer des projets d’investissement sur des assiettes foncières wakfs, dans le cadre d’un partenariat avec le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs. Cela a pour objectif de rentabiliser au mieux  des biens wakfs, en ouvrant ce secteur —traditionnellement non économique— aux investisseurs privés, a-t-il expliqué. Il convient de souligner que le ministre a présidé, avant-hier, la cérémonie  officielle  de célébration du Mawlid Ennabaoui à la mosquée Ibn- Badis en présence des autorités locales.
Amel Saher


L’imam est libre et son prêche ne lui est pas dicté

M. Mohamed Aïssa a déclaré que l’imam était libre en Algérie et que son prêche ne lui était pas dicté. «Ce que nous avons fait, c’est procéder à la révision des méthodes pédagogiques de prêche pour permettre à l’imam d’interagir avec les préoccupations et les exigences de la société et d’être alerte face aux différentes mutations». «L’Etat algérien veille à ce que l’imam soit un partenaire dans la stratégie nationale visant à faire face à toute tentative de division ou d’atteinte à l’unité nationale», a-t-il dit, soulignant que «notre objectif est de faire en sorte que le discours religieux s’inscrive en complémentarité avec le discours national».  «L’Algérie n’est pas convaincue par certains modèles expérimentés dans   quelques pays ayant essayé de revoir le discours religieux au niveau des   mosquées, au point de supprimer certains versets du Coran et d’effacer   l’identité musulmane», a affirmé M. Aïssa, indiquant que l’Algérie, qui est «pionnière en matière de propagation des principes de modération, est un exemple à suivre et une référence internationale qui intéresse différents pays». «La réussite des imams algériens délégués en France dans la protection de notre référence religieuse, fondée sur le principe de modération, et la lutte idéologique contre le discours extrémiste violent, en prônant les valeurs et principes de la réconciliation nationale, ont incité plusieurs pays dans le monde à venir en Algérie pour tirer profit de son expérience», a dit le ministre.  (APS) 

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