lundi 25 mai 2020 19:50:55

Journée mondiale de l’asthme : Premier motif de consultation en Algérie selon un récent sondage

Les malades souffrants de l’asthme sont en passe de battre en nombre les records d’admission dans les hôpitaux algériens.

PUBLIE LE : 03-05-2011 | 18:01
D.R

Les malades souffrants de l’asthme sont en passe de battre en nombre les records d’admission dans les hôpitaux algériens. Les patients atteints de cette pathologie invalidante dans la majorité des cas constitue selon un récent sondage le premier motif de consultation.
Avec le grave phénomène de tabacologie qui est à l’origine d’apparition chez les fumeurs de graves maladies touchant tout l’organisme notamment l’apparition de cancers multiples dans les voies respiratoires, l’asthme est ces dernières années un véritable problème de santé publique dû principalement dans les grandes agglomérations à la pollution engendrée par les gaz toxiques des usines et des voitures , aux forts taux d’humidité notamment dans le littoral qui sont les éléments aggravants de la maladie.
Au cours d’une conférence tenue à l’hôtel Mercure de Bab Ezzouar, le professeur Salim Nafti, chef de service à la clinique « Ibn-Zhor » du CHU de Mustapha-Pacha et président de la société algérienne de pneumo-phtisiologie a récemment déclaré à l’occasion de la Journée mondiale de l’asthme, que la prévalence de cette maladie est de 3,1%  pour la population adulte et au moins autant chez les enfants, chiffres obtenus au cours d’une enquête menée en 2008 par Aimag. Ce spécialiste connu pour l’intérêt scientifique qu’il manifeste pour ces pathologies spécifiques et qui tente par ailleurs d’y remédier en utilisant différents moyens de lutte, est revenu lors de la conférence de presse qu’il a tenue sur l’absence des programmes de prise en charge.
Dans le carde de l’enquête nationale de santé menée en 2007 avec le projet Tahina INPS, on apprend au sujet de cette maladie qu’elle touche aussi bien les femmes que les hommes. Et qu’elle est souvent le motif souvent d’une hospitalisation. Dans le domaine des maladies chroniques, l’asthme entraînerait 1000 décès par an et occuperait après l’hypertension artérielle et le diabète sucré, la troisième position. L’enquête a permis de faire le constat alarmant sur les populations touchées  par cette pathologie habitant la zone ouest d’Alger, et souffrant dans cette zone industrielle de l’impact négatif de la pollution, considérée comme premier facteur favorisant l’allergie respiratoire et provoquant l’apparition de l’asthme.
L. G.

Certains malades ne font jamais de crise
L'asthme est une maladie insidieuse qui peut évoluer lentement sans que le patient ne s'en rende compte.
De nombreuses personnes vivent ainsi des années avec un souffle « un peu court » qui s'aggrave peu à peu sans autre manifestation.
Ces personnes limitées dans leur vie quotidienne depuis des années n'imaginent pas un instant qu'elles sont asthmatiques.
Même leur praticien éprouve des difficultés à effectuer ce diagnostic car ces personnes ne présentent pas les sifflements si caractéristiques de la maladie.
Malheureusement, il arrive qu'un jour, brutalement, souvent entre 50 et 60 ans, les manifestations s'aggravent brutalement, voire tragiquement.
L'asthme peut être comparé à un iceberg dont la partie visible correspond à la crise typique avec ses sifflements et la partie immergée, invisible, aux manifestations plus sournoises, moins faciles à relier à l'asthme, comme un essoufflement, des épisodes de toux par exemple.

La fatigue est parfois la seule manifestation de la maladie
La seule gêne que décrivent certains asthmatiques est une fatigue s'aggravant lors des efforts, parfois minimes, de la vie quotidienne.
Marcher, monter des escaliers, faire ses courses représentent parfois un effort insurmontable que les patients n'imaginent pas être provoqués par un asthme.
Certains asthmatiques vivent ainsi des dizaines d'années avec une fatigue provoquée par une obstruction, le plus souvent assez sévère, de leurs bronches.
Lorsqu'un médecin effectue ce diagnostic, parfois par hasard ou au décours d'un épisode de surinfection ou d'aggravation de la maladie, ces patients sont surprit de constater l'amélioration spectaculaire de leur « forme » et de leur fatigue avec les traitements proposés.

Ce qu’il faut savoir
L’asthme est une maladie chronique dont la gravité et la fréquence varient d’une personne à l’autre et qui se caractérise par des crises récurrentes où l’on observe des difficultés respiratoires et une respiration sifflante. Les symptômes peuvent se manifester plusieurs fois par jour ou par semaine et s’aggravent chez certains sujets lors d’un effort physique ou pendant la nuit. Lors d’une crise d’asthme, la paroi des bronches gonfle, ce qui entraîne un rétrécissement de leur calibre et réduit le débit de l’air inspiré et expiré. Les symptômes fréquents de l’asthme récurrent sont des insomnies, une fatigue diurne, une baisse de l’activité et un absentéisme à l’école et au travail. Comparé à d’autres maladies chroniques, l’asthme a un taux de létalité relativement faible.
D’après les estimations de l’OMS, il y a, actuellement, 235 millions d’asthmatiques dans le monde. C’est la maladie chronique la plus courante chez les enfants.
L’asthme n’est pas un problème de santé publique limité aux pays à haut revenu ; il sévit dans tous les pays, quel que soit leur niveau de développement. La plupart des décès qui lui sont imputables surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
L’asthme est sous-diagnostiqué et insuffisamment traité. Il représente une lourde charge pour les individus et les familles et limite souvent l’activité du malade tout au long de sa vie.
On n’a pas encore complètement élucidé les causes profondes de l’asthme. Les plus gros facteurs de risques sont liés à l’association d’une prédisposition génétique et de l’exposition à l’inhalation de substances et de particules dans l’environnement, susceptibles de provoquer des réactions allergiques ou d’irriter les voies respiratoires, comme par exemple :
• les allergènes à l’intérieur des habitations (comme les acariens dans la literie, les tapis et les meubles rembourrés, les polluants et les squames des animaux de compagnie) ;
• les allergènes extérieurs (pollens et moisissures) ;
• la fumée du tabac ;
• les produits chimiques irritants sur les lieux de travail;
• la pollution de l’air.
L’air froid, les émotions fortes, en cas de peur ou de colère par exemple, ou l’exercice physique font partie des autres facteurs possibles de déclenchement. Même certains médicaments peuvent déclencher des crises d’asthme : l’aspirine et d’autres anti-inflammatoires non stéroïdiens ou des bétabloquants (prescrits contre l’hypertension, les affections cardiaques et la migraine).
On a, également, associé l’urbanisation à une augmentation des cas d’asthme, mais on ne connaît pas clairement la nature exacte de ce lien.

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