mercredi 22 novembre 2017 15:34:50

Grand angle : Au-delà du recueillement

Il y a deux ans, la France était frappée par une série d’attentats simultanés qui ont ébranlé l’hexagone et même les pays se trouvant au-delà de ses frontières.

PUBLIE LE : 14-11-2017 | 0:00
D.R

Il y a deux ans, la France était frappée par une série d’attentats simultanés qui ont ébranlé l’hexagone et même les pays se trouvant au-delà de ses frontières. Deux ans après, la France et les Français essayent de s’en remettre, mais la tâche s’avère plus ardue que prévue. Et pour cause, lorsque c’est le cœur de la France qui est touché il est en effet plus difficile d’oublier.
D’autant que la menace terroriste déjà présente bien avant ces attentats du 13 novembre 2015, s’est accentuée depuis. Les Français, comme tout autre peuple ayant  subit des attentats terroristes, garderont longtemps encore les traumatismes. Preuve en est, deux ans après, la peur est toujours là. Il est vrai que cela ne fait que deux ans seulement. Et tous les psychologues vous diront qu’il faut un temps beaucoup plus long pour réapprendre à vivre et voir les séquelles post-attentat disparaitre. Mais si le retour à la «normale» ne peut se faire que de manière graduelle il n’en reste pas moins qu’il sera complexifié par un autre retour, celui des combattants terroristes étrangers qui se trouvent encore en Irak et en Syrie où une lutte est livrée à Daech par les troupes gouvernementales appuyées par les forces de la coalition internationale. Les services secrets français estiment à environ 690 les personnes qui se trouvent dans cette zone. Parmi elles, 295 femmes et 28 mineurs combattants de plus de 15 ans. À ce contingent de combattants, il faut ajouter quelque 400 mineurs non combattants.  Ces Français qui pourraient revenir en France posent aujourd’hui problème car leur réinsertion au sein de la société demeure problématique. Du reste mettent en garde des magistrats qui ont été au contact de ces revenants : « Nous sommes face à des gens qui sont davantage déçus que repentis ».    Plus encore, ces mineurs  et   femmes appelés à retourner en France ont été souvent formés au maniement des armes. De ce fait ils sont considérés comme une réelle menace pour la sécurité.  
C’est pourquoi du reste les autorités françaises prônent de raisonner au cas par cas. Ainsi, si en ce jour de commémoration d’une tragédie  qui a endeuillé l’ensemble d’un  pays, il fait surtout garder à l’esprit que tant que le terrorisme, là où il se trouve, n’aura pas été totalement éradiqué, aucune société ne sera à l’abri. Car bien plus que le recueillement, il faut agir contre l’hydre. Ce n’est qu’à cette condition que toutes les victimes du terrorisme pourront faire leur deuil.    
Nadia. K
 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions