mercredi 22 novembre 2017 11:56:19

Maduro : «il y aura toujours un bolivarien» à la tête du Venezuela en 2019

Il y aura «toujours un bolivarien» à la tête du Venezuela en 2019, après la tenue de l'élection présidentielle, a affirmé dimanche le président vénézuélien, Nicolas Maduro, sans préciser s'il s'agirait de lui-même ou d'un membre de son mouvement.

PUBLIE LE : 14-11-2017 | 0:00
D.R

Il y aura «toujours un bolivarien» à la tête du Venezuela en 2019, après la tenue de l'élection présidentielle, a affirmé dimanche le président vénézuélien, Nicolas Maduro, sans préciser s'il   s'agirait de lui-même ou d'un membre de son mouvement.     
Interrogé lors d'un entretien avec la chaîne de télévision espagnole La Sexta diffusé dimanche sur le fait de savoir s'il serait candidat au scrutin   prévu pour fin 2018, Nicolas Maduro, au pouvoir depuis 2013, a renvoyé la décision au «mouvement bolivarien vénézuélien». «Je ne m'offre pas, je ne refuse pas (...). Ce que je peux vous dire, c'est   qu'ici, au palais (présidentiel) de Miraflores, il y aura toujours un bolivarien au pouvoir. Ça, je peux vous l'assurer.»    
Le successeur du président socialiste, Hugo Chavez (1999-2013), qui avait initié la révolution bolivarienne de réformes et de redistributions de la rente pétrolière, a également affirmé qu'il n'y avait pas de prisonniers politiques au Venezuela, contrairement à ce qu'assurent plusieurs pays, dont l'Espagne. Des opposants emprisonnés, «aucun n'est prisonnier pour avoir été dirigeant politique, pour avoir promu une idée. Ils le sont parce qu'ils ont violé les lois», a assuré M. Maduro.    
Selon l'ONG Foro Penal Venezolano, il y a 353 prisonniers politiques au Venezuela. Nicolas Maduro a mis en doute la crédibilité de cette organisation, affirmant qu'elle était dirigée par des «délinquants» et «financée par des organismes de renseignement des Etats-Unis». Sur le cas de Leopoldo Lopez, opposant emblématique au pouvoir chaviste arrêté début 2014 et actuellement assigné à résidence à Caracas, le président   vénézuélien a dit «déplorer» cette situation, mais a assuré vouloir qu'il «paie, conformément aux lois du Venezuela, pour les crimes qu'il a commis.» Il a été condamné à près de 14 ans de prison, accusé d'avoir incité à la violence au cours de manifestations antigouvernementales qui avaient fait 43 morts en 2014. «Je déplore vraiment qu'il ait donné sa parole (...) et se soit engagé à respecter les mécanismes démocratiques et qu'il ne l'ait pas fait. Et qu'il ait provoqué 43 morts, qu'il ait provoqué plus de 900 blessés (...) et qu'il ait tenté, publiquement et ouvertement, pendant six mois en 2014, de renverser le gouvernement légitime», a déclaré M. Maduro.     
Le Venezuela vit depuis plusieurs mois une grave crise politique. Des manifestations antigouvernementales au printemps ont fait 125 morts et   l'opposition dénonce une «dictature».    
 Le pays, très dépendant des revenus de l'extraction pétrolière, est également frappé par des pénuries, notamment d'aliments et de médicaments, une hyperinflation et une menace de défaut de paiement de sa dette extérieure.     
 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions