mercredi 22 novembre 2017 12:04:08

Salon «d’automne du petit format» à Dar El-Kenz : voyage pictural à plusieurs dimensions

Pas moins de vingt-trois artistes plasticiens exposent leurs toiles à la 18e édition du salon «d’automne du petit forma».

PUBLIE LE : 14-11-2017 | 0:00
D.R

Pas moins de vingt-trois artistes plasticiens exposent leurs toiles à la 18e édition du salon «d’automne du petit forma».
Un large éventail de la pratique de cette discipline en Algérie qui se tiendra jusqu’au 25 du mois en cours… Au grand bonheur de ceux qui vont contempler ces créations dans les locaux de l'atelier d'encadrement de la galerie à Bouchaoui.

En effet, cette nouvelle édition du Salon «d’automne du petit format», à la galerie d'art Dar El-Kenz, offre au public une centaine d'œuvres, majoritairement inédites, qui brassent diverses formes et techniques d'art plastique. L'exposition, qui a été inaugurée samedi dernier, dans les locaux de l'atelier d'encadrement de la galerie Dar El kenz, à Chéraga (à côté de l’hôtel Dar Diaf) à Bouchaoui, décline sur quatre espaces : les œuvres picturales, les sculptures et autres objets artisanaux de vingt-trois créateurs d'horizons divers. Les œuvres sont signées par des artistes permanents de la galerie, mais également par des artistes confirmés mais peu connus.
Les murs de la galerie seront, ainsi, tapissés de beaux tableaux d’artistes de différentes générations. Il s’agit de Ouisa Achab, Hachemi Ameur, Bettina Hein Ayech, Nadjib Bensaid, Lyes Bekaid, Farid Bouchama, Moussa Bourdine, Briki Amar, Djazia Cherrih, Adlane Djeffal, Lila Faci, Hssicen, Khelifi Mustapha, Massen Mohamed, Menadjlia Mohcen, Mohamed Arezki Mezahem, Tarek Oumer, Catherine Rosi, Malek Salah, Abdelhalim Selami, Zohra Hachid Sellal, Rachid Talbi, Safia Zoulid. Ce sont, en fait, les artistes coutumiers de la galerie qui participent à cette 18e édition du Salon «d’automne du petit format». De belles œuvres sont proposées au regard du visiteur. Fusionnant le style, on découvre une approche, une technique et surtout une vision totalement différente, variant entre l’orientalisme et l’art moderne. Nul ne peut rester insensible face à tant de beauté, et ce, de par les couleurs choisies et utilisées. Alliant, pour la plupart, le figuratif ou le semi-figuratif ainsi que l’abstrait, ces plasticiens ont, encore une fois, relevé le défi de nous épater. Une sensibilité se dégageait nous obligeant à marquer une halte, afin de nous imprégner du travail remarquable réalisé par chaque plasticien, afin de découvrir les détails composant chaque œuvre. Chaque artiste a l’art et la manière de subjuguer grâce à la thématique abordée, au message véhiculé… Chacun d’eux jette, à sa manière, les visiteurs de la galerie Dar El Kenz dans son univers secret. Aucun thème n’est choisi pour le salon. Il semble que Mme Zahia Guelimi laisse aux artistes le libre choix du thème qu’ils veulent traiter dans leurs œuvres. Tous les styles  existent dans cette exposition… on y trouve du classique, du contemporain, du néo-orientaliste…
 C’est donc un salon très riche où on y trouve même des artistes autodidactes. ces derniers versent plutôt dans le réalisme et dans l’impressionnisme. C’est donc un véritable brassage.  Les visiteurs évoluent d’une pièce à une autre. Chaque style sera réuni dans un espace précis, constate-on sur place. Un univers ambigüe et riche d’émotions, point dénué de sensibilité. Fidèle à son style, Abdelhalim Selami propose une palette très naturelle, issue de sa région natale, à savoir le grand Sud. Très imprégné de son environnement et de la nature qui l’entoure, c’est une tranche de vie du quotidien qu’il propose au visiteur. Entre le figuratif et l’abstrait son cœur balance, mais le résultat est là : les toiles sont chatoyantes. Zohra Hachid Sellal, quant à elle, recourt à toutes les disciplines, use les thèmes et emploie toutes les techniques.
L’œuvre picturale de cette élève des professeurs M’hamed Issiakhem et Ali Ali-Khodja ainsi que Chokri Mesli, est de ce fait imprégnée par cette approche multiple de l’art et en fait une artiste complète. Lorsque les pinceaux dépassent les sentiments de l’artiste peintre, l’œuvre dégage une poésie… tel est le sentiment que l’on ressent  lorsqu’on est en face des œuvres de Farid Bouchama qui participe à cette exposition avec trois tableaux baptisés «Fils de la lune», «Fleur» et «Âme Bleue». Il en est de même pour tous les exposants. Attirantes et profondes, telles sont les lexies qualificatives de toutes les œuvres présentes à cette 18e édition du Salon de «l’automne du petit format». La sculpture est aussi présente avec les œuvres de Mohamed Massen, qui ornaient çà et là la galerie. Des objets en fer, travaillé artistiquement, chacun d’eux axé autour d’une seule thématique : la vie. Par ailleurs, l’art de la miniature et de l’enluminure avait son espace dans cette exposition. À travers les tableaux, c’est l’art du détail qui est mis en valeur.
Que ce soit de l’aquarelle, de la peinture à l’huile, de la miniature, de la calligraphie ou de l’enluminure, le résultat est identique : de belles propositions, maîtrise de la technique, et surtout un voyage à travers les
œuvres !
Sihem Oubraham

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