mercredi 22 novembre 2017 12:10:33

Jumelage inter-hospitalier : en bonne santé

Le jumelage inter-établissements de santé est adopté comme moyen d'échanger des connaissances, des compétences et des pratiques prometteuses en matière de soins.

PUBLIE LE : 14-11-2017 | 0:00
D.R

Le jumelage inter-établissements de santé est adopté comme moyen d'échanger des connaissances, des compétences et des pratiques prometteuses en matière de soins. Cette action contribue de manière considérable à la qualité des soins entre les wilayas du Nord et celles du Sud et des hauts-plateaux.

Plusieurs conventions de jumelage entre des établissements hospitaliers du Sud, des Hauts-Plateaux et des Centres hospitalo-universitaires (CHU) du Nord ont été signées par le ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière dans le cadre de la prise en charge du citoyen là où il vit.
Les équipes médicales des CHU du Nord, signataires des conventions, ont la charge d'assurer des soins aux malades des wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux et de prodiguer des formations aux corps médicaux et paramédicaux installés sur place pendant une semaine et de manière cyclique.
Le but étant de permettre aux intervenants de développer une meilleure compréhension des différents aspects de la recherche clinique et, partant, d’améliorer leur savoir-faire en matière de prise en charge des patients souffrant de handicaps fonctionnels suite à des maladies ou accidents. Ce genre de mission permet de pallier le déficit en spécialistes dans les hôpitaux des régions du Sud et des hauts-plateaux et d’assurer une formation continue des praticiens, à travers des journées de formation dans les différents établissements concernés.

L'équipe du CHU Bab El-Oued à pied d’œuvre à Tindouf

 Ainsi une équipe médicale du Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Bab El-Oued (Alger) a entamé, dimanche, des consultations médicales spécialisées en pédiatrie dans la wilaya de Tindouf, a-t-on appris des organisateurs.
Retenue dans le cadre d’un programme du jumelage entre le CHU de Bab El-Oued et l’Etablissement public hospitalier (EPH) Si El-Haouès de  Tindouf, cette initiative, qui se poursuivra jusqu' au 18 du mois courant, a pour objectif d’assurer une bonne prise en charge médicale aux enfants  malades ainsi que la formation continue des praticiens locaux, a précisé le chargé de communication à l’EPH Si El-Haouès, Hamma Soudani.
Plusieurs consultations médicales et des interventions chirurgicales sont au programme de cette équipe médicale, composée de cinq pédiatres, afin de contribuer à atténuer les difficultés de déplacement vers les hôpitaux du  nord du pays, a-t-il ajouté.
Selon M. Soudani, l’EPH de Tindouf s’emploie à suivre ce programme de jumelage inter-hôpitaux visant à combler le déficit enregistré dans certaines spécialités médicales spécifiques.
Les moyens requis ont été mobilisés pour assurer le bon déroulement de cette action qui se tient au niveau de l’EPH Si El-Haouès, ainsi qu’au niveau des cliniques médicales Frantz-Fanon, implantée au quartier Sellagua, et El-Hadi-Flici, au chef-lieu de wilaya, a-t-il fait
savoir.

Une initiative favorablement accueillie

Des représentants d’associations locales versées dans le domaine de la santé ont salué cette initiative, tout en mettant l’accent sur la nécessité de consacrer un staff médical similaire pour la commune d’Oum El-Assel (170 km de Tindouf) pour permettre aux enfants de cette collectivité de bénéficier également d’une prise en charge médiale spécialisée.
En septembre dernier, une équipe médicale spécialisée du même CHU a procédé à des consultations médicales au profit de malades de la wilaya de Tindouf, dans le même cadre.
Composée de 38 praticiens spécialistes, cette équipe a assuré des consultations dans les spécialités de chirurgie générale, pneumologie, neurologie, gastrologie, urologie, cardiologie, gynécologie et néphrologie. L’initiative a permis aussi la formation continue des praticiens locaux et l’échange d’expériences médicales entre encadreurs et praticiens dans le domaine, la dynamisation du jumelage entre les structures du nord et du sud du pays, et la prise en charge des malades de la région leur épargnant les déplacements vers les structures du nord du pays, a souligné le même responsable.
Ces spécialistes ont été déployés à travers les différentes structures de santé de la wilaya, afin de permettre au plus grand nombre de malades de bénéficier de prestations médicales, au regard du déficit accusé dans certaines spécialités dans la région.
L’équipe médicale s’est rendue, durant son séjour, dans la commune d’Oum-Laâssel (170 km du chef-lieu de wilaya), en vue d’offrir ses prestations médicales et assurer des interventions chirurgicales au niveau de l’établissement de santé de proximité de cette collectivité.
Cette initiative a été favorablement accueillie par la population locale, notamment les malades ne pouvant se rendre pour leurs soins spécialisés dans les structures implantées au nord du pays, selon les impressions recueillies de certains malades. 

Suivi et évaluation

Il y a lieu de rappeler que le gouvernement a fixé les conditions et les modalités de mise en œuvre de jumelage inter-établissements publics de santé et les indemnités dont bénéficieront les praticiens médicaux, les personnels paramédicaux et les sages-femmes.
L’article 2 du décret exécutif instituant le jumelage inter-établissements publics de santé et définissant les modalités de sa mise en œuvre, publié dans le dernier numéro du Journal officiel, stipule que «le jumelage des établissements publics de santé des régions du sud et des hauts-Plateaux est assuré par les établissements hospitaliers du secteur public situés dans le nord du pays dans le cadre d’une convention d’assistance médicale, scientifique et de la formation»  et que «le modèle type de la convention ainsi que la liste des établissements hospitaliers publics de santé concernés sont fixés par arrêté du ministre chargé de la Santé».
Les articles 3, 4 et 5 dudit décret prévoient, respectivement, que «le jumelage peut être étendu par arrêté du ministre chargé de la santé à certains établissements situés au nord dépourvus de certaines spécialités et/ou de compétences», et que «les domaines d’intervention du jumelage portent sur la prise en charge médicale des malades, la prévention, la recherche, notamment dans le cadre des études épidémiologiques, la formation continue des personnels médicaux, paramédicaux, sages-femmes, auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation ainsi que des cadres administratifs et de gestion et la maintenance des équipements médicaux» et qu’«il est créé au niveau du ministère chargé de la santé un comité de coordination chargé de la mise en œuvre, du suivi et de l’évaluation des programmes d’activité, objet de la convention».
L’article 6 du même décret prévoit que «les praticiens médicaux, les personnels paramédicaux, les sages-femmes, les auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation et les personnels administratifs et techniques d’encadrement et de gestion assurant des activités d’assistance dans le cadre du jumelage inter-établissements publics de santé bénéficient d’une indemnité d’intéressement au taux de 25% du traitement de base par
mission».
Cela dit, les partenariats dans le cadre de jumelages pour l’amélioration des services de santé visent à mettre en place une couverture de santé nationale de qualité. Ils s’appuient essentiellement sur un modèle de travail largement utilisé et évalué. Un travail qui permet de tirer avantage de l’expérience des staffs médicaux du Nord pour assister les équipes médicales locales à assurer une prise en charge exemplaire des patients.

S. Sofi
 

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