samedi 18 novembre 2017 16:45:19

Coopération Algéro-Française : très larges perspectives

M. Ouyahia reçoit les ministres français des Affaires étrangères, et de l’Économie.

PUBLIE LE : 13-11-2017 | 0:00
D.R

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a reçu hier MM. Jean-Yves Le Drian et Bruno Le Maire, respectivement ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, et ministre de l'Économie et des Finances de la République française, qui se trouvent à Alger à l'occasion de la tenue de la 4e session du Comité économique mixte algéro-français (COMEFA), indique un communiqué des services du Premier ministre. L'audience s'est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, M. Abdelkader Messahel, et du ministre de l'Industrie et des Mines, M. Youcef Yousfi. Dans la matinée, M. Messahel et son homologue français ont co-présidé les travaux de la réunion de la COMEFA, couronnée par la signature de trois accords de partenariat et de coopération économiques qui concernent les secteurs de l'industrie automobile, de l'agroalimentaire et de l'électricité. Dans l'après-midi, MM. Messahel et Le Drian ont également co-présidé les travaux de la 3e session du Dialogue stratégique entre les deux pays.

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Nouvel élan

La réunion du Comité intergouvernemental de haut niveau, que présideront les deux Premiers ministres, se tiendra le 7 décembre à Paris.
- Le président français Emmanuel Macron prochainement en visite d’État en Algérie.

La 4e session du Comité mixte algéro-français se déroule au «moment où les relations d’ensemble et la coopération économique entre l’Algérie et la France sont substantiellement développées et étoffées», a déclaré, hier à Alger, Abdelkader Messahel, ministre des Affaires étrangères, dans son allocution.
M. Messahel se dit certain que ce socle solide ne fera qu’impulser une nouvelle dynamique à la coopération bilatérale, marquée par son «caractère stratégique», et renforcée par l’ambition commune de parvenir, à terme, à l’édification d’une relation d’exception entre les deux pays, comme l’ont rappelé à maintes fois les deux Chefs d’État.
Cette session du COMEFA, explique-t-il, constitue une étape importante pour la préparation du Comité intergouvernemental de haut niveau, que présideront les deux Premiers ministres, dont la tenue est prévue à Paris le 7 décembre prochain, ainsi que la prochaine visite d’État qu’effectuera en Algérie le président français Emmanuel Macron.
Égrenant les enseignements tirés depuis la mise en place du Comefa, en 2012, le chef de la diplomatie algérienne dit que cette enceinte de concertation et de coopération s’érige en un «forum pertinent et porteur pour la promotion de nos relations économiques et commerciales», devenant ainsi «le cadre dans lequel se négocient et se concluent l’ensemble des partenariats d’affaires entre les deux pays, impliquant le secteur public aussi bien que le secteur privé».

Nécessité d’examiner la question des délais de maturation des projets

Depuis sa création, rappelle le ministre, ce comité bilatéral a vu la signature d’une quarantaine de protocoles, de mémorandums et d’accords de partenariat. Saisissant cette opportunité, M. Messahel a mis en valeur l’important potentiel que recèlent les relations algéro-françaises, sollicitant le savoir-faire des opérateurs économiques afin d’exploiter ce potentiel et le traduire en opérations de partenariat, en particulier dans les secteurs innovants en matière industrielle, technologique, numérique, etc. Pour fructifier ces efforts, rappelle M. Messahel, les gouvernements respectifs mènent une action résolue d’encadrement et de canalisation des opportunités de coopération et d’affaires. Si les résultats sont pour le moins positifs, le ministre évoque, néanmoins, certaines «limites et contraintes qui freinent l’expression pleine et entière de notre partenariat».
M. Messahel a tenu à rassurer que les deux gouvernements apporteront un traitement approprié à ces contraintes et les dépasser, ainsi par des actions communes susceptibles d’impulser la coopération et de la porter au niveau de l’ambition des plus hautes autorités en Algérie et en France. D’autant que les perspectives de développement sont «très larges», suffisant de les saisir.
À l’issue de cette 4e session du COMEFA, M. Messahel a indiqué que la 3e session du Dialogue stratégique donnera lieu, d’une part, à une «concertation approfondie» sur certaines questions régionales et internationales d’intérêt commun, notamment la situation prévalant au Maghreb, au Sahel et dans l’espace méditerranéen. D’autre part, il est question d’«examiner les questions liées à la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent sous toutes ses formes et dimensions, y compris son financement et ses connexions avec le crime organisé transfrontalier, la prévention et la déradicalisation, ainsi que le phénomène de la migration».
De son côté, Jean-Yves Le Drian dit d’emblée qu’aujourd’hui, il est temps, pour l’Algérie et la France, d’ouvrir un nouveau chapitre de leurs relations bilatérales, sous le signe de l’amitié, ancré dans une réalité pragmatique et bénéfique pour les deux parties. Entre Alger et Paris, figurent aussi cette volonté et cette détermination à «contribuer à la paix et à la sécurité de notre environnement», afin d’assurer la prospérité aux deux pays et de développer un idéal de coopération dans le respect des identités et des souverainetés algériennes et françaises. Les efforts, explique l’orateur, doivent s’orienter vers trois éléments fondamentaux. Il s’agit de la sécurité, car, dit-il, il n’y pas de prospérité sans paix, et donc sans sécurité. La relation bilatérale a aussi sa place centrale. Le troisième pilier relevé par M. le Drian a pour nom l’économie. À ce sujet, il s’appuie sur l’ensemble des réformes que mène le président Macron depuis son investiture, relevant la volonté de faire de la France, la vraie locomotive économique de l’Europe. S’agissant de l’Algérie, il évoque les réformes de grande ampleur menées pour diversifier son économie et la rendre plus solide, ainsi que les richesses dont elle recèle.

Coopération économique et industrielle : l’atout de la coproduction

Intervenant pour sa part, Youcef Yousfi, ministre de l’Industrie et des Mines, se félicitant des acquis enregistrés, appelle à davantage d’engagement, pour œuvrer ensemble à consolider la cadence de la coopération entre Alger et Paris. Cette nouvelle dynamique trouve son explication dans la coproduction, que le ministre appelle à sa consolidation, étant un atout maître de cette coopération économique et industrielle. Et rebondit sur les réformes structurelles menées par l’Algérie afin d’assainir le climat des affaires et mener à bon port le train de la diversification économique. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, lui, s’est d’abord attardé sur les liens «familiaux, intimes et personnels» qu’il a avec l’Algérie, précisant que son grand-père est y né en 1899.
Fouad Irnatene

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Signature de trois accords

À l’issue de la 4e session du Comité mixte algéro-français, ont été signés trois accords de partenariat et de coopération économiques. Il s’agit de la signature d’un pacte d’actionnaires entre le groupe PMO Constantine, le groupe Condor, la société Palpa Pro et PSA Peugeot, pour la production des véhicules en Algérie.
S’ajoutent un protocole d’accord pour la mise en place d’un consortium à l’exportation des fruits et légumes du pays, ainsi que d’un partenariat dans le domaine des produits agricoles bio entre les sociétés Agrolog et Agromed.
Les deux parties ont également signé un pacte d’actionnaires entre le groupe public Elec El-Djazaïr, et le Groupe Schneider, dans le domaine de la fabrication des équipements électriques de basse, moyenne et haute tensions.     
F. I.


 

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