mardi 21 novembre 2017 20:29:07

Regard : Le temps ce mal aimé

Le temps, c’est de l’argent ? Certainement pas chez nous où le fatalisme et l’insouciance ont pignon sur nos rendez-vous, y compris les plus urgents, nos comportements et nos gestes.

PUBLIE LE : 13-11-2017 | 0:00
D.R

Le temps, c’est de l’argent ? Certainement pas chez nous où le  fatalisme et l’insouciance ont pignon sur nos rendez-vous, y compris les plus urgents, nos comportements et nos gestes. Le chronomètre, cette belle invention, unique en son genre, pour mesurer les minutes et les secondes, sous d’autres cieux, est à l’arrêt.
 L’Algérien déborde de «générosité» lorsqu’il est question de gaspiller son temps.  Sans états d’âme, sans scrupule, on achève bien le temps, trop même. N’est-il pas après tout, c’est du moins, ce que nous constatons tous les jours. Le temps est carrément un ennemi très robuste, très détesté qu’il faut de surcroît absolument  mater et asservir pour avoir la conscience tranquille. C’est notre devise, semble-t-il,  contrairement à d’autres peuples qui vont jusqu’à sacraliser la notion temps. Pour beaucoup, il serait farfelu, voire incongru et indécent de se préoccuper pour ce genre de futilités qu’il faut tout simplement ignorer, pour faire la paix avec soi-même. Nous sommes imperturbables, des «héros» dans ce domaine.  
Tourner le dos ou plutôt tuer le temps est un principe sur lequel on ne revient jamais.  On affûte bien nos armes pour ne pas faillir à cette mission sacrée, à accomplir dans les règles de l’art. Les exemples ne manquent pas. Il suffit de faire un tour, pendant les heures de travail, à nos marchés ou encore voir tous ces véhicules en circulation, à longueur de journée, pour comprendre à quel point nous méprisons, avec toutes nos forces, le facteur temps. Aujourd’hui, l’absentéisme dans les entreprises et les administrations, les retards inévitables des vols d’Air Algérie, des trains dépassent tout entendement.
Ils frisent souvent l’insensé. Le ridicule, partout, ne tue pas, mais certainement pas  en Algérie. Dans d’autres pays, pour quelques minutes de retard, sur une année, des responsables sont carrément démis de leurs fonctions, alors que chez nous, on va jusqu’à encourager les bambins à  piétiner le facteur  temps. La fraude, c’est un fait,  n’épargne pas le temps, devenu cible facile, il faut l’admettre, de nos jours.
Samia D.

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