samedi 18 novembre 2017 09:21:23

Rhume, grippe, angine, rhinite… : Les maladies de l’hiver

Chaque hiver, les virus prolifèrent et les affections sont nombreuses : angine, bronchite, grippe, rhume... Avec le retour du froid, les maladies infectieuses se propagent au sein de la population.

PUBLIE LE : 13-11-2017 | 0:00
D.R

Chaque hiver, les virus prolifèrent et les affections sont nombreuses : angine, bronchite, grippe, rhume... Avec le retour du froid, les maladies infectieuses se propagent au sein de la population. Si elles sont souvent passagères et anodines, elles peuvent néanmoins se révéler beaucoup plus graves, en particulier chez les personnes les plus faibles.

Pour plusieurs millions d’Algériens, la saison hivernale est le début du cauchemar,  car ils souffrent  d’allergies, de rhinite, de grippe et de différentes autres maladies respiratoires.  «Contrairement aux idées reçues, une allergie peut se déclencher à n’importe quel âge, même si l’on n’en a jamais souffert auparavant. Alors, même si vous n’êtes pas régulièrement sujet à des allergies, mieux vaut prévenir que guérir et rester attentifs aux symptômes. Les plus connus sont bien évidemment les éternuements, l’écoulement nasal, la toux et les yeux qui pleurent, mais aussi des réactions cutanées comme une recrudescence de l’eczéma ou bien des démangeaisons», nous précise le Dr Kortebi, allergologue.
Les statistiques indiquent qu’en Algérie, près de 15% de la population nationale, soit quelque 5 millions d’Algériens, présente une rhinite allergique. «C’est une maladie sous-diagnostiquée et sous-estimée.
Les gens dédramatisent les symptômes d’une rhinite, et la soignent souvent comme si c’était un rhume», atteste Dr Kortebi. Pourtant, la maladie est sérieuse, pour au moins deux raisons largement valables : elle incommode d’abord le confort de vie, puis évolue, pour la moitié des cas confirmés, en asthme. Cette maladie du souffle est d’ailleurs très évocatrice dans le pays, où quelque 2,5 millions habitants endurent ses effets. Le médecin affirme que 10% des 37 millions d’Algériens sont allergiques au pollen et 30% aux acariens. «Quel que soit l’allergène, il est possible d’immuniser le corps contre ses nuisances par un protocole de désensibilisation.
L’immunothérapie est le seul traitement qui a la prétention de mener vers une guérison totale. Son efficacité est de 80%, car elle permet au moins de diminuer la consommation médicamenteuse», dit-il, tout en précisant qu’il est désormais possible de tester le nourrisson dès l’âge de 3 mois ou 6 mois, afin d’identifier la maladie. L’allergologue explique que l’immunothérapie commence, toutefois, à l’âge de 5 ans. L’enfant est vacciné par injection sous-cutanée, une fois par semaine pendant quatre mois,  puis, il est soumis à un rappel mensuel pendant cinq ans.

Prévention et vaccination

L’autre maladie liée à l’hiver qui peut avoirs des complications graves est la grippe saisonnière. La grippe est une infection respiratoire aigüe, dont personne, adulte ou enfant, jeune ou moins jeune, n’est à l’abri. Elle peut avoir des conséquences plus graves pour ceux qui souffrent de certaines maladies chroniques. La vaccination est la principale mesure de prévention de la grippe. Le recours à la vaccination antigrippale est donc fortement conseillé pour ces malades.   
Pour cette saison, deux millions et demi de doses seront mises sur le marché. Cette énorme quantité a été mise à la disposition des centres de vaccination  habituels des établissements de santé où le vaccin est administré gratuitement, ainsi que les officines où celui-ci est remboursé par la Sécurité sociale pour les personnes âgées et les malades chroniques.
Sur les 2,5 millions de doses, 1,2 million sera distribué au niveau des établissements publics de santé, et les 600.000 autres au niveau des officines. Le vaccin est offert gratuitement pour les personnes les plus vulnérables face à cette maladie, notamment les personnes de plus de 65 ans, celles souffrant de maladies chroniques, les patients ayant une diminution de l’immunité, les femmes enceintes, les enfants de 6 mois à 2 ans, les cardiopathies, les affections pulmonaires chroniques, les affections métaboliques (diabète, obésité... ), rénales, les malades présentant le syndrome d'immunodéficience acquise, les professionnels de la santé et les pèlerins.
Le vaccin antigrippal constitue le meilleur moyen de protéger ces catégories à risque contre les complications de la grippe saisonnière et permet de réduire le taux de morbidité liée à cette affection. Les données de surveillance pharmacologique démontrent que ce produit ne présente aucun effet secondaire, hormis une rougeur ou une douleur localisée à l'endroit d'administration la douleur.
En 2016, le responsable a fait savoir que 15 cas de grippe sévère ont été signalés, par contre aucun décès n’a été notifié, rappelant que 30 décès ont été enregistrés en 2015.
«Chez les personnes dont la santé est fragile, les symptômes peuvent entraîner des complications graves comme une infection pulmonaire ou l’aggravation d'une maladie chronique déjà existante. Pour protéger ces personnes, ce  vaccin contre la grippe, mis à jour chaque année afin de s’adapter à l’évolution du virus, est indispensable», dit Dr Kortebi qui précise que «le vaccin contre la grippe est fabriqué à partir de virus inactivés. Il ne contient pas de virus vivant, il n’y a donc aucun ne risque de transmission de la grippe par le vaccin. Sa composition est définie chaque année pour s’adapter aux virus grippaux qui peuvent circuler, ces derniers étant très changeants. C’est l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui est chargée, en amont, de leur surveillance», rassure-t-il.
 Farida Larbi
 

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