mardi 21 novembre 2017 22:24:45

Education, énergie, transports et culture : Quatre secteurs au scanner

Le siège du Conseil de la nation a abrité, jeudi matin, une séance plénière présidée par M. Abdelkader Bensalah, président de cette institution parlementaire, en présence du ministre des Relations avec le Parlement et d’autres membres du gouvernement.

PUBLIE LE : 11-11-2017 | 0:00
D.R

Le siège du Conseil de la nation a abrité, jeudi matin, une séance plénière présidée par M. Abdelkader Bensalah, président de cette institution parlementaire, en   présence du ministre des Relations avec le Parlement et d’autres membres du  gouvernement.

Mme Nouria Benghebrit :
« Promotion des composantes  fondamentales de l’algérianité »

En réponse à la première question qui lui est adressée, la ministre de l’Education nationale,  tout en relevant que le secteur qu’elle dirige œuvre à la promotion des composantes fondamentales de l’algérianité, a souligné que l’aspect religieux est « fortement présent » dans les programmes scolaires des trois cycles d’enseignement (primaire, moyen et secondaire), conformément à la Constitution, à la loi d’orientation sur l’éducation nationale et aux valeurs de la société algérienne.  
Mme Nouria Benghebrit, qui répondait  à la question du sénateur Mahmoud Guissaoui, a en effet déclaré que « l’aspect religieux est fortement présent dans les programmes scolaires algériens », notant que   « plus de 500 heures d’éducation islamique sont dispensées aux élèves durant leur cursus scolaire (12 ans)» et que l’éducation religieuse est suffisamment prise en charge non seulement dans les écoles, mais également dans les écoles coraniques, les mosquées, les crèches… bref, partout. Poursuivant ses propos, la ministre soulignera, dans ce contexte, les principes fondamentaux de la Constitution, dont notamment « l’Islam est la religion de l’Etat », précisant que la réforme du système éducatif national, initiée par le Président de la   République, M. Abdelaziz Bouteflika, et dont le plan d’exécution a été adopté par le Parlement, «porte clairement les objectifs de l’Ecole algérienne fixés par la loi d’orientation sur l’éducation nationale». Ce texte stipule notamment que l’Ecole algérienne est tenue de « promouvoir des valeurs en rapport avec l’islamité, l’arabité et l’amazighité», fait remarquer la ministre qui insiste sur le fait que son secteur œuvre à la « promotion des composantes fondamentales de l’algérianité ». Il convient de signaler dans ce cadre que dans notre pays, l’enseignement de l’éducation islamique  est obligatoire dans les deux cycles primaire  et moyen,  mais aussi au cycle secondaire, pour la filière des sciences islamiques.       
D’autre part et en réponse à une question posée par le sénateur Mohammed Amara, concernant la  possibilité d’ouvrir trois centres d’examen pour le   baccalauréat dans la wilaya de Naâma (Ain Ben Khelil, Assela  et Djenien-Bourezg), la ministre a indiqué que la commission spécialisée de l’Office national des examens et concours (ONEC) dépêchée dans la région, a finalement  conclu —sur la base de données et de la réglementation en vigueur— que   la   création de  centres d’examen dans les communes citées « n’est pas un impératif», d’autant, note-t-elle, que « les dispositions de la   circulaire-cadre portant conditions et mesures réglementaires et sécuritaires relatives aux centres d’examen pour le baccalauréat  sont   claires», a-t-elle mis en exergue. Pour rappel, la création de centres d’examen dans une circonscription géographique exige de disposer de deux lycées au moins  et que le nombre de candidats atteigne 300 candidats, et ce, en vue d’assurer la crédibilité de l’examen   et permettre la concrétisation du principe de l’égalité des chances entre les candidats.   
Aussi et lors la session écoulée du baccalauréat, ce sont 129 candidats qui ont passé les épreuves dans le   centre de Mecheria, situé à 60 km de  Ben Khelil. Quant aux élèves de   Djenien-Bourezg, au nombre de 77 candidats, ces derniers se sont déplacés   au centre d’examen de Moghrar situé à 30 km de leur lieu de résidence. La ministre a qualifié cette option d’ « acceptable »   pour les wilayas du Sud connues pour leurs grandes superficies et   l’éloignement entre les communes.  

M. Mustapha Guitouni :
« À l’horizon 2021, les capacités de stockage de carburants devraient atteindre 2 millions de m3 »

Les capacités nationales de stockage de carburant, qui sont actuellement de 600.000 de mètres cubes (m3)  devraient passer à 2 millions de m3 en l’an  2021, a révélé le ministre de l’Energie.
M. Mustapha Guitouni, qui répondait à une question orale qui lui a été adressée par un membre du Conseil de la Nation, a mis en relief que cet ambitieux programme « permettrait d’atteindre une autonomie de stockage de carburant de 30 jours, contre 11 jours   actuellement ».  Poursuivant ses propos, il soulignera que ce programme prévoit, en fait, la réalisation de plusieurs centres de stockage régionaux, dont celui du centre dans la région de Lekhchem à Ain Oussera (Djelfa) d’une capacité de stockage de 40.000 m3. « Ce   centre couvrira les besoins de Djelfa, de Médéa et des wilayas limitrophes   et assurera une autonomie de 30 jours, assure le ministre. Remarque importante à retenir, le site devant abriter ce centre a été retenu parmi six sites (deux à Djelfa et quatre à Médéa) pour sa grande superficie (10 hectares) et sa   proximité de la raffinerie de Tiaret qui sera bientôt réalisée, et de la   ligne de chemin de fer et de la RN 1. En plus du renforcement des capacités de stockage, les capacités de production de carburant seront augmentées à la faveur de l’extension et du réaménagement de la raffinerie de Baraki (Alger) qui devrait entrer en service en octobre 2018 et de la réalisation de deux nouvelles raffineries à Hassi Messaoud (Ouargla) et Tiaret, lesquelles entreront en service à   partir de 2021. Avec la mise en œuvre de ce programme, les capacités nationales de raffinage de pétrole devraient atteindre 40 millions de tonnes par an», précise le ministre.  A signaler que ce plan vient répondre à la hausse de la demande de produits pétroliers au  cours des dix dernières années, la demande de carburant ayant augmenté de 7% en moyenne annuelle au cours de cette période.

M. Abdelghani Zaâlane :
« Le taux de ponctualité d’Air Algérie a atteint 67% en 2017 »

Estimé à  53 % en 2015, le taux de ponctualité d’Air Algérie a atteint 67% en 2017. L’annonce a été faite jeudi dernier par le ministre des Travaux publics et des Transports lors de la séance plénière consacrée aux questions orales au Conseil de la Nation.  Le ministre a également souligné que l’augmentation du nombre des avions de la flotte   aérienne nationale permettra à la compagnie d’être plus stricte en matière   de respect des horaires des vols intérieurs et extérieurs. Il convient de signaler dans ce contexte que le nombre des avions formant la flotte de la compagnie est passé de 43 appareils fin 2014 à 56 fin 2016 et qu’après l’étude des données du marché et ses exigences, deux avions supplémentaires ont été acquis pour le transport des marchandises et des voyageurs, outre un troisième avion réservé au transport des marchandises, portant le nombre de la flotte d’Air Algérie à 59 appareils, comme expliqué par M. Abdelghani Zaâlane. Il indique également qu’après l’entrée en vigueur de la compagnie Tassili Airlines, la flotte   aérienne nationale s’est renforcée de 12 avions, « en attendant l’acquisition   de 6 autres appareils à l’effet de renforcer sa part du marché sur les   réseaux intérieur et extérieur ». D’autre part et s’agissant du transport de marchandises et l’exportation du produit   national, le ministre a mis en avant le rôle important d’Air Algérie en matière d’encouragement des exportations, rappelant que la compagnie aérienne nationale a procédé, dans le cadre du plan de sa restructuration, à la   création de la filière du fret aérien, eu égard à la haute rentabilité de ce   mode de transport, a révélé le ministre.
« Des chambres froides ont été mises en place au niveau des aéroports de   Biskra et El Oued, deux pôles importants pour la production agricole, outre   deux stations de fret. La station d’El Oued sera opérationnelle en janvier 2018, tandis que celle de Biskra le sera avant fin 2017 », a annoncé le ministre, mettant l’accent sur le fait que ces deux projets devraient encourager les producteurs des deux wilayas à se lancer dans l’exportation. S’exprimant ensuite au sujet du fret maritime, le ministre a indiqué que « le secteur avait   bénéficié d’un projet pour le renforcement de la flotte maritime nationale   de 18 navires, ce qui augmentera sa part du marché ».  Il mettra aussi en relief le renforcement du transport maritime des   hydrocarbures, des céréales et des véhicules,  à travers des crédits accordés dans le cadre du soutien de l’Etat avec un taux d’intérêt de 1% et une durée de paiement allant jusqu’à 30 ans à la Compagnie de transport maritime des marchandises CNAN-Nord et à la Compagnie de transport maritime   des marchandises CNAN-Sud  pour l’acquisition de bateaux, révélant  qu’une   opération d’achat de sept nouveaux bateaux est actuellement en cours.  
« La société œuvre également à développer la section du fret et de transport   de marchandises, en ouvrant deux secteurs de transport maritime-aérien et le   fret, en faveur de l’investissement, d’autant que le pays s’apprête à   exporter le ciment et le fer à partir de 2018 lesquels sont considérés comme des ressources hors hydrocarbures ». Pour ce qui est du transport ferroviaire, le ministre a fait savoir que « la  distance des lignes ferroviaires est passée à 4.000 km réceptionnés et 2.300 km en cours de réalisation sur le terrain en 2017 contre une distance   ne dépassant pas 1.900 km en 1999 ». Et d’ajouter : « Cette distance  atteindra les 6.300 km une fois que les travaux en cours seront achevés. »      Remarque à mettre en avant, « pas moins de 17 trains «Coradia» seront réceptionnés à partir du mois de janvier 2018, et ce, à raison de 2 trains par mois » a révélé le ministre, assurant que ces trains seront graduellement mis en service, « à partir de mars prochain ». Evoquant ensuite  le   soutien accordé par l’Etat à la Société nationale des transports ferroviaires   (SNTF), M. Zaâlane fera savoir que ce dernier est chiffré à 196 milliards de dinars, sous forme de crédits bonifiés, dans   le cadre des démarches initiées par le Conseil de participations de l’Etat   (CPE) avec un taux d’intérêt de 1% et des délais de paiement allant jusqu’à   trente ans, pour l’acquisition de nouveaux wagons.  

M. Azzedine Mihoubi :
« Le masque de Gorgone exposé provisoirement au Musée national des antiquités d’Alger »

Répondant à une question posée par le sénateur Mohamed Tayeb Laskari, le ministre de la Culture a   révélé que le masque de Gorgone est exposé   « provisoirement au Musée national des antiquités d’Alger,  en attendant la création   d’un nouveau musée à Annaba où il devrait y être transféré.  Selon les explications données par M. Azzedine  Mihoubi, à ce sujet, « la conservation de ce masque à Alger —depuis sa récupération de   Tunisie en 2014— est liée à des raisons purement sécuritaires » et que le Musée   national des antiquités dispose de  toutes les   conditions de sécurité « pour prévenir toute autre tentative de vol». L’actuel musée d’Hippone, situé à Annaba et réalisé en 1868, « ne   réunit pas encore les conditions sécuritaires nécessaires », selon le ministre, d’autant,  a-t-il dit, qu’il est situé au niveau du vaste site archéologique   d’ «Hippone» qui requiert un plan minutieux pour sa sécurisation. Aussi, c’est cette absence des conditions nécessaires à la sécurisation du patrimoine de ce   musée qui a incité le  département ministériel dirigé par M. Mihoubi à « lancer le projet   de réalisation d’un nouveau musée disposant des conditions sécuritaires nécessaires et répondant aux normes modernes » à proximité du musée actuel.   Pour rappel, « le masque de Gorgone, pièce archéologique en marbre blanc, qui date de   l’époque romaine, a été volé en 1996 du site antique d’Hippone, avant   d’être retrouvé en Tunisie après les événements qu’a connus ce pays en  2011 ».
Enfin et en réponse à la préoccupation du sénateur Ali Djerbaâ quant à la non-réalisation du   théâtre régional de Médéa (un projet inscrit en 2012 et dont les travaux   devaient être lancés en 2013), le ministre a assuré que l’étude du projet en question est « achevée », cependant, a-t-il dit, la réalisation a été reportée à une date ultérieure, en raison de la conjoncture économique actuelle.
Synthèse de Soraya Guemmouri

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