samedi 18 novembre 2017 09:27:07

Commentaire : acquis et engagements

Préserver les acquis des travailleurs et des retraités, tout en assurant la pérennité du système national de sécurité sociale, tel est le défi auquel sont confrontées actuellement les responsables du secteur.

PUBLIE LE : 11-11-2017 | 0:00
D.R

Préserver les acquis des travailleurs et des retraités, tout en assurant la pérennité du système national de sécurité sociale, tel est le défi auquel sont confrontées actuellement  les responsables du secteur. Il s’agit de trouver les moyens d’atteindre un équilibre, devenu nécessaire, tant il y va de l’avenir de générations, au moment où les caisses, essentiellement alimentées par les cotisations, autrement dit par le produit de la solidarité des salariés, accusent une situation de fragilité. Un déficit financier accentué, durant ces dernières années, par de lourdes charges induites des indemnisations, sachant que les  congés de maladie ont coûté 12 milliards de dinars, à fin août 2017. Des engagements de plus en plus pénalisant et pesants sur les finances des caisses de la Sécurité sociale, notamment la CNR. Face à cette situation complexe, la Caisse nationale des retraites se retrouve dans l’incapacité à faire face à des engagements croissants. Par conséquent, l’option de réforme du système de sécurité sociale, dans sa globalité, n’est plus à discuter. Une perspective soulignée, dimanche dernier, sur le plateau d’Ennahar TV, par le directeur général de cette caisse, M. Slimane Mellouka, lors d’une émission économique consacrée au secteur. Ce responsable a en effet mis l’accent sur l’intérêt d’un réaménagement de la gestion de la CNR sans toucher aux acquis et droits des retraités actuels et futurs.
En attendant de trouver la formule indiquée, c’est l’État qui est intervenu pour sauver la caisse en procédant à l’injection de 500 milliards de dinars dans les comptes de la CNR, au titre du PLF-2018. Cette dernière sera également destinataire d’une contribution de solidarité de l’ordre de 1%, à prélever sur les opérations d’importation des marchandises dédiées à la revente. «Le directeur général de la CNR a précisé que les 500 milliards de dinars relèvent d’une décision exceptionnelle», soulignant que «des actions de redressement de la situation sont prévues dans le sillage du plan du gouvernement, notamment par le biais de l’élargissement de la base des cotisants, le renforcement du contrôle, et la lutte contre la fraude et la non-déclaration des salariés». La caisse nationale des assurances sociales n’est pas mieux logée, d’autant plus que le nombre des affiliés demeure moindre que celui des retraités. Un déséquilibre qui fera dire au DG de la CNR, que nous sommes en décalage par rapport aux normes internationales. Si, au niveau international, la moyenne de cotisation est de 5 travailleurs pour un retraité, en Algérie, nous comptons 2 pour 1 retraité, ce qui donne 6 millions d’assurés sociaux actifs pour 3 millions de retraités. Le sous-directeur de la CNAS, M. Mahieddine Ouagnouni, a bien illustré le coût de ce déséquilibre, se référant aux huit premiers mois de 2017, en précisant que le médicament canalise 60% des dépenses pour un montant global de 127 milliards de dinars remboursés pour un total de 39 millions d’ordonnances recensées au 31 août 2017.
D. Akila

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