mercredi 22 novembre 2017 21:06:11

pêche et aquaculture : Le secteur connaît une « révolution douce »

Le secteur de la Pêche et de l’Aquaculture dans notre pays connaît une «révolution douce», a affirmé le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazgui, lors d’un point de presse organisé en marge de l’ouverture officielle de la 7e édition du Salon international de la pêche et de l’aquaculture (SIPA)

PUBLIE LE : 11-11-2017 | 0:00
D.R

Le secteur de la Pêche et de l’Aquaculture dans notre pays connaît une «révolution douce», a affirmé le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazgui, lors d’un point de presse organisé en marge de l’ouverture officielle de la 7e édition du Salon international de la pêche et de l’aquaculture (SIPA), organisé par la Chambre algérienne de pêche et d’aquaculture (CAPA), en partenariat avec le Centre des conventions Mohamed-Benhmed d’Oran, du 9 au 12 novembre.  

Il a ajouté à ce propos que «le niveau de l’investissement et de la production exposé à l’occasion de ce salon témoigne de l’importance qu’occupe ce secteur dans le système économique de notre pays». Il a rappelé en outre que cet intérêt ne date pas d’aujourd’hui et qu’il connait une importante dynamique depuis l’année 2000 déclenchée par les différents programmes de soutien dont il a bénéficié dans le cadre du programme du Président de la République, M. Abdelazziz Bouteflika, et pour lequel de grands efforts matériels et financiers ont été mobilisés. Selon le ministre, le secteur de la pêche et de l’aquaculture et à travers ce salon qui, dit-il, a regroupé 140 exposants dont 35 étrangers et 9 organisations internationales et  territoriales représentant 17 pays (européens, arabes et africains) est  à la fois «une preuve de sa réussite et du grand intérêt qu’accordent les autorités de notre pays au secteur. Il a estimé que l’engouement et la motivation constatés chez des centaines d’opérateurs économiques et porteurs de projets d’investissement, reflètent le développement et le progrès enregistrés dans le secteur « Cela rend optimiste de voir le secteur  faire un saut qualitative et quantitative à la fois et sa   production va doubler pour atteindre dans les 5 prochaines années 100 mille tonnes additionnelles» a-t-il indiqué. Le ministre a affirmé que l’Etat est disposé  à soutenir et aider tous les opérateurs  prônant des projets d’investissement dans le secteur, en leur offrant les facilités nécessaires et en les accompagnant  jusqu’à l’aboutissement et la mise en exploitation de leurs projets. «Nous sommes arrivés aujourd’hui à maîtriser plusieurs paramètres du processus de développement de cette filière que nous considérons comme facteur clef dans la réussite de l’investissement dans la pêche et l’aquaculture dont ceux de production d’alevins et de réalisation d’écloseries, de même que ceux de la chaîne alimentaire», a déclaré M. Bouazguhi, évoquant, dans ce sens, quatre investissements en phase de lancement d’usines de fabrication d’aliments pour poissons. Il a souligné par ailleurs que le secteur dispose actuellement de 44 ports et abris de pêche et procède à la mise à niveau de 15 autres grands ports et de 5.000 unités de pêche dont le nombre était de 2.300 unités, en plus d’une flotte de pêche de thon rouge. Il fait savoir en outre que plus de 250 dossiers pour l’investissement dans le domaine de l’aquaculture, marine et continental  sont en étude au niveau de la direction générale de la pêche et de l’aquaculture.
 Amel saher

Le sandre algérien intéresse les européens     

Le sandre, un poisson d’eau douce issu de la   pêche continentale en Algérie, notamment au niveau des barrages, a trouvé un   débouché vers les marchés européens, avec de récentes opérations   d’exportation vers le vieux continent, a-t-on appris, hier, du directeur général de la pêche et de l’aquaculture. Taha Hammouche a affirmé que le sandre algérien, d’une qualité supérieure, suscite un intérêt particulier chez les consommateurs européens de poissons d’eau douce.  
Le consommateur algérien commence, pour sa part, à découvrir ce poisson pêché au niveau des barrages. Il est depuis, quelque temps, disponibles sur les étals de certaines grandes surfaces, au niveau de quelques grandes villes, indique le même responsable. Ce poisson peut atteindre un poids de 14 kg. Il est l’un des meilleurs poissons d’eau douce. Dans son cas, le rapport qualité-prix est fortement intéressant pour le consommateur, avec une fourchette variant entre 500 et 800 DA, souligne pour sa part la sous-directrice de la pêche continentale au niveau de la DG de la pêche et de l’aquaculture, Mme Fadéla Séridi. La pêche continentale est un créneau qui ne demande qu’à être développé. En 2017, quelque 58 concessionnaires pour la pêche au niveau des barrages seulement ont été recensés sur l’ensemble du territoire national, avec une production estimée à 2.000 tonnes pour le premier semestre 2017, précise la même responsable. Ce poisson provient exclusivement de la pêche continentale en Algérie, mais des investisseurs étrangers ont récemment manifesté leur intérêt à nouer des partenariats avec des entrepreneurs algériens sur des projets d’élevage de sandre, indique le DG de la pêche et de l’aquaculture.(APS)  

Des investisseurs veulent se lancer dans l’élevage de la crevette d’eau douce    

Après le succès de la ferme aquacole-pilote d’élevage de la crevette dans de l’eau douce, implantée à Ouargla, deux investisseurs privés algériens veulent se lancer dans cette activité nouvelle et rare à travers le monde, a indiqué à l’APS, le directeur général de la pêche et de l’aquaculture. M. Taha Hammouche a expliqué que la réussite du projet de la ferme-pilote d’élevage de Ouargla incite les investisseurs privés à ce lancer dans activité.
 Il s’agit d’une première sur le plan arabe et africain, la crevette n’étant pas à la base une espèce qui vit dans l’eau douce, a-t-il souligné, ajoutant que cette activité est par ailleurs rare dans le monde. Le directeur général de la pêche et de l’aquaculture a souligné à cet effet que les fermes d’élevage de la crevette, en milieu marin à Skikda, et dans l’eau douce à Ouargla, réalisées dans le cadre du partenariat en question, ont permis aux Algériens de maîtriser les procédés et techniques d’élevage de la crevette et même sa reproduction, alors que les alevins étaient importés jusqu’à un temps récent. (APS)   

Ils ont dit :

Sur les perspectives et les indices économiques du secteur de la Pêche et de l’Aquaculture en Algérie et  dans les pays de la région Nord-Afrique, des experts et représentants d’organisations internationales participants au SIPA 2017
 en parlent au journal El Moudjahid.

Nabil Assef, représentant de la FAO en Algérie :
« Une collaboration étroite avec l’Algérie »


« La FAO abrite les commissions de pèches en général et les commissions régionales de pêche et d’aquaculture et donc automatiquement, elle est mandatée pour développer cette ressource, développer la pêche, l’aquaculture et l’agriculture qui ont une relation avec la sécurité alimentaire et la qualité et la salubrité des aliments.
 faut savoir aussi, que la FAO publie régulièrement des statistiques et des rapports sur l’état des ressources halieutiques à l’échelle mondiale. En Algérie où elle est présente depuis très longtemps, la FAO a développé un partenariat très étroit en matière de développement de la pêche et de l’aquaculture. Ça a toujours été un secteur stratégique pour l’Algérie et la FAO est là pour appuyer et renforcer l’Algérie dans ce domaine.
Le gouvernement algérien a développé une stratégie d’aquaculture et de pêche qui s’appelle «Aquapêche-2020» ainsi la FAO et le système onusien y compris le PNUD ont contribué à l’amélioration de cette stratégie et cette collaboration se poursuit.
Nous avons beaucoup de projets avec l’Algérie en matière de développement de l’Observatoire national des statistiques économiques de pêche et puis d’autres »

Oumid Badr Eddine, chef de bureau de l’OADA à Alger (Organisation du développement agricole) :
« Formation au profit de 10 pays arabes »


« L’organisation travaille dans le but d’apporter son expertise à travers des sessions de formation, des études d’exécution et scientifiques qu’elle assure au profit des pays adhérents.
Actuellement nous sommes en train d’organiser une formation qui débute aujourd’hui au profit des pays arabes, ici, à l’Institut technique de la production des pêches et l’aquaculture d’Oran. Une session de formations théorique et pratique de 10 jours sur les bateaux de pêche que le ministère a mis à notre disposition. 10 pays arabes concernés dont l’Arabie Saoudite le Qatar, Bahreïn, le Liban la Jordanie, l’Irak.  Cette formation sera couverte par des experts algériens. Nous assurons des études même au profit des pays du Sahel par le biais de son secrétariat permanent. Aussi, nous lançons une grande expertise pour définir les potentialités agricoles, forestières et aquacoles des 5 pays du Sahel »

 Ahmed Salem, expert auprès de l’OADA :
« Orienter davantage les exportations vers les marchés arabes »


« De façon général dans le  monde arabe, il y a une auto-suffisance en matière des produits de pêche. Elle est apparente dans la mesure où certains pays sont producteurs et exportateurs, mais d’autres sont déficitaires. Notre rôle en tant qu’organisation de développement agricole est de travailler dans le sens qu’il y ait une complémentarité entre ces pays, de sorte que les autres qui ont un excédent exportent vers les marchés européens.
 Nous voulons qu’ils orientent davantage leurs exportations vers les pays arabes déficitaires. Naturellement, cela demande un certains nombre de mesures et d’harmonisation des politiques en matière fiscale et du respect des critères phytosanitaires et autres. Donc, nous mettons en place des programmes et des stratégies qui sont de nature à éliminer les contraintes qui constituent des obstacles empêchant les échanges entre les pays arabes de manière générale. L’Algérie est un pays pionnier dans ce domaine, bien positionnée par rapport aux indices mondiaux et enregistre des progrès.   
 
Valerio Crespi, expert de la FAO basé à Rome :
« Trois pays, dont l’Algérie, dans un projet de Water Scarcity Initiative »


 «Actuellement nous avons un projet régional et dans lequel trois pays sont impliqués : Oman, Algérie et l’Egypte. Nous allons accompagner 7 personnes de chaque pays, en trois délégations composées d’agriculteurs et d’aquiculteurs, pour visiter des sites-fermes situés dans les zones arides.
Ce projet porte sur l’utilisation des eaux dans e  système productif d’aquaculture intégré dans les milieux arides.
Cette initiative régionale s’appelle «Water Scarcity Initiative» (l’initiative pour les eaux non traitées). Avec le changement climatique, certaines régions enregistrent une hausse dans la température et la diminution de la ressource en eau et une augmentation constante de la population. Ainsi et pour faire face, d’ici à ce qui va se passer la prochaine année, nous essayons de promouvoir chez les producteurs ( petits et moyens producteurs) l’utilisation des eaux de façon plus intelligente et plus rationnelle. Des poissons sont élevés dans des bassins et ces derniers sont fertilisés grâce aux déchets des poissons. Ces eaux riches en fertilisants naturels peuvent être utilisées dans l’irrigation des cultures agricoles et cela donne de meilleurs résultats au plan de la croissance, en même temps qu’une utilisation plus rationnelle. »
Propos recueillis par A. S.



 

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