Dans la LUCARNE : Les harrachis émergent

Qui ne se souvient pas de l'USMMC qui avait remporté la coupe d'Algérie aux dépens du WATlemcen sur le score de 1 à 0 en 1974. A El Harrach, le football était «sacré» et il le restera.
PUBLIE LE : 11-11-2017 | 0:00

Qui ne se souvient pas de l'USMMC qui avait remporté la coupe d'Algérie aux dépens du WATlemcen sur le score de 1 à 0 en 1974. A El Harrach, le football était «sacré» et il le restera. Les Meziani, Kabri, Lahcen, Benomar, Djefdjef, Tahar, Selmi, Cheraga et les autres ont fait la grandeur de cette équipe de la banlieue d'Alger. Même de nos jours, elle continue à tout faire pour rester au summum en dépit des hauts et des bas l'ayant caractérisé durant son parcours. Il est clair qu'il n'a pas été, ces derniers temps, assez florissant, eu égard à une situation financière pour le moins peu enviable. C'est vrai qu'il n’est pas le seul club dans cette situation, mais le fait que sa situation soit récurrente ne fait qu'exacerber les inquiétudes des uns et des autres. Les supporters sont les premiers qui ne comprennent plus que leur club fétiche connaisse de saison en saison de tels remous. En effet, les querelles entre dirigeants sont devenues cycliques et reviennent avec la même nocivité, rendant tout travail à long terme à El Harrach pour le moins aléatoire, pour ne pas dire impossible. Jadis, l'USMH était un véritable «vivier» pour les clubs de l'élite. Certes, elle n'a pas remisé sa vocation de club formateur, mais elle est moins dominatrice sur le marché des transferts. Aujourd'hui, elle transforme plutôt du «plomb» en «or». C'est, en soi, quelque chose de primordiale dans la politique du club harrachi. On ramène, en effet, des joueurs inconnus au bataillon, à gauche et à droite, pour en faire par la suite des éléments très convoités par les «grosses cylindrées», comme l'on a tendance à le dire. C'est pour cette raison que l'USMH perd chaque année plusieurs joueurs au talent avéré car elle ne parvient pas à payer «rubis sur l’ongle», contrairement aux autres clubs, friqués, qui continuent à «écumer» le marché lors des différentes opérations du mercato (estival et hivernal). On adoptant une telle stratégie, les dirigeants harrachis sont obligés de chercher d'autres joueurs qui ne coûtent pas trop cher. L'essentiel, à l'USMH, c'est d'avoir une équipe qui pratique du beau football avec une très bonne circulation de balle analogue à celle des grandes équipes du monde, à l'instar du Real ou du Barçà, pour se contenter uniquement de ces deux équipes. Les spécialistes sont unanimes pour dire que l'USMH pratique le meilleur football en Algérie au niveau de sa première division. Personne ne le conteste. On l'accepte du fait qu'il s'agit d'une vérité admise par tous. Toutefois, durant le présent exercice, les choses ont failli «foirer», même s'il y avait l'arrivée de Lefki, Bensemra et Baghdadi, l'ex-président du RCArbaâ. Il faut dire qu'après un début de saison pour le moins inénarrable, eu égard aux difficultés financières rencontrées, les résultats techniques n'ont pas suivi. On a même craint le pire pour cette sympathique formation de l'USMH qui a toujours émerveillé les spectateurs en prodiguant un football de qualité, spectaculaire. «Le Phénix renaît toujours de ses cendres», comme dit l'adage. Aujourd'hui et après les derniers bons résultats du club, les choses, même sur le plan administratif, semblent se «tasser», en dépit des mésententes entre Lefki, Baghdad et Bensemara.
L’équipe est encore dans une position de relégable avec 08pts, mais elle a désormais les moyens pour se redresser. Car, l'écart avec les autres formations et loin d'être irrattrapable. Ce qui est bien dans cet ensemble harrachi, c'est qu'il n'abdique jamais. Il se bat, quelles que soient les circonstances, jusqu'au bout. Cette opiniâtreté est aujourd'hui payante.
Hamid Gharbi


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