mardi 21 novembre 2017 18:35:52

Projet de nouvelle loi sanitaire : Préservation des acquis

Présentant les grands axes du projet de la nouvelle loi sanitaire devant la commission des affaires sociales et de la santé de l’APN, M. Hasbellaoui a estimé que l’ancienne loi sanitaire (no 85-05 du 16 février 1985) «n’est plus adaptée aux mutations socioéconomiques et culturelles de la société», et encore moins aux développements enregistrés dans le secteur au cours des dernières années, d’où la nécessité, a-t-il dit, de «programmer le débat autour du projet de la nouvelle loi sanitaire devant les deux chambres du Parlement, pour permettre le développement du secteur et l’amélioration des prestations fournies aux citoyens».

PUBLIE LE : 09-11-2017 | 0:00
D.R

 Présentant les grands axes du projet de la nouvelle loi sanitaire devant la commission des affaires sociales et de la santé de l’APN, M. Hasbellaoui a estimé que l’ancienne loi sanitaire (no 85-05 du 16 février 1985) «n’est plus adaptée aux mutations socioéconomiques et culturelles de la société», et encore moins aux développements enregistrés dans le secteur au cours des dernières années, d’où la nécessité, a-t-il dit, de «programmer le débat autour du projet de la nouvelle loi sanitaire devant les deux chambres du Parlement, pour permettre le développement du secteur et l’amélioration des prestations fournies aux citoyens».

Soulignant les principes fondamentaux sur lesquels repose ce texte,   principalement la gratuité des soins qui constitue, a-t-il dit, «l’un des acquis irréversibles» auxquels l’État consacre tous les moyens nécessaires, le ministre a évoqué l’impératif de réduire les disparités régionales en matière d’accès aux prestations à travers la complémentarité entre les secteurs public et privé. M. Hasbellaoui a mis l’accent sur le droit des citoyens d’avoir un médecin référent, le médecin généraliste en l’occurrence, pour ne recourir aux médecins spécialistes qu’en cas d’urgence, et ce «dans le but d’assurer un bon suivi du dossier du malade dans le cadre d’un système intégré où le secret médical est préservé».  Au registre de la prévention, et après avoir rappelé que des résultats positifs avaient été enregistrés en matière d’éradication des maladies infectieuses, d’augmentation de l’espérance de vie, de réalisation des Objectifs du millénaire et de l’amélioration de la santé du citoyen, le ministre a affirmé que «l’État poursuit ses efforts de lutte contre les maladies chroniques et pour la mise en place d’une stratégie axée sur   les catégories vulnérables et les personnes en difficulté, tout en veillant à promouvoir la santé au travail, dans les écoles, les universités et les structures de la formation professionnelle et en milieu carcéral». Par ailleurs, le premier responsable du secteur a souligné l’importance que revêt la santé de proximité en termes de rapprochement de la santé du   citoyen, faisant état d’un projet de création de services externes faisant office de maillon dans «la gestion intermédiaire», avec pour missions la détermination des besoins spécifiques au secteur, et la fourniture, en tant que banque de données, des informations nécessaires à tous les niveaux de prise de décisions et de gestion du système de santé.
Le nouveau projet de loi réglementera et organisera la prise en charge thérapeutique et les soins à domicile, devenus «impératifs», a-t-il estimé, pour maîtriser les coûts des soins et garantir la qualité des prestations sanitaires à travers la réduction de la durée des hospitalisations et en privilégiant la chaleur du foyer familial pour les patients atteints de pathologies lourdes et personnes âgées. Dans ce cadre, le ministre a évoqué l’élaboration d’une feuille de route sanitaire constituant le Plan directeur du secteur de la Santé et qui fixe les critères de couverture et les moyens à mobiliser. Compte tenu de ce que subissent les travailleurs du secteur du fait de la lourdeur des procédures administratives en matière de gestion, imposées par   la loi fondamentale relative à l’Établissement public, le domaine de l’entretien des   équipements lourds, ainsi que le non-aménagement des horaires de travail en fonction des activités liées à la nouvelle situation épidémiologique nationale et locale, une nouvelle loi fondamentale sera inscrite au titre du nouveau projet de loi , «conférant davantage de souplesse et d’autonomie aux établissements de santé, ainsi qu’une modernisation de la planification», a fait savoir le ministre.
 Quant à l’industrie pharmaceutique nationale, le même responsable a   souligné l’accompagnement apporté par l’État au secteur, tout en assurant la disponibilité des médicaments de qualité, à travers la création récente de l’Agence nationale des médicaments (ANM), outre la détermination des tarifs des médicaments, à la faveur d’une loi en la matière.  Dans le même contexte, il a été procédé, au titre du projet de loi, à la révision du cadre juridique relatif à l’éthique, à travers la création d’un Conseil national de l’éthique et des sciences de la santé chargé de donner des avis et recommandations dans ce sens, y compris la réglementation et l’organisation le prélèvement et la transplantation d’organes de personnes décédées à des vivants, ainsi que la procréation médicalement assistée.  Par ailleurs, le ministre a rassuré les représentants des partis politiques siégeant dans la chambre basse du Parlement quant aux craintes au sujet de l’abandon de la gratuité des soins et la privatisation des établissements hospitaliers, en affirmant que l’État «ne renoncera jamais à cet acquis». (APS) 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions