mardi 21 novembre 2017 20:29:32

Grand angle : Bilan

Le président américain bouclera aujourd’hui la première année de son mandat. Depuis plus d’une semaine, les médias décortiquent sous tous les angles son bilan. Un an après que faut-il retenir ?

PUBLIE LE : 08-11-2017 | 0:00
D.R

Le président américain bouclera aujourd’hui la première année de son mandat. Depuis plus d’une semaine, les médias décortiquent sous tous les angles son bilan. Un an après que faut-il retenir ?
Hormis le fait qu’il a fait de Twitter son moyen de communication préféré, il reste que son bilan est loin d’être à la hauteur de ses engagements pris durant la campagne électorale et sur la base desquels les Américains l’ont porté, à la surprise générale, à la magistrature suprême. Les résultats des sondages confirment la déception qui gagne les Américains. En effet les deux tiers pensent que Donald Trump a fait «peu ou   rien», selon une  étude publiée par le Washington Post et la chaîne de   télévision ABC News. Au plan extérieur, selon 53% des Américains, le leadership des Etats-Unis dans le monde est plus faible sous Donald Trump. Reste que ce résultat, le «moins bon  pour un chef d'Etat à ce stade de son mandat dans l'histoire récente des Etats-Unis», rappelle le quotidien n’est pas pour surprendre les analystes qui s’attendaient  à ce que la présidence Trump soit compliquée et conflictuelle au regard du profil du milliardaire et son inexpérience politique. Ses coups de gueule et déclarations politiques sur le réseau social aux 140 caractères  ont donné l’image d’un président coléreux et impulsif qui inquiète plus qu’il ne rassure. Même les pays  alliés et partenaires des Etats Unis en sont venus à ne plus compter sur lui, tant il donne l’impression de ne faire qu’a sa tête, partant de son slogan «l’ Amérique d’abord.» Un slogan  qui selon les analystes  «résume l’idéologie politique» du président Trump depuis son arrivée au pouvoir. Et sans se soucier du reste du monde quand ses décisions sont annoncées.
Le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le changement climatique, faisant de son pays le seul à rester en marge de cette coalition mondiale, ou encore son refus de certifier l’accord sur le nucléaire iranien, arraché au bout d’une décennie d’âpres négociations, en sont une matérialisation
visible. Et si 53% de ses concitoyens pensent que le leadership des Etats-Unis dans le monde est plus faible sous Trump c’est aussi parce que l’Amérique donne la nette impression de ne plus vouloir, comme par le passé, assumer son rôle de première puissance mondiale dans la recherche de solutions aux conflits qui rongent la planète et préoccupent en premier lieu la communauté internationale. Exception faite pour la lutte contre le fléau transnational que représente le terrorisme. Pourtant,  parce que tous les conflits en cours en Syrie, au Yémen, en Libye,  sont une menace pour la stabilité et la sécurité de la région et même au-delà puisque leurs conséquences impactent d’autres régions et continents doivent constituer la priorité dans l’agenda du locataire de la Maison Blanche. Mais ce dernier semble plutôt privilégier la politique de l’autruche voir quand il ne s’arrange pas à envenimer des situations de crise, comme c’est le cas dans la péninsule avec la question du nucléaire nord-coréen ou à en créer comme c’est le cas dans le Golfe.
Nadia K. 

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