mercredi 22 novembre 2017 15:21:51

Aide aux palestiniens : manque de financement

Le commissaire général de l’Unrwa, Pierre Krahenbulh, a alerté, lundi à New York, sur le manque de financement auquel fait face l’office de secours onusien, redoutant la suspension de certains programmes d’assistance offerts aux réfugiés palestiniens.

PUBLIE LE : 08-11-2017 | 0:00
D.R

Le commissaire général de l’Unrwa, Pierre Krahenbulh, a alerté, lundi à New York, sur le manque de financement auquel fait face l’office de secours onusien, redoutant la suspension de certains programmes d’assistance offerts aux réfugiés palestiniens.

Avec un déficit de 126 millions de dollars en 2017, ramené à 77 millions grâce à l’intervention de plusieurs donateurs,  «jamais l’Unrwa n’a été dans une telle situation», a déploré le chef de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient à l’occasion de la clôture d’un débat à l’ONU sur les activités de l’Unrwa. Pierre Krahenbulh a appelé à trouver «des solutions pragmatiques»  pour assurer des ressources pérennes et prévisibles, redoutant d’avoir à prendre «des décisions très difficiles, comme la suspension de certains programmes d’assistance». «C’est extrêmement urgent», a-t-il mis en garde, rappelant les mesures internes déjà prises pour améliorer la rentabilité des opérations de l’office.  Conscientes de ce problème récurrent, les délégations de plusieurs pays ont majoritairement exprimé leur volonté de permettre à l’Unrwa de continuer à prêter assistance aux cinq millions de réfugiés palestiniens.  La communauté internationale doit prendre ses responsabilités pour renflouer l’Unrwa, y compris par un recours à un financement sur le budget de l’ONU, a indiqué le représentant de l’Algérie, Idriss Bouassila. Bien que l’Algérie appelle à assurer un financement pérenne de l’office, elle estime, cependant, qu’il faut s’attaquer également au problème de fond qui est de mettre fin à la souffrance des réfugiés via le règlement de la question palestinienne, a-t-il affirmé.  L’Unrwa, a poursuivi M. Bouassila, joue un rôle capital pour alléger la souffrance des réfugiés palestiniens en offrant une éducation à des millions d’enfants et une assistance aux familles pour la reconstruction des maisons détruites. Le représentant de l'Algérie a déploré la dégradation de la situation sur le terrain, en particulier à Gaza et en Cisjordanie occupée, dénonçant les restrictions à la liberté de circulation, y compris à El Qods Est, qui retardent l’acheminement des convois humanitaires. Au moment où le Moyen-Orient connaît une vague de violence et de conflits, l’Unrwa contribue à la stabilité politique de la région, a souligné le représentant de l’Iraq, alors que les Emirats arabes unis ont rappelé l’importance de cette aide pour offrir «un avenir meilleur» aux jeunes palestiniens. Face à ce constat, l’Algérie ainsi que plusieurs délégations ont défendu une résolution de l’Assemblée générale qui permettrait de financer le déficit de l’Unrwa sur le budget ordinaire des Nations unies. «Il n’y a pas d’alternative si nous voulons répondre aux besoins humanitaires des réfugiés palestiniens», a souligné à ce propos le représentant de l’Arabie Saoudite. Les délégations ont salué, à ce titre, les propositions alternatives du secrétaire général, notamment celle portant sur la création d’un fonds d’affectation spéciale de la Banque mondiale et d’un fonds de dotation de la Banque islamique de développement. La Turquie et la Suisse ont, pour leur part, rappelé les consultations lancées pour définir une stratégie de mobilisation de ressources pour la période 2016-2021. L’urgence de trouver une solution aux problèmes récurrents du déficit de l’Unrwa a aussi été appuyée par le Sri Lanka qui a prévenu que cette situation pourrait se traduire par une crise humanitaire, en rappelant que les Palestiniens représentent 40% des réfugiés à long terme dans le monde.  
Le Liban, qui accueille 400.000 réfugiés palestiniens, a averti, de son côté, que les effets délétères des problèmes de financement de l’office onusien se feraient notamment ressentir sur l’espérance de vie, la pauvreté et le chômage.  Au-delà de la situation de l’Unrwa, a affirmé le représentant du Liban, le manque d’horizon politique pour mettre un terme à l’occupation israélienne en Palestine risque d’enfermer ces populations dans un statut perpétuel de réfugiés. (APS)

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