mardi 21 novembre 2017 20:28:23

Entretien avec Nouri Nesrouche, auteur de Constantine, mémoires, patrimoine et passion : ODE d’amour

Avec des illustrations du photographe Kays Djilali, Nouri Nesrouche, confrère journaliste et passionné d’écriture, a signé un beau livre intitulé Constantine, mémoires, patrimoine et passion, chez Chihab Éditions. Rencontré au Salon international du livre d'Alger, il nous parle de cet hommage à la ville du grand Rocher.

PUBLIE LE : 08-11-2017 | 0:00
Ph. :Billel

Avec des illustrations du photographe Kays Djilali, Nouri Nesrouche, confrère journaliste et passionné d’écriture, a signé un beau livre intitulé Constantine, mémoires, patrimoine et passion, chez Chihab Éditions. Rencontré au Salon international du livre d'Alger, il nous parle de cet hommage à la ville du grand Rocher.

Comment l’idée d’éditer un beau-livre sur Constantine vous a effleuré l’esprit ?
Il s’agit d’un hommage à Constantine, une ode d’amour pour ma ville natale. L’idée a jailli autour d’une table et du thé, entre moi, l’éditeur qui est une vieille connaissance et un artiste de Constantine qui s’appelle Ahmed Benyahia.

Explorer l’histoire de la ville des ponts suspendues et la synthétiser en texte n’est pas chose facile, n’est-ce pas ?
C’est une aventure qui a duré quelques années quand même. En effet, faire un beau livre sur Constantine n’est pas une chose aisée, c’est une très vieille ville. Selon les universitaires, il y a 2500 ans d’histoire. Le patrimoine est tellement riche, c’est difficile d’en parler et de «mettre» Constantine dans un seul livre. On a essayé de brosser un livre, pour toucher son histoire, sa culture, son patrimoine sous forme de balades, une invitation au voyage à Constantine ; ces quelques balades à travers la ville, raconter des histoires qui se cachent derrière les murs, sous les toits, derrières les portes...

Hormis les lieux chargées d’histoire, est-ce que vous avez évoqué les personnalités de ceux qui ont fait l’histoire de Constantine ?
Oui, j’ai essayé de raconter la ville à travers des personnages qui ont fait Constantine, et ceux qui font encore cette ville, à commencer par l’artiste Ahmed Benyahia, les sportifs comme Hassiba Boulmerka ou Djamel Yahiouche, grand champion de natation, des architectes, des artistes, des femmes aussi, Constantine à travers la littérature… Il y a beaucoup d’écrits sur cette ville, depuis les voyageurs du Moyen-âge, jusqu’aux grands auteurs français qui ont découvert la ville au XIX siècle, une vingtaine d’années après la prise de Constantine en 1837, comme Théophile Gautier, Alexandre Dumas... Il y a beaucoup de lettres sur Constantine, jusqu’aux auteurs contemporains comme Malek Haddad et Kateb Yacine.

Parlez nous de la collaboration avec Kays Djilali qui est une valeur sûre de la photographie en Algérie ?
Il faut savoir que ce livre fait partie d’une collection parue chez Chihab éditions. Le premier s’appelle «Aurès, vivre la terre chaouie », dont les photos ont été signées par Kays Djilali. Pour l’éditeur, c’était normal que Kays Djilali travaille sur ce livre également. Ses photos sur Constantine inspirent et donnent envie de visiter la ville du vieux rocher. Constantine est très photogénique. Tout le monde la prend en photo, et du coup, nous avons fait presque la même chose. L’œil artistique de Kays Djilali a donné des clichés de Constantine différents.
Propos recueillis par
Kader Bentounès

 

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