vendredi 28 fvrier 2020 14:25:49

Espagne : Puigdemont menacé de poursuites pour rébellion

La Garde civile perquisitionne le siège de la police catalane

PUBLIE LE : 01-11-2017 | 0:00
D.R

La réponse du président catalan destitué, Carles Puigdemont, qui serait à Bruxelles, était attendue hier, au lendemain du lancement d'une procédure le visant pour la déclaration d'indépendance de la région, désormais sous tutelle de Madrid.

Silencieux depuis son dernier tweet dimanche, saluant la victoire symbolique du club de Gerone, la ville catalane dont il a été maire sur le Real Madrid,
M. Puigdemont se trouvait lundi soir à Bruxelles, selon un avocat belge, Me Paul Bekaert. Selon la presse espagnole, le dirigeant séparatiste serait parti dans la capitale belge avec cinq de ses conseillers (ministres), eux aussi destitués par Madrid, comme tout le gouvernement catalan. Il devait s'exprimer publiquement à Bruxelles, selon des médias espagnols. Mais «M. Puigdemont n'est pas en Belgique pour demander l'asile», a plaidé Me Paul Bekaert, interrogé par la télévision flamande VRT, assurant que «sur ce plan rien n'a encore été décidé». «Je lui ai parlé personnellement en Belgique (...) et il m'a formellement désigné comme son avocat», a précisé Me Bekaert. L'avocat, expert des questions d'asile et ancien défenseur de Basques espagnols membres présumés d'ETA, a cependant reconnu que ce «premier contact» visait à se préparer juridiquement à ce que sera l'attitude de Madrid à l'égard de son client. Le parquet espagnol a déposé plainte lundi contre Carles Puigdemont et son gouvernement destitué par Madrid. Ils sont à l'origine du référendum d'autodétermination interdit du 1er octobre, que les indépendantistes affirment avoir remporté. Dans sa plainte, le procureur général espagnol accuse les dirigeants indépendantistes d'avoir causé «une crise institutionnelle qui a débouché sur la déclaration unilatérale d'indépendance», et demande leur comparution urgente devant une juge d'instruction en vue de leur inculpation pour «rébellion, sédition et malversation». Il requiert aussi leur arrestation dans le cas où ils ne comparaîtraient pas. La rébellion peut entraîner une condamnation allant jusqu'à 30 ans de prison. Mais il paraît très improbable que M. Puigdemont puisse obtenir un quelconque statut de réfugié politique en Belgique. En dépit des appels de M. Puigdemont à la résistance «démocratique», les quelque 200.000 fonctionnaires catalans sont passés sans heurts sous la tutelle de l'Etat espagnol, et la région est désormais officiellement administrée par la vice-présidente du gouvernement de Madrid, Soraya Saenz de Santamaria.

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La Garde civile perquisitionne le siège de la police catalane

La Garde civile espagnole perquisitionnait hier le siège de la police catalane dans le cadre d'une enquête sur le référendum d'autodétermination du 1er octobre interdit par Madrid et émaillé de violences policières, a indiqué un porte-parole. «Nous menons une inspection relative aux communications des Mossos d'Esquadra (police catalane, NDLR) pendant la journée du référendum illégal du 1er octobre», a déclaré à l'AFP le porte-parole de la Guardia Civil, précisant que des perquisitions étaient simultanément menées au siège de la police catalane à Sabadell, en Catalogne, et ailleurs.
 

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