samedi 18 novembre 2017 16:45:27

Projets du chemin de fer : Une école pour les ingénieurs et techniciens

M. Zaâlane préside la cérémonie d’achèvement du tunnel El-Gants.

PUBLIE LE : 31-10-2017 | 0:00
D.R

La concrétisation des projets inhérents au chemin de fer constitue une école pratique pour les ingénieurs et techniciens algériens qui gagnent énormément en expérience en se frottant aux étrangers, a affirmé lundi à El Hoceinia (Aïn Defla) le ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zaâlane. «Pour nos ingénieurs et techniciens, il n’y a assurément pas mieux que la pratique sur le terrain pour matérialiser leurs connaissances et gagner en expérience à la faveur du contact permanent avec leurs homologues étrangers», a précisé M. Zaâlane qui présidait la cérémonie marquant l’achèvement du creusement du tunnel El Gants —qui s’inscrit dans le cadre du projet de dédoublement de la voie ferrée, avec rectification du tracé entre les gares d’El Affroun (Blida) et Khémis Miliana (Aïn Defla) sur un linéaire de 55 km—, et la jonction de ses deux parties.
Le ministre s’est félicité, à ce propos, que les travaux de réalisation du tunnel relevant du chemin de fer de Boughezoul (Médéa) reliant Djelfa à Laghouat, du tramway de Mostaganem ainsi que ceux se rapportant à l’extension des métros de Aïn Naâdja (Alger) et de Constantine (tracé menant vers Ali Mendjeli) soient menés par des techniciens algériens, assurant que cette dynamique dénote du «souci de maîtrise des technologies les plus pointues». «Par le passé, nous ne construisions que des logements, mais aujourd’hui, nous réalisons des tunnels gigantesques comme celui au niveau duquel nous nous trouvons, en sus des systèmes de signalisation et de transmission y afférents», s’est-il réjoui, assurant que l’ouvrage en question dispose des normes de sécurité les plus modernes. M. Zaâlane a mis l’accent sur le fait que le mérite du lancement des travaux de dédoublement de la voie ferrée El Affroun-Khémis Miliana revient au Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, qui a recouru au Trésor public pour son financement . Evoquant les projets en cours de réalisation dans le domaine du chemin de fer, il a soutenu que les techniciens algériens sont à saluer d’autant qu'ils ont réussi à lever nombre de contraintes (notamment celles liées à la nature difficile du terrain) empêchant leur matérialisation, exhortant les entreprises réalisatrices à redoubler leurs efforts tout en veillant à l’aspect qualitatif des choses. S’attardant sur le tunnel El Gants, un tunnel-rail simple avec deux tubes (un tube sud de 7.346 m et un tube nord de 7.335 m), le ministre a noté que cette voie ferrée, la plus longue en Afrique, constitue un ouvrage d’art essentiel qui, une fois réceptionné, permettra d’augmenter la vitesse des trains de 160 à 220 km sur l’ensemble de la ligne nord s’étendant des frontières Est aux frontières Ouest du pays sur une distance de 1.200 km.
La réduction du temps du trajet Alger-Oran de deux heures (de 4 heures et demie à 2 heures et demie), un passage effectué dans la sécurité la plus totale, de meilleures conditions d’exploitation, un transport ferroviaire plus compétitif et un désengorgement du trafic routier constituent les autres impacts positifs attendus de ce projet, a-t-il souligné. Il a, par ailleurs, noté que le tracé actuel (une seule voie entre les 2 villes (El Affroun et Khémis Miliana) pénalise les voyageurs car souvent, le train en direction d’Oran attend celui qui descend sur Alger au niveau de l’une des gares se trouvant sur l’itinéraire, leur faisant perdre un temps précieux. (APS)

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions