mercredi 22 novembre 2017 12:11:59

Cancer du sein : Prévention et diagnostic

L’Algérie contrôle de mieux en mieux le cancer du sein, grâce aux moyens de diagnostic et thérapeutique qui sont de plus en plus performant ; l’incidence augmente mais la mortalité diminue. C’est un cancer qui guéri si il est diagnostiqué à temps.

PUBLIE LE : 29-10-2017 | 0:00
D.R

L’Algérie contrôle de mieux en mieux le cancer du sein, grâce aux moyens de diagnostic et thérapeutique qui sont de plus en plus performant ; l’incidence augmente mais la mortalité diminue. C’est un cancer qui guéri si il est diagnostiqué à temps.

En marge d’une conférence sur le cancer du sein organisée tout récemment à l’Ecole supérieure dessciences de l’aliment et  des Industries agroalimentaire (ESSAIA), le Dr Amari, médecin du travail au CPMC a déclaré qu’ «il prend en charge les travailleurs  du centre et des autres entreprises, notamment, par la prévention et le dépistage.»
Le Dr Amari s’est félicité «des secteurs qui se caractérisent par une prédominance féminine, comme les télécommunications et les banques et qui sont arrivés à aider et à envoyer vers la sénologie beaucoup de femme qui souffrent de cancers même à un état infra clinique et où on peut poser le diagnostic si on fait de l’oncogénétique, ce qui est un grand avantage.»
La conférencière a précisé que «même dans le milieu universitaire, les jeunes filles viennent vers eux afin d’essayer de comprendre la prédisposition génétique en dehors des autres facteurs de risque tel que le tabac qui est placé en tête de liste et qui touche aussi la population féminine.»
La spécialiste a cité aussi d’autres facteurs environnementaux comme les pesticides sans toutefois omettre le facteur de l’obésité. Le Dr Amari a relevé le travail de nuit pour certaines femmes et le stressequi est un des facteurs de risque déclenchant du cancer sein. «Plusieurs études américaines, finlandaises et hollandaises ont prouvé que le travail de nuit chez la femme était à l’origine du cancer du sein» a-t-elle souligné.
De son côté le Dr Amina Abdelouahab, sénologue au CPMC, a déclaré que «le cancer du sein a plusieurs facteurs de risque, à savoir, l’âge, le facteur hormonal, la génétique et l’environnement». Et de poursuivre «le rôle des sénologues est d’aller diagnostiquer des cancers afin de les traiter et ce en sensibilisant la population féminine avant d’arriver à des stades avancés», souligne-t-elle. L’oratrice n’a pas manqué de préciser que certaines femmes qui ne ressentent pas de douleur, peuvent avoir des formes de cancers infra-cliniques, c'est-à-dire ni palpable, ni visible à l’œil nu et c’est la mammographie qui peut détecter la situation». Le Dr Abdelouahab a appelé à «la nécessité de détecter le cancer au stade d’image pas au stade de boule». Elle a précisé à cet effet «les malades quand elles viennent au CPMS, elles sont souvent au stade de sphère. Généralement, c’est l’apparition de cette boule au sein qui pousse les femmes à consulter les sénologues »… Selon notre spécialiste «on ne peut pas parler de dépistage si on ne fait pas de mammographie qui permet d’avoir un diagnostic précoce. Elle se fait de manière organisée dans les pays développés.

11.000 nouveau cas enregistrés chaque année

En Algérie on est en train de travailler sur la question. Il faut organiser un dépistage de masse selon les directives du plan cancer», a expliqué le Dr Abdelouahab avant d’ajouter : «toute femme inscrite dans l’état civil ayant dépassé 40 ans est invitée à aller faire son dépistage… On n’est pas encore arrivé à ce stade mais aujourd’hui, on doit sensibiliser au cas par cas. La femme ne doit pas attendre, elle doit faire sa mammographie tous les 2 ans afin de détecter des lésions qu’on pourrait traiter à temps et diminuer la mortalité.»
La spécialiste a souligné qu’«il y a plus de cancer aujourd’hui qu’avant à l’échelle mondiale. Dans le CPMC, il y a 5% de cancer héréditaire. Actuellement, environ 1.200 patientes atteintes du cancer du sein sont traitées au service de sénologie du CPMC depuis les trois années dernières. En Algérie, prés de 11.000 nouveau cas sont enregistrés chaque année depuis les 3 dernières années. En 1995, on comptait 293 patientes hospitalisés au CPMC.»
Le Dr Abdelouahab a conseillé la polpulation féminine à «agir vite et à être plus rapide que le cancer. Plus la femme avance dans l’âge, plus elle est exposée à avoir un cancer du sein.
Auparavant, la directrice de L’Ecole supérieure des sciences de l’aliment et des industries agroalimentaire (Essaia), le professeur Meriem Ben Mehdi a indiqué que «l’objectif de cette journée est de sensibiliser la jeune population féminine et estudiantine sur la maladie et de les sensibiliser à une alimentation saine et variée, en attendant de mieux rationaliser l’usage des pesticides, des produits phytosanitaires.»
Wassila Benhamed.
 

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