samedi 21 octobre 2017 14:45:25

Nouvelles de Béjaïa, Logement : Des efforts pour rattraper le retard

Infrastructures culturelles : Du nouveau

PUBLIE LE : 12-10-2017 | 0:00
D.R

Page animée par Mustapha Laouer

Dans le secteur de l’Habitat, la wilaya de Béjaïa a bénéficié, depuis 2000 à ce jour, de 122.789 logements, tous segments confondus. Pour l’heure, la demande serait de 50.000 logements, pour 45.000 unités programmées.

Des chiffres présentés par le directeur du logement de la wilaya, Sandakli   Mazem, en marge des portes ouvertes sur l’habitat, lors de la Journée mondiale et arabe de l’habitat, qui coïncide avec le premier lundi du mois d’octobre de chaque année. Abordant chaque type de logement, M. Sandakli souligna que « pour les logements AADL, la consistance est de 4.900 logements dont 1.000 logements seront achevés la fin de l’année en cours et 3.900 logements le seront en 2018. La distribution des 1000 logements seront tributaires de l’achèvement des VRD. Entre autres, la wilaya a bénéficié d’un quota supplémentaire de 6.000 logements AADL dont 3.900 seront implantés à Bejaia et 2.100 logements répartis à travers les daïras de Amizour, Kseur, Kherrata, Sidi Aich et la commune de Draa El Gaid ». Le directeur du logement précise que les instructions du wali dans le cadre du programme de relogement traduit la volonté d’aller vite dans le lancement de tout le programme avant la fin de l’année pour atteindre « zéro logement non lancé ». Il appuiera ses dires par l’instauration d’un pôle intelligent « vert et écologique », premier du genre dans la wilaya, de 16.000 logements à Oued Ghir, pourvus de toutes les commodités et équipements nécessaires. Ainsi, la wilaya a bénéficié durant les programmes quinquennaux 2005/2009 et 2010/2014 de 23.600 logements dont 3600 logements  pour  la résorption de l’habitat précaire (RHP). Malgré des efforts pour le lancement de tout le programme acquis, des problèmes retardent la distribution de ces logements achevés, à l’exemple des 5000 logements en voie d’achèvement, dont le taux est de 70 % et dont la viabilité du site qui devrait automatiquement accompagner  la phase de  réalisation des logements  n’est pas inscrite et doit donc faire l’objet d’une demande auprès du ministère de l’Habitat. M. Sandakli dira que « 1800 bénéficiaires de logements dans les deux sites de la daïra d’Akbou, chef-lieu de daïra (800 logements) et Halouane (600 logements), dont les listes ont été affichées depuis près de deux ans, n’ont pas occupé leurs logements, faute d’achèvement des travaux de VRD ». Pour ce qui est du programme du logement participatif aidé (LPA), le directeur dira que « tout le programme est lancé administrativement, à l’exemple des 689 logements de Sidi Ahmed à Bejaia. Pour l’habitat rural, dont l’aide octroyée a permis la stabilité d’une frange de la population  sur les terrains privés, la wilaya a bénéficié d’une consistance globale  de 44.000 aides  dont 3700 en voie d’achèvement et dont les souscripteurs de la 2e tranche doivent se rapprocher de la Caisse nationale du logement (CNL) et  seulement 500 non lancés. Pour le programme social, sur les 23.600 logements inscrits 14.317 logements sont en cours de réalisation et 9.283 sont achevés ». Parmi les problèmes rencontrés dans ce segment, le manque de coordination des assemblées polaires communales (APC) par le blocage du programme à travers le guichet unique pour la délivrance des permis de construire. Il est dit clairement qu’avec la présentation de témoin ou d’un certificat de possession prouvant la propriété de l’assiette de terrain, le demandeur peut se faire délivrer un permis de construire par l’APC pour bénéficier de l’aide de l’Etat. Les APC refusent de faciliter la tâche aux souscripteurs dépourvus de titre et ce, en l’absence d’une enquête foncière des services de la commune.

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Infrastructures culturelles
Du nouveau

  Le wali, qui a toujours donné une place capitale à l’histoire et à la culture qu’occupe Bejaia en tant que « carrefour de culture et de civilisation » avec les nombreux monuments et sites qu’elle renferme, est passé à l’action face à la léthargie et aux retards qu’accuse le secteur. En effet, le secteur de la culture à Bejaia peine à retrouver sa mise à niveau. L’activité tourne au ralenti. Des infrastructures culturelles et théâtrales mal exploitées. Des sites et monuments de valeur inestimable et incommensurable sont abandonnés et se détériorent au fil des ans. Face à ce constat alarmant, M. Hattab a effectué une visite d’inspection  des chantiers lancés pour le secteur de la culture. Une visite qui a débuté par le nouveau siège de la bibliothèque publique avec sa belle architecture, mais qui n’a jamais fonctionné depuis  son inauguration il y a une année.  Sur place, le wali a instruit le directeur de la culture afin de faire fonctionner cette bibliothèque et pour qu’elle soit plus rentable pour le secteur.  Le wali a visité l’ex-siège de la radio Soummam, situé sous la place Guedon. Une ancienne galerie d'art qui a marqué l’histoire culturelle de Bejaia et qui a servi durant des années de musée d’art et d’objets contemporains « Musée Aubry ».  Le musée détient une collection de peintures d’Emile Aubry (peintre français né à Sétif) et autres peintures anciennes et contemporaines qui malheureusement n’ont pu être exposées faute d'espace adéquat. La recherche d’un lieu qui permettra leur exposition va être entamée à la demande du wali. La célèbre toile «la dame en noir» figure parmi la collection de la galerie Aubry. Elle lui a valu la médaille d'or du salon de Paris en 1920.  Malheureusement au lieu de « rendre à César ce qui lui appartient », l’APC de Bejaia n’a pas trouvé mieux que de se l’approprier pour servir  de bureaux pour le comité des fêtes de la ville, qui avait déjà ses locaux sur la route de la Porte sarrasine. Une aberration qui ne trouve plus sa raison. Ce musée renferme des objets qui ne bénéficient d’aucune attention. La mosaïque de Thétis et Pelée, monument de la période antique, est conservée dans ce lieu. Elle a été retrouvée à une profondeur de 0,8m au cours des travaux de fondations d’une construction privée à Ziama Mansouria. Mécontent de cette situation, le wali a instruit le président de l'APC de délocaliser ses services afin de garder cet espace pour son exploitation purement culturelle, de voir la possibilité de le reprendre comme galerie d'art ou petit musée, vu les vestiges romains qui y sont exposés.  Pour une meilleure réhabilitation des sites culturels et historiques en voie de dégradation, le wali a fait savoir qu’un   artiste restaurateur conservateur des biens culturels, diplômé, a été  désigné pour effectuer l'étude de conservation et de restauration des moulages du site historique de l'ex-palais de justice. Cet édifice qui sera destiné à accueillir l’annexe de l'Ecole supérieure des beaux-arts a bénéficié d'une opération de restauration, l’aile effondrée a été restituée à l’identique, le taux d'avancement des travaux est de 80%.
Une étude préliminaire sera engagée bientôt pour identifier les substrats et descriptions historiques et techniques.  « Les citoyens doivent se réapproprier leurs espaces culturels», a souligné le wali lors de sa visite au niveau du site historique de Bordj Moussa.
Il a instruit le directeur de la culture afin d'organiser des visites ponctuelles aux citoyens et touristes, de leur permettre de contempler de près le fort qui est un chef-d'œuvre d’architecture. Les travaux pour sa restauration avancent de manière satisfaisante. La wali a également inspecté le site de la Casbah. Dans le cadre de la sauvegarde du patrimoine et la réhabilitation des sites historiques classés, et vu son importance capitale, la citadelle de Bejaïa est l’objet d’une opération de restauration. Le taux d'avancement des travaux est de 55%.

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Détérioration du cadre de vie
Le grand marasme

La ville de Bejaia, chef-lieu de wilaya, connaît une grande morosité dans l’amélioration du cadre de vie des citoyens. Une ville qui plonge de plus en plus dans l’insalubrité, l’absence d’éclairage, la détérioration des routes, les embouteillages au quotidien ; en un mot, Bejaia s’est recroquevillée sur elle-même et s’étouffe.  La ville a perdu de son image d’hospitalité et d’accueil, qu’elle a connue jadis et plusieurs visiteurs le témoignent. Aujourd’hui, les insuffisances se sont accumulées, à tel point qu’il est difficile aux responsables de cette commune de trouver les solutions adéquates. Plusieurs quartiers et même les artères principales sont plongés dans le noir pour absence d’éclairage public. Même à l’entrée de la ville, la route nationale N° 9 en venant de Tichy et la RN 12 à partir de Bir Essalem, de même que la RN 24 via la côte ouest sont dépourvues d’éclairage, rendant la circulation dangereuse. Les quartiers ne disposent d’aucun espace vert ni aires de jeux et sont transformés en véritables cités dortoirs. « Une ville boulot-dodo ».  Bejaia ne dispose plus de toilettes publiques et celles déjà existantes sont transformées à d’autres besoins avec la bénédiction des élus locaux. La place du 1er-Novembre (ex- Gueydon) qui surplombe le port est dans un piteux état. Sol crasseux, des pots de café jonchent toute la placette. La saleté est omniprésente dans chaque coin. Des poubelles qui débordent, des gravats sur les trottoirs, des crevasses sur les routes, des murs pleins de lambeaux d’affiches dont certains datent de plusieurs mois. Bejaia respire la pollution. Tous les visiteurs témoignent de ce laisser-aller flagrant et surtout de l’absence de  charme et d’hospitalité dont jouissait jadis cette ville très connue. D’ailleurs cette situation alarmante a fait de Bejaia la ville qui a connu le plus grand nombre de protestations des citoyens, avec la fermeture des routes et des rassemblements devant le siège de la wilaya, qui exigent l’amélioration de leur cadre de vie dans cette commune, l’une des plus riches du pays. Des citoyens qui ne réclament que l’éclairage, le bitumage des routes, l’alimentation en gaz de ville et de l’eau potable dans les robinets. Des revendications légitimes et qui ne nécessitent pas de gros efforts. Des besoins sociaux qui devraient être la priorité des responsables locaux dont certains ont fait des promesses sans lendemains et un fonds de commerce durant leurs campagnes électorales. Cette situation n’a pas laissé indifférent le wali de la wilaya qui a dénoncé à maintes reprises ce laxisme des élus de la commune de Bejaia qui disposent de tous les moyens humains, matériels et financiers. Jamais Bejaia n’a connu une dégradation de son cadre de vie aussi alarmant que ces dernières années, un constat que toute la population vit au quotidien, mais aucune solution ne pointe à l’horizon.  Certes, Bejaia mérite de véritables gestionnaires pour retrouver toute sa beauté et sa propreté et lui redonner sa véritable hospitalité pour accueillir ses visiteurs. Les ruelles et places publiques sont transformées en parkings « abusifs » autorisés par les gestionnaires de cette commune. La placette du palmier jouxtant la wilaya, qui devait servir de lieu d’implantation d’un projet administratif, est transformée pour l’organisation des foires et galas, qui se succèdent durant l’année et une partie de cette superficie en parking « réservé ».

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