lundi 18 dcembre 2017 06:23:39

Festival de dégustation des produits aquacoles : De grandes potentialités

Faire connaître au grand public, les bienfaits de la consommation des poissons d’eau de mer et d’eau douce, qui demeurent une jolie source de protéines de haute qualité, est le but du premier festival de dégustation des produits aquacoles qui s’est tenu mardi dernier à l’esplanade du port des pêches d’Alger.

PUBLIE LE : 12-10-2017 | 0:00
D.R

Faire connaître au grand public, les bienfaits de la consommation des poissons d’eau de mer et d’eau douce, qui demeurent une jolie source de protéines de haute qualité, est le but du premier festival de dégustation des produits aquacoles qui s’est tenu mardi dernier à l’esplanade du port des pêches d’Alger.

Organisé sous le parrainage du ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, l’égide du wali de la wilaya d’Alger, la direction générale de la pêche et de l’aquaculture, à travers la chambre algérienne de la pêche et de l’aquaculture, cette journée a vu la participation de 1.000 personnes, à savoir enfants, écoliers, opérateurs privés, institutions en relation avec le secteur.
Lors d’un point de presse organisé en marge de l’événement,  le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, a mis l’accent sur la nécessité de diversifier l’économie et d’encourager l’investissement afin de créer la richesse et les postes d’emploi dans le domaine de la pêche, et spécialement dans le créneau d’aquaculture.  
Il faut rappeler que les facilitations offertes par les représentants des dispositifs d'aide à l'emploi de jeunes, du micro-crédit, de l'assurance chômage, du développement de l'investissement, à savoir l'Ansej, l'Angem, la Cnac et l'Andi aux jeunes désireux d'investir dans le domaine de l'aquaculture consistent, à titre d'exemple, en l’octroi de crédit pour l’acquisition de la matière première estimée à 10 millions de centimes et à 100 millions de centimes pour le lancement d'un nouveau projet. Pour certains organes, il est question d'accompagner le jeune investisseur ou promoteur et de l'orienter jusqu'à la mise sur pied de son projet.
Sur un autre plan, l’approvisionnement du marché algérien se fait  essentiellement par la production nationale de la pêche et de l’aquaculture, complétée par un volume croissant de produits importés.
Du nord au sud, de l'est à l'ouest, l'Algérie dispose actuellement de nombreux centres d'élevage, piscines et ports industriels afin d'améliorer cette filière qui apportera plusieurs avantages, notant le plus important qui est l'absorption du chômage. L'investissement dans l'aquaculture peut ouvrir jusqu'à 1.000 emplois par unité. La croissance de l'aquaculture au niveau international a enregistré un taux de 8% aux années 80. Aujourd'hui même, elle continue de se développer dans presque toutes les régions de la planète, réalisant un équilibre entre le poisson d'élevage et le sauvage. Ce qui fait que près d'un poisson sur deux provient de l'aquaculture.
Par ailleurs, et après les efforts actuels pour relancer des premiers projets d'investissement privés et publics inscrits au titre des programmes quinquennaux, un nouveau programme (2014-2020) réajusté et consolidé est en cours de mise en œuvre et pourrait à moyen terme permettre d'atteindre une production de 80.000 tonnes et la création de plus de 10.000 emplois directs au bénéfice des jeunes universitaires et gens de mer qualifiés dans les zones du littoral concernées.

Une filière d’activité  en pleine expansion

De son côté, le directeur général de la pèche et de l’aquaculture, Taha Hammouche, a déclaré que «généralement, les citoyens ont peur d’acheter les produits issus d’aquaculture. C’est dans ce sens que cette journée a été organisée afin de sensibiliser et de dire que ses produits ont les mêmes bienfaits et critères que ceux issus de la mer».
M. Hammouche a donné l’exemple d’un opérateur algérien qui a exporté des quantités importantes de produits issus d’aquaculture à l’union européenne, d’où l’importance d’encourager l’investissement dans ce domaine. Ainsi qu’un autre qui a commencé l’aquaculture dans le grand sud algérien par un seul bassin jusqu’à en arriver à dix-sept unités.
Cette filière d’activité en pleine expansion joue et jouera certainement un rôle socio-économique conséquent en termes de production de protéines d’origine animale, de création d’emplois et de diversification des revenus.  
Il faut rappeler que l’Algérie,  dont les eaux côtières sont favorables à l’élevage des poissons (température adéquate) et à l’émergence de ce type d’activité, sauf pour la conchyliculture (élevage de coquillages) où le milieu n’est pas suffisamment riche, produit actuellement quelque 110.000 tonnes par an de poisson dont 11.500 tonnes issues de l’aquaculture.
Il existe 22 fermes aquacoles dont 17 fermes marines d’une capacité de production de 10.000 tonnes par an, selon les chiffres du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche qui relève qu’une centaine de fermes aquacoles sont actuellement en cours d’études ce qui permettra à l’avenir d’augmenter la production.
 Sur ces 110.000 tonnes, il y a une forte proportion de production classique et très peu de production aquacole, considérée comme une production naissante en Algérie. À moyen terme, le secteur prévoit de doubler la production de poisson en s’appuyant notamment sur l’aquaculture (marine et continentale). Sur les 100.000 tonnes supplémentaires prévues, le ministère de tutelle compte produire 80.000 tonnes à partir de l’élevage de poisson en mer ou dans des fermes continentales : barrages, plans d’eau, l’intégration de la
pisciculture à l’agriculture.
Wassila Benhamed

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