lundi 11 dcembre 2017 14:23:45

Sahara occidental occupé par le Maroc : Lever les blocages

Conférence de presse du MAE Sahraoui : « Le Maroc et la France sont la cause de l’impasse »

PUBLIE LE : 12-10-2017 | 0:00
D.R

La volonté du gouvernement sahraoui et des dirigeants du Polisario à coopérer avec Horst Kohler, l’envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU, au Sahara occidental a été réitérée, une nouvelle fois, hier par la voix du chef de la diplomatie sahraoui, Mohamed Ould Salek, lors d’une conférence de presse animée au siège de l’ambassade sahraouie à Alger.

«Quelques jours avant la visite de Kohler, nous voulons de nouveau exprimer, à la communauté internationale, la volonté sincère et forte (des sahraouis) à coopérer avec  l’Envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU au Sahara occidental en vue de la décolonisation du territoire sur la base de l’accord de 1991, conclu sous l’égide de l’ONU et de l’UA et qui accorde au peuple sahraoui le droit d’organiser un référendum d’autodétermination» a déclaré le ministre sahraoui des Affaires étrangères dans une allocution préliminaire. Mais cette volonté affichée ne suffira, pour autant pas à faire avancer le dossier sahraoui et à faire  accélérer la solution juste et définitive de la question du Sahara occidental à travers le respect du droit des Sahraouis à l'autodétermination et à l’indépendance en raison de la position du Maroc et de la France qui sont, selon le conférencier, le principal obstacle à ce règlement souhaité par la communauté internationale. en effet, rappellera Ould Salek «la communauté internationale sait pertinemment que celui qui fait obstacle à la fin du conflit et au retour de la paix c’est l’Etat d’occupation qui refuse d’appliquer ce qu’il a paraphé en 1991». Et si le Maroc agit de la sorte c’est, selon Ould Salek «parce qu’il se sait protégé par la France qui entrave l’accomplissement de la mission pour laquelle la Minurso a été mise en place, à savoir l’organisation d’un référendum d’autodétermination».   Il rappellera toutes les manœuvres  auxquelles recourt la France au sein du Conseil de sécurité pour empêcher l’accomplissement de la mission onusienne. «La France, par sa position, pousse à la guerre dans la région» a-t-il affirmé se demandant par la même occasion «pourquoi  Paris cherche à créer une situation de déstabilisation et de confrontation, alors que cette même France intervient au Mali au prétexte du respect de son intégrité territoriale». La position adoptée par la France risque aussi, selon le conférencier, de faire échouer les efforts que Horst Kohler déploiera dans le cadre de sa mission. C’est pourquoi Ould Salek en appellera au Conseil de sécurité en vue de faire pression sur la France afin de l’amener à revoir sa position. «Sans cela c’est l’échec assuré pour Kohler, tout comme l’échec a sanctionné la mission de Ross et de ses prédécesseurs», a-t-il indiqué. Côté sahraoui  cela ne changera en rien la détermination du peuple à arracher son indépendance et à exercer son droit inaliénable à l’autodétermination  indique le chef de la diplomatie, et ce, ajoutera Ould Salek, quel qu’en soit le prix à payer et le temps que cela durera.
Nadia K.     
 

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