dimanche 22 octobre 2017 14:48:07

SONATRACH : Nécessaire réorganisation

La compagnie nationale des hydrocarbures va connaître une réorganisation, à travers ses filiales, et se concentrera sur ses métiers de base, a fait savoir, hier à Alger, le ministre de l’Énergie, M. Mustapha Guitouni. «Il faut revoir l’organisation de Sonatrach, pour la rendre plus efficace, de façon qu’elle puisse réponde aux problèmes de l’heure» en matière énergétique, a expliqué le ministre, dans un point de presse animé conjointement avec le Pdg de Sonatrach, M. Abdelmoumen Ould Kaddour, en marge d’une réunion de brainstorming.

PUBLIE LE : 11-10-2017 | 0:00
D.R

La compagnie nationale des hydrocarbures va connaître une réorganisation, à travers ses filiales, et se concentrera sur ses métiers de base, a fait savoir, hier à Alger, le ministre de l’Énergie, M. Mustapha Guitouni. «Il faut revoir l’organisation de Sonatrach, pour la rendre plus efficace, de façon qu’elle puisse réponde aux problèmes de l’heure» en matière énergétique, a expliqué le ministre, dans un point de presse animé conjointement avec le Pdg de Sonatrach, M. Abdelmoumen Ould Kaddour, en marge d’une réunion de brainstorming.

«Valoriser nos ressources et préserver l’indépendance de notre pays en énergie, c’est encourager les prospections destinées à mieux connaître le potentiel national en hydrocarbures schisteux», a indiqué le ministre de l’Énergie, M. Mustapha Guitouni. Il a souligné que  «cette prospection nécessitera plusieurs  années de recherche et d’évaluation, mais nous devons nous y préparer», tout en insistant sur la nécessité de communiquer et de rassurer  la population sur les progrès de la technologie, sur ce que font les autres pays dans ce domaine sur la façon dont les schistes ont complément modifié  la structure des prix et l’architecture  des marchés. S’agissant de la protection de l’environnement,  le ministre a rassuré les citoyens sur leur ferme volonté de «respecter strictement l’environnement,  la santé et la sécurité de la population qui  figurent en tête de nos préoccupation». «Ce sont ces transformations, notamment la révolution des schistes, qui font que Sonatrach doit absolument mettre  en œuvre une politique commerciale offensive, pour défendre ses parts de marché et en trouver  d’autre, y compris en introduisant  les marchés spots». M. Guitouni n’a pas manqué de souligner que «les défis aujourd’hui sont grands si l’on ajoute la nécessité d’optimiser ses ressources, de réaliser  son programme d’investissement et de préserver son patrimoine et de réduire ses coûts», car, a-t-il ajouté, «les défis de demain le seront encore plus, mais rien ne pourra jamais freiner la volonté d’une ressource humaine qualifiée, motivée et engagées, comme l’ont toujours été les personnels  de Sonatrach». Devant les participants, le ministre a insisté sur la nécessité de veiller à ce que la confiance et la sérénité demeurent, et que la concertation et le dialogue social soient perpétués. Aussi, il faut que Sonatrach soit capable de se régénérer et de favoriser l’espace aux jeunes cadres, pour qu’ils s’épanouissent  et pour qu’ils soient une force  de frappe et d’innovation, afin de préparer la relève ; c’est développer des potentiels, transmettre  un savoir-faire, partager des expériences, former des individus et les emmener à entreprendre, mais aussi leur inculquer des valeurs. Évoquant les ressources humaines, le ministre a fait savoir que «l’élément humain sur lequel nous aimons discourir, pour généralement le mettre au sommet de nos préoccupations, doit avoir la place privilégiée que  nous lui réservons». Tout en relevant qu’«il reste encore de nombreuses failles et des insuffisances à lever rapidement, si nous voulons que ce  capital soit véritablement la locomotive du changement espéré».  «La compagnie Sonatrach, a-t-il dit, a connu des moments très difficiles, ces dernières années, et c’est un euphémisme de le dire. Cela étant, cette période  appartient au passé. Aujourd’hui, l’heure est à la résilience.» «Au- delà du traumatisme que Sonatrach a connu, sa résilience démontre sa capacité  de donner du sens et de se projeter dans l’avenir. C’est d’autant plus important  que les circonstances actuelles sont contraignantes, que les difficultés sont structurelles et qu’il va falloir  trouver des solutions, nous ne pouvons les trouver que si nous savons en partager l’essence. Lors de ce brainstorming, c’est exactement  cela  que vous allez faire, et je m’en réjouis. Aujourd’hui, c’est en poursuivant la même démarché qu’il vous réunit,  et c’est avec satisfaction que je constate que les valeurs de partage et de concertation n’ont, ici, pas vocation à rester lettre morte», a-t-il ajouté.

Répondre aux préoccupations énergétiques

Le ministre a fait savoir que «puisque le marché mondial de l’énergie a connu des changements,  la compagnie nationale des hydrocarbures va connaître une réorganisation, à travers les filiales dont elle dispose, et se  concentrera sur ses métiers de base». «Des groupes de travail vont être mis en place, et les propositions des experts vont être également prises en charge, pour une réorganisation, afin de sortir avec un modèle de réorganisation de Sonatrach». Le ministre a expliqué cette «réorganisation de Sonatrach pour la rendre plus efficace, de façon qu’elle puisse répondre aux problèmes de l’heure  en matière  énergétique». Questionné, pour sa part, sur le projet de révision de la loi sur les  hydrocarbures, le PDG de Sonatrach, M. Abdelmoumen Ould Kaddour, a souligné qu’avec une conjoncture économique mondiale défavorable et l’amenuisement des ressources financières du pays, cette loi doit être plus attractive, pour attirer les investisseurs dans le domaine des hydrocarbures, et ce notamment sur le  plan fiscal. Tout en indiquant que «nous n’avons pas des problèmes avec la règle 49/51, mais nous avons des problèmes avec les lois et les taxes qui sont imposées. Donc, on est en train de revoir tout cela, afin d’essayer d’améliorer les situations et surtout d’attirer les partenariats. La conjoncture économique internationale est mauvaise, donc il n’y a pas beaucoup d’argent, et pour pouvoir attirer des hommes d’affaires pour investir en Algérie, il faudrait que nos lois soient plus attractives, et c’est ce que nous essayons de faire». «Le contenu de cette stratégie sera présenté  en détaille d’ici six mois», ajoute-t-il. Abordant justement la même question, le ministre a indiqué qu’il y aura quelques aménagements, mais sans toucher à la souveraineté de pays. «L’aménagement qui va être fait, c’est un aménagement très succin, et qui va nous permettre d’attirer les entreprises étrangères pour qu’on puisse travailler ensemble», dit-il. Appuyant ses dires, le ministre a souligné, à titre  d’exemple, qu’«il y a eu quatre ou cinq appels d’offres d’investissement qui ont été lancés, mais ils sont restés infructueux». «Donc, on doit s’adapter et suivre l’évolution et les changements du marché mondial du pétrole», a-t-il insisté.
À une question relative à la rencontre de Vienne, le ministre a indiqué qu’«elle sera une occasion pour soulever les différentes questions liées à ce secteur, et on va voir ce qui est nécessaire de faire».
Makhlouf Ait Ziane
 

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