mardi 24 octobre 2017 06:49:14

Protection de l’Environnement : Formation au profit des animateurs, des associations et des SMA

Plus de 800 personnes sont inscrites pour une formation dans différentes thématiques liées à l’environnement.

PUBLIE LE : 10-10-2017 | 0:00
D.R

Plus de 800 personnes sont inscrites pour une formation dans différentes thématiques liées à l’environnement.
Lancée en été dernier par le conservatoire national des formations à l’environnement (CNFE), cette session de formation vise, entre autres, le renforcement des capacités d’intervention des associations en matière d’environnement.

Afin de procéder à un changement progressif de mentalité vis-à-vis de l’environnement et de sa protection, le conservatoire national des formations à l’environnement (CNFE) a lancé, depuis l’été dernier, plusieurs sessions de formations au profit des animateurs des associations, cadres des maisons de l’environnement ainsi que les membres des Scouts Musulmans Algériens, et cela à travers tout le territoire national.
Ce programme compte 34 sessions de formation à raison de 10 jours pour chaque session. En  terme, le  CNFE aura formé plus de 800 personnes dans les différentes thématiques arrêtées à cet effet, a savoir le tri et la collecte des déchets, les techniques de gestion des espaces verts, l’éducation à l’environnement pour un développement durable et le montage de projet.
L’objectif visé par ces formations est le renforcement des capacités d’interventions des associations en matière d’environnement et la création d’un réseau d’animateurs et d’acteurs dans ce domaine, qui sera chargé d’accompagner le ministère de tutelle dans la mise en place de sa politique au niveau du territoire national, et ce, à travers l’implication des Directions et des maisons de l’environnement. Par ces formations, les animateurs seront capables de créer un espace de dialogue, de réflexion et de partenariat via les différentes wilayas du pays et développer et encourager des dynamiques et des projets collectifs. A ce jour, le CNFE, qui a pour mission principale, la formation, la sensibilisation et l’éducation à l’environnement en direction de l’ensemble des acteurs socio-économiques publics et privés, ainsi que les préposés à l’application des lois ou à la surveillance des espaces fragiles, a organisé six  sessions de formation sur les 34 programmées pour cette année.
Il faut noter que depuis sa création il s’est engagé dans la formation à l’Environnement, cela s’est traduit par la formation de plus de douze mille personnes dont quatre mille cadres et agents communaux dans les différents thèmes liés à l’environnement. Afin d’amener les apprenants à adopter de nouveaux comportements en faveur de la protection de l’environnement, le CNFE a mis l’accent sur certains thèmes liés directement à l’amélioration du cadre de vie du citoyen et à la protection de l’environnement. Il s’agit notamment de formations telles que la gestion des déchets, la gestion des centres d’enfouissements techniques (CET), l’aménagement et le soutien aux projets, la planification stratégique et l’éducation environnementale.
Le CNFE, qui est un établissement public à caractère industriel et commercial placé sous la tutelle du ministère chargé de l’environnement, a procédé aussi à l’élaboration de matériel pédagogique, qui fait l’objet d’une amélioration continuelle, de manière à permettre au CNFE de rester toujours présent et de jouer ainsi son rôle d’intermédiation pour la transmission du message environnemental.

Un travail remarquable

Le CNFE dispose, par ailleurs, d'un ensemble de formateurs hautement qualifiés, des moyens logistiques, une disponibilité dans tout le territoire national à travers ses annexes (les Maisons de l’Environnement), des formations de qualité axées sur la pratique et ponctuées par une attestation de formation agréée par l’état.
Il y a lieu de rappeler que l’Algérie a été classée 42e pays dans le monde en matière de protection de l’environnement, sur 153 pays étudiés. C’est le premier pays dans le monde arabe et le 2e en Afrique, selon un classement établi l’année précédente par des chercheurs américains de l’environnement en s’appuyant sur des mesures comme la qualité de l’air,  de l’eau, de la biodiversité, des contraintes sur les écosystèmes, des traitements des déchets et de la gouvernance de l’environnement.
Malgré ce classement, il reste beaucoup à faire en matière de protection et de préservation de l’environnement. Selon des spécialistes dans la législation de l’environnement, la protection et la préservation de l'environnement nécessitent une administration forte, capable d'appliquer la législation de l'environnement. Mais cela ne pouvait se concrétiser que grâce à la sensibilisation des citoyens, le renforcement du rôle des associations et une coordination des efforts entre les organisations internationales.
Il faut reconnaitre que l’Algérie a réalisé un travail remarquable dans ce cadre notamment avec l’adoption des stratégies pour la préservation de l’environnement dans différents secteurs. Ces stratégies reposent sur plusieurs axes, entre autres, la préservation de l’eau, des sols et des forêts, des écosystèmes sensibles (littoral, steppe, sahara), la dépollution industrielle, la protection du patrimoine archéologique, des espaces naturels et des espèces animales et végétales, et les aires marines, la gestion des déchets spéciaux qui s’inscrit dans la Stratégie nationale environnementale (SNE) ainsi que dans le Plan national d’actions environnementales et du développement durable (PNAE-DD) à travers l’adoption d’un Programme national de gestion intégrée des déchets ménagers et assimilés (PROGDEM). Il faut dire aussi que la biodiversité algérienne est classée parmi les plus riches du bassin méditerranéen. Sa position biogéographique privilégiée, située entre la Méditerranée et l’Afrique subsaharienne, l’enrichit d’un potentiel faunistique et floristique composé d’éléments méditerranéens, paléarctiques, éthiopiens et d’espèces endémiques. Ce brassage d’espèces constitue une richesse qui doit être préservée et gérée de façon rationnelle et durable.
notons enfin que l’Algérie prépare sa transition vers un modèle énergétique basé sur le développement des énergies renouvelables, consacré par la loi sur les énergies renouvelables votée en 2004, et qui fixe à 14% la part du solaire et de l’éolien dans le bilan énergétique national à atteindre en 2020.
Farida Larbi
 

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