Production céréalière : Légère augmentation

La production céréalière nationale, enregistrée durant la campagne moissons-battage 2016-2017, s’est soldée par une légère augmentation par rapport à la saison précédente, tandis qu’une production record a été notée pour les lentilles, d’après le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, M. Abdelkader Bouazgui, qui l’a qualifié de «moyenne, en dépit des conditions climatiques difficiles».
PUBLIE LE : 07-10-2017 | 0:00

La production céréalière nationale, enregistrée durant la campagne moissons-battage 2016-2017, s’est soldée par une légère augmentation par rapport à la saison précédente, tandis qu’une production record a été notée pour les lentilles, d’après le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, M. Abdelkader Bouazgui, qui l’a qualifié de «moyenne, en dépit des conditions climatiques difficiles».

«Cette année, nous avons enregistré une saison dure, en raison du manque flagrant de pluviosité qui s’est répercutée sur les récoltes de certaines régions qui ont connu une véritable sécheresse», a précisé le ministre. Ainsi, la production céréalière a atteint 34,8 millions de quintaux pour la campagne 2016-2017, contre 34,3 millions de quintaux lors de la saison 2015-2016. Sachant qu’une production record de 6,12 millions de tonnes avait été enregistrée en 2009. Pour expliquer ce recul, le premier responsable du secteur a évoqué plusieurs facteurs, notamment météorologique, dont la sécheresse qui s’est successivement abattue sur les Hauts Plateaux, une région à vocation céréalière.
M. Bouazgui a tenu à rappeler que les programmes établis pour développer le secteur agricole ont permis d’arriver à ce résultat. Il a souligné que l’objectif principal «sur lequel tout le monde doit se pencher» est «d’augmenter la production des céréales pour la faire sortir de la situation de stagnation». L’État a toujours subventionné cette filière, notamment les semences, l’irrigation, dans les labours-semailles et les moissons-battage pour l’agriculteur.

Revoir les conditions de la production céréalière

Plusieurs mesures seront prises, dont l’extension des 700.000 superficies agricoles irriguées restantes (dont 400.000 destinées à la céréaliculture), pour atteindre les 2 millions d’hectare (sachant qu’elles sont actuellement de 1.300.000 hectares de terres irriguées, dont 250.000 de terres irriguées destinées à l’implantation des céréales), l’amélioration des semences afin de les adapter au climat, l’utilisation des technologies pour développer les systèmes de production et la formation des agriculteurs. Ces mesures permettront de renforcer la production, d’augmenter le taux de productivité par hectare, de réduire les superficies non exploitées et d’élargir celles dédiées à la culture des céréales. Le ministère, ajoute le ministre, œuvre à améliorer la production de blé, pour atteindre la sécurité alimentaire. Il a par contre accordé, qu’il est «primordial et urgent d’accroître les superficies irriguées destinées à la céréaliculture, en car 250.000 ha demeurent un taux dérisoire par rapport à la demande nationale».
Sachant que le montant des importations de céréales pèse lourd sur l’économie nationale. Chose qui fait que le gouvernement, souhaitant réduire la facture alimentaire, notamment celle des céréales, a pris des mesures en faveur des agriculteurs locaux.
Cependant, la courbe de production est en dents de scie, car à défaut d’utiliser les techniques de l’irrigation, la culture céréalière reste tributaire des précipitations. Les besoins de l’Algérie en céréales sont estimés à environ 10 millions de tonnes par an. La production locale n’en fournit que la moitié, voire le tiers.
Donc, l’urgence, c’est de sortir des cycles traditionnels devenus ingérables. Les céréales non irriguées, l’agriculture dans les zones à stress hydrique, l’irrigation avec l’utilisation massive d’eau… tout doit être revu de manière rationnelle. Il y a énormément de gaspillage et de mauvaise gestion. La situation actuelle, simplement préoccupante, peut devenir critique si des mesures ne sont pas prises.
Pour la campagne labours-semailles 2017-2018, le ministère cible près de 3,5 millions d’hectares des terres consacrées aux céréales, en assurant 3 millions de quintaux de semences, a annoncé le directeur de l’OAIC.
Kafia Ait-Allouache


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