Dans la LUCARNE : Ne pas les ramener de force

Le football moderne est devenu un véritable métier pour la grande majorité des joueurs.
PUBLIE LE : 07-10-2017 | 0:00

Le football moderne est devenu un véritable métier pour la grande majorité des joueurs. C'est parfois aussi le cas pour les joueurs amateurs qui perçoivent un pactole en contrepartie de ce qu'ils produisent sur le terrain. Ce jeu à
« onze » est le gagne pain de millions de joueurs «pro». Ils n'ont pas une autre activité pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Le joueur qui est concerné par le jeu à un haut niveau est obligé d'obéir à certaines règles qu'il doit respecter scrupuleusement s'il veut jouer habituellement, même s'il faudra faire «banquette». Le haut niveau est très difficile, notamment pour celui qui veut y durer. «Il est pus facile, cependant, d'y arriver que d'y rester» comme dit l'adage. D'où la nécessité pour un joueur donné de tout faire pour ne pas perdre pied, eu égard à la concurrence qui y existe dans le « high level ». Le joueur est toujours sur le qui-vive, prêt à toutes les éventualités. Toutefois, les joueurs, aussi bon soient-ils, ne sont pas des «machines». Il leur arrive de n'être pas dans la forme exigée par tous dans un match que la grande majorité des spécialistes juge comme important. Là, la critique sera alors des plus impitoyables. On n’accorde même pas de circonstances atténuantes. La star d'hier devient subitement le mal-aimé, aussi bien des bookmakers que des premiers responsables du sport du pays considéré et même du staff technique. Chez nous, par exemple, notre élimination consommée lors de la double confrontation contre le Zambie (double défaite) avait alors provoqué une «fissure» au sein de la sélection nationale. Le président de la FAF, Zetchi, avait décidé de renvoyer quelques joueurs comme Mahrez, Slimani, Bentaleb, Guedioura. Mais il s'est repris par la suite en affirmant que ce n'est pas définitif, eu égard aux remous provoqués par cette décision qui semblait assez sélective dans son « habillage ». Ceci dit, le coach Alcaraz avait fait comprendre, toutefois, aux journalistes que c'est lui qui avait pris cette décision. De qui se moque-t-on ? Ce que les algériens ne comprennent pas demeure le fait qu'aujourd'hui, on court après eux alors qu'un joueur comme Ghoulam avait pourtant montré qu'il ne voulait plus venir en sélection. De plus, c'est quelqu'un qui avait fait montre de prestations en nette baisse par rapport à ses débuts chez les verts.  Aujourd'hui, pour avoir le cœur net qu'il n'a pas simulé une blessure, la FAF a été contrainte d'envoyer son médecin jusqu'à Naples. Finalement, le joueur était, apparemment, malade (étant alité) et donc, il peut s'absenter pour cette rencontre contre le Cameroun. On a appris qu’il s’est entraîné en salle avec son préparateur physique. Ceci dit, de nos jours, on ne doit pas forcer un joueur de venir en sélection nationale contre son gré. Car, c'est lui qui sera immanquablement le grand perdant. Une équipe nationale ne peut que valoriser un joueur et non l'inverse. On avait vu, par le passé, que les joueurs qui ne sont pas sélectionnés par leurs équipes nationales sont tombés presque aussitôt en désuétude, presque dans l'oubli. Ceux qui ne veulent pas venir, ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes. Car en équipe nationale, nul n'est indispensable. C'est la morale qu'il faudra apprendre par cœur. Forcer quelqu’un, c’est comme prêcher dans le désert.                                        
Hamid Gharbi


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