vendredi 15 dcembre 2017 20:50:50

Grand Angle : Armé, pourquoi ?

Le massacre de Las Vegas remet sur le billard la question du contrôle des armes à feu aux Etats-Unis. Ceux qui ont tenté le débat, ont fait face à un mur.

PUBLIE LE : 05-10-2017 | 0:00
D.R

Le massacre de Las Vegas remet sur le billard la question du contrôle des armes à feu aux Etats-Unis. Ceux qui ont tenté le débat, ont fait face à un mur. Le lobby des armes est surpuissant dans le pays le plus armé au monde. Les fusillades causent chaque année des centaines de morts.
Après le carnage, les démocrates ont sauté sur l’occasion pour organiser le débat pendant que la Maison Blanche marquait le pas, hésitante. Le comble dans cette Amérique de pionniers et de cowboys est qu’actuellement, le Congrès examine un projet de loi, tenez-vous bien, qui faciliterait l’achat de silencieux… Silence, on tue ! 13.000 personnes ont été tuées par balles l’année passée, 36 victimes quotidiennes qui mordent le bitume. Le pays compte autant d’armes à feu que d’habitants.
Des chiffres qui ne gênent aucunement la tentaculaire « National Riffle Association (NRA), qui brandit à chaque occasion de débat sur le sujet des armes à feu, le fameux 2e Amendement de la Constitution. Cet article, pilier du Bill of Rights (Déclaration des Droits) adopté en 1791, garantit à tout citoyen américain le droit de porter des armes. Cette codification fut animée par «la peur que le gouvernement fédéral pourrait désarmer le peuple afin d’imposer des règles par l’intermédiaire d’une armée de métier ou d’une milice, puisque l’histoire avait montré la façon dont les tyrans éliminaient la résistance en retirant les armes au peuple et en rendant illégal le fait d’en conserver afin de supprimer les opposants politiques». Derrière ces balivernes, se terrait la volonté de déposséder les Amérindiens de leurs terres, la conquête de l’Ouest et la ruée vers l’or. Un peuple qui, dans son inconscient collectif, sait (ou sent) que sa nation naquit dans le sang, le feu et les larmes… En 2008, la Cour suprême, dans sa décision District of Columbia, a considéré (confirmé) que l’autodéfense reste un élément central du droit. Alea jacta est.
Kamel Morsli

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