samedi 21 octobre 2017 00:23:30

Selon l’observatoire pour la protection des ressources naturelles du Sahara Occidental : La Suède «devrait mettre en garde» ses entreprises opérant dans la région

Le gouvernement Suédois «doit mettre en garde» les entreprises du pays qui participent à l’exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara Occidental, a indiqué l’observatoire pour la protection des ressources naturelles du Sahara Occidental (WSRW).

PUBLIE LE : 05-10-2017 | 0:00
D.R

Le gouvernement Suédois «doit mettre en garde» les entreprises du pays qui participent à l’exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara Occidental, a indiqué l’observatoire pour la protection des ressources naturelles du Sahara Occidental (WSRW). La Suède «n'a pas fourni des instructions ni de conseils clairs aux institutions gouvernementales et au monde des affaires suédois sur leur façon d’opérer au Sahara Occidental», a souligné l’ONG. Ceci est d’autant plus important que «La Suède est connue pour son soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination», a relevé WSRW dans un dernier rapport. Le document intitulé «La Suède et le pillage du Sahara Occidental», a souligné que le discours officiel suédois soutient les principes   juridiques applicables au territoire occupé du Sahara Occidental, mais regrette que les gouvernements consécutifs de ce pays, ont «remarquablement peu appliqué cette position dans une politique concrète dans le commerce suédois». «Les entreprises suédoises restent activement impliquées au Sahara Occidental» a noté WSRW, citant l’exemple d’Atlas Copco qui «fournit l'équipement nécessaire au pillage par le Maroc des réserves de phosphate du Sahara Occidental».         
Il a mentionné aussi l'entreprise de transport maritime Wisby Tankers, comme «un fournisseur clé de produits pétroliers sur le territoire, essentiel pour le maintien de l'occupation». L'industrie de la pêche basée à Goteborg mène également «des  activités lucratives dans les riches eaux du Sahara Occidental» et un tour-opérateur «favorise le kite-surf dans le sud du territoire», a relevé le document. L’absence d’un avis officiel a donné lieu à une multitude d'interprétations des principes juridiques applicables au Sahara Occidental, ce qui «n'est juste ni pour les Sahraouis ni pour les entrepreneurs suédois», a ainsi déclaré l’ancien président et membre fondateur de l’observatoire, Erik Hagen, cité dans le rapport. Il a appelé le gouvernement suédois à «conseiller clairement» les entreprises de «ne pas s'engager» dans le territoire du Sahara Occidental occupé. Le rapport a recommandé au gouvernement suédois de traiter avec le Maroc séparément du Sahara Occidental, et veiller à ce que toute activité économique dans ce dernier se fasse avec le consentement du seul représentant légitime du peuple sahraoui, le Front Polisario, reconnu par l’ONU, comme le stipule la décision de la Cour de justice de l'Union Européenne (CJUE) de décembre 2016. L’observatoire appelle également les entreprises impliquées dans cette exploitation illégale d’arrêter immédiatement toute activité au Sahara occidental à moins d’obtenir d'abord le consentement du Front Polisario.  Il s’est adressé, par la même occasion, à la Commission européenne, lui demandant de suspendre «immédiatement» ses négociations commerciales avec le Maroc en relation avec le Sahara Occidental et à s'engager avec le Front Polisario pour définir des relations bilatérales.   (APS)
 

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