lundi 23 octobre 2017 01:34:04

Bechar : Le vieux bâti tend à disparaitre

Situées en plein centre ville de Béchar et souvent frappées de vétusté ou tout simplement abandonnées pour diverses raisons, et sous le regard nostalgique de ceux qui les auront connues, plusieurs anciennes bâtisses offrent aux passants et aux visiteurs de la cité, un spectacle de désolation.

PUBLIE LE : 05-10-2017 | 0:00
D.R

Situées en plein centre ville de Béchar et souvent frappées de vétusté ou tout simplement abandonnées pour diverses raisons, et sous le regard nostalgique de ceux qui les auront connues, plusieurs anciennes bâtisses offrent aux passants et aux visiteurs de la cité, un spectacle de désolation. Le vieux bâti, ici, ne semble point être d’actualité, encore moins constituer un quelconque souci, aussi bien pour ses nouveaux acquéreurs, en cas d’achat ou de cession de biens, que de la part  des autorités locales, comme c’est le cas de la plus ancienne polyclinique du centre ville datant de l’époque coloniale et qui, en dépit de son actuelle rénovation (qui connaît d’ailleurs une lenteur dans les travaux ) a tout simplement été entièrement démolie, voire rasée, alors que de l’avis de plusieurs citoyens, sa structure principale aurait pu être conservée et réhabilitée suivant les procédés techniques et architecturaux utilisés en une pareille circonstance : ceux de la préservation du vieux bâti. Il ne restera donc aucune trace de cette structure hospitalière qui aura été l’un des bastions du secteur de la santé, depuis l’époque coloniale. À plusieurs autres endroits, ce sont d’anciennes maisons, qui n’ayant pu continuer à résister aux caprices de mère nature, se sont effondrées et demeurent ainsi abandonnées, sans que leur soit accordé un moindre intérêt, pas même une clôture qui en cacherait ainsi l’état de délabrement. Bien au-contraire, celles-ci deviennent le plus souvent des petits dépotoirs que les habitants ou les commerces avoisinants n’hésitent pas à spolier pour y déposer leurs ordures ménagères. Une réalité palpable que nul ne peut ignorer : le vieux bâti à Béchar est en voie d’entière disparition. Une situation que vit également l’artère principale de la ville, avenue Colonel Lotfi, qui, en plus d’un mauvais bitumage, d’un éclairage insuffisant et d’un manque d’entretien, abrite tout un pâté de maisons démolies, offrant ainsi une opportunité de spéculation et bien d’interrogations de la part des riverains. Quoiqu’il en soit, le vieux bâti doit continuer à constituer un pan inoubliable de l’histoire d’une ville, notamment lorsque celui-ci représente aux yeux des citoyens, une partie de leur passé.
Ramdane BEZZA.
 

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