jeudi 19 octobre 2017 22:42:06

Urbanisme anarchique : menace écologique

La Journée mondiale de l'habitat, célébrée le premier lundi du mois d'octobre de chaque année, a réunit le Collège national des experts architectes à Alger qui à L'Observatoire national de la ville a interpellé le ministère de l’Habitat, l’Urbanisme et de la Ville, de s’intéresser davantage à l’urbanisme afin que les habitats disposent de toutes les commodités.

PUBLIE LE : 05-10-2017 | 0:00
D.R

La Journée mondiale de l'habitat, célébrée le premier lundi du mois d'octobre de chaque année, a réunit le Collège national des experts architectes à Alger qui à L'Observatoire national de la ville a interpellé le ministère de l’Habitat, l’Urbanisme et de la Ville, de s’intéresser davantage à l’urbanisme afin que les habitats disposent de toutes les commodités.

«Le ministère doit avoir une politique de la ville car actuellement, on ne parle que du logement et même pas de l’habitat ou de l’urbanisme », a ainsi déclaré M. Abdelhamid Boudaoud, Président du Collège national des experts architectes.
Selon lui, « l'amélioration de la planification urbaine et la réfection des bidonvilles» est nécessaire. «Les conseillers du ministère et même les P/APC doivent prendre en charge ces questions pour améliorer davantage le cadre de vie des citoyens et ne pas se contenter de la réalisation de millions de logements», a-t-il dit.
Abdelhamid Boudaoud considère que la Journée mondiale de l’habitat doit être une occasion pour réfléchir aux moyens d’atteindre l’objectif «d’améliorer
 l'état de nos villes et de faire avancer le droit fondamental de tous à un logement adéquat». Mais en plus du logement, d’autres équipements de l’espace urbain sont nécessaires.  
D’ailleurs, cette année le thème de la journée est axé sur un côté de la ville de demain, à savoir des espaces publics pour tous.
Selon le conférencier, l’objectif de cette journée est de réfléchir à l’état des villes et de faire avancer le droit fondamental de tous à un logement décent. Pour cette année, un thème particulier a été choisi : « La ville de demain, les espaces publics pour tous ». C’est là un des champs d’action de l’ONU-Habitat, qui fait aussi largement la promotion des logements inclusifs et des services sociaux, un environnement sûr et sain avec une attention particulière portée aux besoins des enfants, des jeunes, des femmes, des personnes âgées et des personnes handicapées, la promotion, la protection et la restauration des espaces verts urbains, de l’eau et des installations sanitaires sûres et propres, l’amélioration de la planification urbaine et la réfection des bidonvilles…
« Le thème choisi par ONU- Habitat vise à promouvoir une politique de développement durable qui puisse assurer un logement approprié pour tous », a-t-il fait remarquer.

Selon le président du Collège national des experts architectes,

«il est temps de se conformer aux objectifs tracés par l’ONU à savoir disposer de logements et de services sociaux comme d’un environnement sûr et sain pour tous avec une attention particulière portée aux besoins des enfants, des jeunes, des femmes, des personnes âgées et des personnes handicapées», a-t-il dit. Et d’ajouter : «D’autres thèmes sont à prendre en compte comme la disponibilité de l’énergie et des transports abordables et durables ou encore la protection et la restauration des espaces verts urbains ».
Les habitants qui disposent d’anciens ou de nouveaux logements ont aussi d’autres besoins comme l'eau et les installations sanitaires. Une meilleure gestion des déchets n’est pas en reste.

L’amélioration du cadre de vie du citoyen : une priorité.

Mais toutes ces commodités doivent faire l’objet d’études précises ; tâche qui devait échoir à l'Observatoire national de la ville chargé de l'amélioration du cadre de vie du citoyen à l'intérieur des villes algériennes. Mais depuis son installation en 2014, ce dernier qui devait être un outil très important contribuant à trouver les solutions idoines aux problèmes que connaissent les villes dans notre pays n’a encore initié aucune action. « Le ministère et l’Observatoire ne célèbrent même pas la Journée mondiale de l’habitat au moment où tous parlent de crise de logement», conclut Boudaoud.
Il faut reconnaitre que l'Algérie souffre de cette anarchie qui affecte pratiquement tous les maillons de la construction et de l'aménagement urbain.
Pour mettre fin à ce désordre, les autorités ont mis place une série de mesures notamment juridiques, dont la loi 08-15 du 20 juillet 2008 sur la mise en conformité des constructions inachevées qui a révélé de nombreux dysfonctionnements dans l'acte de bâtir.
Selon M. Boudaoued «l'Algérie compte plus de 1 200 000 bâtisses non achevées. Seulement 200 000 dossiers de régularisation ont été déposés auprès des services concernés et 10% ont obtenu des réponses ; le reste est toujours en stand-by», s’inquiète-t-il. Et  d’expliquer : « La loi 08-15 stipule que les réponses aux demandes doivent être apportées dans un délai de trois mois après leur dépôt. Cette loi qui devait expirer en 2016, a été prolongée à une date non encore déterminée, en raison de la difficulté de traiter tous les dossiers. Dans ce cas, notre interlocuteur estime nécessaire que les autorités concernées communiquent un bilan sur les régularisations des cinq dernières années. Selon lui, l'opération est très délicate à réaliser, vu l'inexistence de statistiques précises sur les biens inachevées. L'expert estime que les dossiers doivent être traités au cas par cas. L'article 6 de la loi 04-05 du 15 août 2004 stipule que le président de l'APC ainsi que ces agents doivent visiter les constructions en cours, procéder aux vérifications qu'ils jugent utiles et se faire communiquer, à tout moment, les documents techniques se rapportant à la construction.
R. S

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