dimanche 22 octobre 2017 20:15:30

Le professeur Chems-Eddine Chitour, invité de la chaîne III de la Radio nationale : «gaz de schiste : un potentiel appréciable»

Le potentiel des énergies fossiles en Algérie est relativement important, notamment en ce qui concerne le gaz de schiste et les énergies traditionnelles conventionnelles. C’est ce qu’a indiqué hier, le Pr Chems-Eddine Chitour, directeur du laboratoire de valorisation des hydrocarbures.

PUBLIE LE : 04-10-2017 | 0:00
D.R

Le potentiel des énergies fossiles en Algérie est relativement important, notamment en ce qui concerne le gaz de schiste et les énergies traditionnelles conventionnelles. C’est ce qu’a indiqué hier, le Pr Chems-Eddine Chitour, directeur du laboratoire de valorisation des hydrocarbures. S’exprimant, lors de son passage sur les ondes de la Radio nationale (Chaîne III), il a fait savoir que «notre pays est classé 3e en terme des réserves le gaz de schiste au monde, après la Chine et l’Argentine avec 20.000 milliards de mètres cubes». Il a précisé dans ce sens que «ceci  dit, ce n’est pas une étude qui a été réalisée par l’Algérie mais par le département américain des énergies. Donc il va falloir réévaluer, si effectivement il y a  plus ou moins en termes de réserves, avant d’ajouter que «c’est quand même un potentiel appréciable s’il est utilisé  d’une façon rationnelle». L’invité de la rédaction n’a pas manqué de souligner que «le gaz de schiste c’est une réserve. On peut pas ne pas en parler mais pas de gaz de schiste à tout prix. Je suis de ceux qui suivent l’actualité il n’y a pas pour le moment d’avancée majeure des technologies pour la protection de l’environnement». «S’il faut vraiment aller vers le gaz de schiste cela nous sommes dans l’obligation d’aller dans le cadre d’une stratégie globale», a t-il ensuite dit. Pour pouvoir parler de l’exploration, à mon avis, il faut tout d’abord savoir que ce que nous avons comme potentiel et ensuite on va dire où est ce qu’on veut aller d’ici 2030 et comment y arriver et puis on va tracer ensuite des trajectoires. C’est ce qu’on appelle le modèle énergétique qui nécessite en conséquence de voir la vision de future. Il a précisé dans ce sens qu’après avoir arriver à réunir toutes ces conditions on peut procéder à la mise en place d’un bouquet énergétique qui va réunir bien évidemment toutes les différentes énergies. A une question relative au changement de la loi sur les hydrocarbures, il a indiqué que «depuis juin 2014 les prix de pétrole ont connu une chute drastique, donc la loi qui a été élaboré en 2013 n’est plus attractive, en clair qu’il faut changer le fusil d'épaule c’est tout à fait logique». «Il y a des potentiels dit-il et l’Algérie pourrait les  utiliser. Nous avons à peu prés un million sept cent  mille km2 de terrain sédimentaires donc favorable à la cumulation du pétrole». L’expert estime que le moment opportun est venu pour être un peu plus autosuffisant   dans l’exploitation et l’exploration et ne pas dépendre totalement des campagnes étrangères, tout en précisant que cela ne veut pas dire de ne pas profiter de leur  expertise. Le vrai problème c’est qu’on dit que les compagnies étrangères vont régler nos problèmes ce qui est complètement incorrecte. Au contraire au bout de 50 ans dans le domaine pétrolier à mon avis il est temps qu’on soit quand même un peu autosuffisant. A une question, relative à la déclaration du Premier ministre sur l’attractivité des investisseurs dans le secteur des hydrocarbures, le professeur trouve cela regrettable car selon lui depuis plusieurs années ils insistent sur la nécessité, il faut trouver des investissements hors-hydrocarbures : « C’est un mauvais signe pour les citoyens quand on dit on va revenir aux hydrocarbures» a-t-il ajouté. Le Pr Chems Eddine Chitour a appuyé sur le nécessité de relativiser, exploiter et rationaliser pour augmenter les réserves  mais il ne faut pas changer la politique. Et de poursuivre «le plus important aujourd’hui est comment va-t-on va sortir des hydrocarbures ?».  Il ne faut jamais oublier que le plus grand gisement en Algérie c’est celui des économies des énergies. Pour ce qui est du gaspillage, il estime que c’est devenu un sport national, soulignant une part de responsabilité de l’Etat, en raison du bradage des prix de l’énergie et de l’eau. «La politique de subvention est dangereuse car il y a qu’une certaine catégorie qui en profite, plus de 80% des subventions va vers ceux qui n’en ont pas besoin», a-t-il souligné.
M. A. Z.
 

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