mardi 24 octobre 2017 10:25:13

Formation des personnes aux besoins spécifiques : accords en faveur de l’emploi

Il est vrai que les pouvoirs publics ont consenti d’énormes efforts en matière de formation et de qualification des personnes handicapées afin de les sortir de leur isolement et de les insérer dans la vie active, il reste que cette catégorie de la population est beaucoup plus touchée par le chômage que les autres.

PUBLIE LE : 04-10-2017 | 0:00
D.R

Il est vrai que les pouvoirs publics ont consenti d’énormes efforts en matière de formation et de qualification des personnes handicapées afin de les sortir de leur isolement et de les insérer dans la vie active, il reste que cette catégorie de la population est beaucoup plus touchée par le chômage que les autres.

Une situation persistante que, ni les idées reçues sur le handicap ni les difficultés rencontrées par certaines entreprises pour aménager l’environnement de travail ne suffisent à expliquer. En fait, l’une des difficultés est le manque de formation. Conscients de cela, les pouvoirs publics notamment le secteur de la Formation et de l'Enseignement professionnels renforcent leurs capacités d’accueil et de formation des personnes handicapées et ce, en augmentant le nombre des établissements de formation régionaux. Ce département a bénéficié lors de cette rentrée de la formation professionnelle de cinq établissements conçus aux normes afin de s’adapter à ces personnes aux besoins spécifiques. Des conventions ont, par ailleurs, été signées entre des associations représentant cette frange de la société et des entreprises importantes, citant entre autres, le protocole d’accord signé récemment entre la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (Seaal) et l’Association nationale pour l’éducation, l’emploi et la solidarité avec les aveugles (Aneesa) pour l’intégration de personnel à mobilité réduite, malvoyants, malentendants ou muets parmi les équipes de Seaal. Ces conventions ont, par ailleurs,  permis la formation de 117 enseignants spécialisés dans la langue des signes, informatique et braille. Les spécialités dispensées par le secteur pour cette frange sont pourvoyeuses d’emplois comme la menuiserie de bâtiment, l’électricité, la sculpture sur bois, l'informatique adapté à la technique du braille et la couture.  Signalons que sur les 2 millions d’handicapés que compte l’Algérie, 26.000 personnes aux besoins spécifiques dont 9.600 filles ont obtenu une qualification professionnelle au niveau national depuis 1999. La fédération  algérienne des personnes handicapées, propose une autre solution pour permettre à plus de personnes handicapées de trouver un travail et d’éviter le chômage, il s’agit pour elle de «renforcer la mise en place des CAP, centres d’aide par le travail, des centres qui se chargent à placer des handicapés atteints de certaines maladies qui les empêchent d’être recrutés par les entreprises».

Une seule priorité, l’insertion

Pour la présidente de la fédération Mme Mammeri : « Il faut respecter certaines procédures pour faire travailler un handicapé pour qu’on ne passe pas au stade de l’esclavage par le travail, les CAP permettent un travail protégé.»
 La présidente de la FAPH estime que la «meilleure manière de réussir ces CAP est de signer des conventions avec des organismes recruteurs et mettre en place des dispositifs de sous-traitance afin d’insérer professionnellement ces personnes handicapées en âge de travailler.»  Pour le département de la formation professionnelle  «l’objectif dont aspire le ministère pour le prochain quinquennat est de renforcer la formation par l’apprentissage en faveur des jeunes, surtout les handicapés, estimant que la formation par l’apprentissage est «le meilleur moyen d’insertion socioprofessionnelle.
Une convention cadre a d’ailleurs été signée  entre les  ministères de la formation professionnelle et l’éducation  pour une prise en charge des diplômés des établissements de formation parmi les handicapés pour leur insertion dans le monde du travail en bénéficiant de microcrédits au titre du dispositif de l’Agence nationale de gestion du microcrédit (ANGEM).
Selon le Président de la ligue algéroise d’handisport et vice-président de la Commission d’aide aux Handicapés des Lions Clubs Mustapha Boufellah, on note ces dernières années, une certaine évolution, qui tend vers une amélioration des conditions de vie des personnes handicapées. Evolution qui est, selon lui, le fruit d’un travail conjoint entre associations et entités publiques.
Il cite notamment l’opération «commune accessible» qui a été lancée le 26 avril dernier et qui consiste au réaménagement de 4 villes pilotes (Constantine, Oran, Alger et Ghardaïa).
L’objectif de ce projet est d’identifier les barrières rencontrées par les personnes handicapées dans ces villes et les rendre plus accessibles. Il note par ailleurs que certaines entreprises sont soucieuses d’apporter leur pierre à l’édifice. Parmi les bons élèves on retrouve l’entreprise Seaal qui emploie un grand nombre de personnes handicapées dans son call center et qui a adapté ses locaux pour les rendre accessibles aux personnes handicapées.
Farida Larbi

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