mardi 17 octobre 2017 08:33:59

Cancer du sein dans les pays en développement : L’OMS recommande le dépistage précoce

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande aux pays en voie de développement de renforcer le dépistage précoce du cancer du sein qui y cause près de 270.000 cas décès.

PUBLIE LE : 03-10-2017 | 0:00
D.R

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande aux pays en voie de développement de renforcer le dépistage précoce du cancer du sein qui y cause près de 270.000 cas décès.
Dans une publication à l'occasion du mois rose (octobre) consacré à la sensibilisation contre cette maladie, l'organisation internationale relève que le cancer du sein «est de loin le premier cancer chez la femme, à la fois dans les pays développés et dans les pays en développement et que son incidence progresse régulièrement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire du fait d’une plus longue espérance de vie, de l’augmentation de l’urbanisation et de l’adoption des modes de vie occidentaux".
En conséquence, près de 1,38 million de nouveaux cas entrainant 458.000 décès y sont enregistrés chaque année, déplore l'OMS qui considère qu'en  l'absence de «connaissances suffisantes» sur les causes de ce type de cancer, le dépistage précoce «reste le principal moyen de lutte».  
«Lorsque le cancer du sein est dépisté à un stade précoce, et si un  diagnostic et un traitement appropriés sont disponibles, il y a de fortes  chances qu’il puisse être soigné. A l’inverse, s’il est dépisté tardivement, il est fréquent que le traitement curatif ne soit plus possible. Dans de tels cas, les soins palliatifs, qui permettront de soulager la souffrance des patients et de leurs familles, sont nécessaires», est-il explicité. Tout en rappelant que la majorité des décès (269.000) surviennent dans les pays «à revenu faible ou intermédiaire», l'OMS ajoute que cela est dû au fait que «la plupart des femmes atteintes d’un cancer du sein y sont diagnostiquées très tardivement,  en raison essentiellement de l’absence d’information sur le dépistage précoce et de l’accès insuffisant aux  services de santé».  Aussi, l'organisation encourage-t-elle les Etats concernés à la mise en  place de «programmes complets» de lutte contre la maladie, et ce, dans le  cadre des «plans nationaux de lutte contre le cancer», tout en notant que  «les stratégies recommandées pour un dépistage précoce dans ces pays sont la reconnaissance des premiers signes et symptômes ainsi que le dépistage  par un examen clinique du sein dans des zones pilotes».  «Le dépistage par mammographie est très coûteux et n’est envisageable que dans les pays disposant d’une bonne infrastructure médicale qui ont les  moyens de mettre en place un programme à long terme», est-il indiqué. En Algérie, le cancer du sein est considéré comme étant le premier type de cancer, avec 11.000 cas recensés annuellement, sur les 45.000 nouveaux cas annuels de cancer, tous types confondus, selon les données de l'Institut national de Santé publique (INSP) de 2015. La proportion du cancer du sein familial ou héréditaire représente, quant à elle, 10% de l'ensemble des cas répertoriés, d'où le souci des spécialistes de l'Etablissement spécialisé Pierre et Marie Curie d'Alger, à sensibiliser sur l'importance du dépistage précoce. Le cancer du sein se caractérise en Algérie par la moyenne d'âge des femmes atteintes, laquelle se situe autour de 35 ans et plus, au moment où elle est de 55 ans dans les pays développés, d'après les observations le président de l'Association algérienne d'oncologie médicale, Pr Kamel Bouzid, et consignées dans une étude consacrée aux causes de cette pathologie précoce dans notre pays. (APS)
 

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