samedi 18 novembre 2017 02:08:48
D.R

Le diplomate sahraoui, Sidi Mohamed Omar, a mis en avant, à Genève (Suisse), le rôle important du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale de l'ONU et leur responsabilité quant à l’impératif d'organiser un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui, ajoutant que le Sahara occidental est "un territoire non-autonome, et le Maroc n'a aucun droit de disposer de ses richesses", en vertu des lois et chartes internationales.

Le diplomate sahraoui a souligné, en marge de la 36e session du Conseil des droits de l'homme tenue à Genève, "la responsabilité directe de l'Espagne dans la souffrance du peuple sahraoui". "Même l'ONU ne reconnaît pas au Maroc le droit de se trouver dans les territoires sahraouis et d'y déployer ses forces (...). Aucun pays au monde ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur le territoire du Sahara occidental", a-t-il fait savoir.   M. Sidi Mohamed Omar qui intervenait devant un parterre de représentants de missions diplomatiques et d'organisations de défense des droits de l'homme intéressés par la cause sahraouie, a rappelé que le Front Polisario, représentant légitime du peuple sahraoui "observe son droit légitime de s'opposer à toute démarche susceptible de porter atteinte à ses terres et de défendre tous les droits de son peuple".

Ressources naturelles :  « Halte au pillage ! »

La députée européenne Paloma Lopez a saisi la Commission européenne sur l'affaire de l'acheminement du sable du Sahara occidental vers une plage aux îles Canaries (Espagne) en violation du droit international et européen, exhortant l'exécutif européen à prendre les   mesures nécessaires pour mettre fin au "pillage" des ressources naturelles du peuple sahraoui. Dans une question écrite adressée à la Commission européenne, l'eurodéputée Paloma Lopez a affirmé que l'exécutif doit prendre les mesures nécessaires pour obliger les Etats membres de l'Union européenne   (UE) à empêcher le pillage des ressources naturelles du Sahara occidental et à se conformer à l'arrêt de la Cour européenne de justice (CJUE) qui a conclu que les accords d'association et de libéralisation UE-Maroc ne s'appliquent pas au Sahara occidental. Dans un arrêt rendu le 21 décembre dernier, la CJUE  a conclu que les accords d’association et de libéralisation entre l’UE et le Maroc ne sont pas applicables au Sahara occidental en raison du statut séparé et distinct   garanti au territoire du Sahara occidental en vertu de la charte des Nations unies et du principe d’autodétermination des peuples.  La CJUE qui a jugé que le Maroc et le Sahara occidental sont deux territoires distincts, relevant de souverainetés distinctes, a souligné   également dans son arrêt qu'"il ne peut y avoir aucune exploitation   économique au Sahara occidental sans le consentement du peuple sahraoui". Elle a interrogé, à ce titre, la Commission sur les mesures prises par l'UE après la révélation de l'affaire de l'importation de milliers de   tonnes de sable fin du Sahara occidental pour couvrir la plage de Tauro aux îles Canaries, "en violation du droit international et européen". 
La députée européenne a rappelé, dans ce contexte, que l'importation dans l'UE de produits en provenance du Sahara occidental est "illégale" sans l'accord                préalable du peuple sahraoui dans la mesure où le Maroc                        n'a aucune souveraineté sur les territoires du Sahara occidental.  (APS) 
 

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