mardi 19 septembre 2017 14:24:16

Affluant au Bangladesh : L’ONU va prêter assistance aux 370 000 réfugiés

Des milliers de musulmans Rohingyas continuaient mardi dernier, d’affluer vers le Bangladesh. Selon les dernières estimations de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR), plus 370.000 personnes sont arrivées depuis fin août à Cox’s Bazar, dans le sud-est du Bangladesh.

PUBLIE LE : 14-09-2017 | 0:00
D.R

Des milliers de musulmans   Rohingyas continuaient mardi dernier, d’affluer vers le Bangladesh. Selon les dernières estimations de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR), plus 370.000 personnes sont arrivées depuis fin août à Cox’s Bazar, dans le sud-est du Bangladesh.  Selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), l’ampleur et la vitesse de l’afflux sont sans précédent au Bangladesh.
L’agence onusienne qui précise que «60% des réfugiés sont des enfants», note que plus de 220.000 personnes sont arrivées en six jours. Pour les prendre en charge,   «le système est vraiment au maximum de ses capacités», a indiqué Jean Lieby, chef de la protection de l’enfance au Bureau de l’UNICEF au   Bangladesh, lors d’un entretien avec ONU Info. En effet, les deux camps de réfugiés situés à Cox’s Bazar —qui   hébergeaient près de 34.000 réfugiés rohingyas avant ce nouvel afflux— sont désormais pleins à craquer.
La population a plus que doublé en deux semaines, pour atteindre un total de plus de 70.000 personnes. Des bâtiments publics et de larges tentes ont été ouverts. De nombreux campements improvisés se sont créés en quelques jours et plus de 150.000   personnes s’y sont installées dans des conditions précaires. «Il existe un besoin urgent de terrains et d’abris supplémentaires», a déclaré Adrian Edwards, porte-parole du HCR lors d’un point de presse ce mardi à Genève.
D’autant que les organismes humanitaires s’attendent à ce que le nombre exact de réfugiés soit beaucoup plus élevé et estiment que de «nombreux arrivants sont encore en mouvement». Ils restent au bord des   routes, ce qui rend difficile de les inclure dans les calculs», a ajouté   Adrian Edwards. «Il n’y a pas d’indication que le flux va se tarir», a   confirmé depuis Cox’s Bazar, Jean Lieby. Dans le même temps, à la frontière entre le Myanmar et le Bangladesh, la crise humanitaire s’aggrave.   (APS)

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