lundi 20 novembre 2017 06:38:38

Forum d’El Moudjahid, Journée de Solidarité avec les musulmans de Birmanie : pensée pour un peuple persécuté

L’Organisation nationale de la Promotion de la culture de la paix et de la réconciliation a choisi le Centre de presse d’El Moudjahid pour dénoncer haut et fort le génocide à huis clos des musulmans (Rohingyas) en Birmanie.

PUBLIE LE : 14-09-2017 | 0:00
Ph. Nesrine T.

L’Organisation nationale de la Promotion de la culture de la paix et de la réconciliation a choisi le Centre de presse d’El Moudjahid pour dénoncer haut et fort le génocide à huis clos des musulmans (Rohingyas) en Birmanie. Lors de cette manifestation, qui a regroupé, des députés, des représentants du mouvement associatif, la présidente de cette organisation, Fatma-Zohra Bousbaa, a plaidé pour l’internationalisation du modèle de réconciliation nationale, initié par le Président de la République, qui a permis de tourner  les sombres pages de la tragédie nationale.

Face à la violente répression qui frappe la minorité musulmane Rohingya vivant en Birmanie, l’Organisation nationale de la Promotion de la culture de la paix et de la Réconciliation dénonce, via une motion de soutien à ce peuple, une situation désespérée qui perdure dans l’indifférence générale. Aujourd’hui considérée par l’ONU comme «l’une des minorités les plus persécutées du monde». Dans cette motion, lue par Mme Fatma Zohra Bousbaa, au Centre de presse d’El Moudajhid, les promoteurs de cette initiative disent non au silence qui plane autour de ce flagrant déni d’information.  Pionnière en Algérie (pour la société civile) à dénoncer les atrocités commises à l’encontre des musulmans de Birmanie, cette Organisation qui active, depuis quatre ans, alerte sur les conséquences du silence de la communauté internationale face une situation humanitaire qui risque d’empirer au regard du nombre de morts, massacrés avec la plus grande barbarie dont les photos insoutenables circulent sur les réseaux sociaux. La communauté internationale doit impérativement imposer sa volonté pour stopper une persécution qui n’a que trop duré.
 Les associations de défense des droits de l’Homme, estime l’organisation doivent diligenter des enquêtes  pour identifier les auteurs et les responsables de ces massacres, pour les présenter devant la Cour  de Justice Internationale.  
Les présents à cette journée de Solidarité avec les musulmans de Birmanie ont été unanimes à    dénoncer le silence d’Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix (1991), considérée comme une figure incontestable de l’opposition non-violente birmane, pour la députée Aouissat Fatiha, un prix Nobel de la paix, ne peut fermer les yeux sur une horreur qui a atteint son apogée, et  qui se déroule  de surcroît devant ses yeux. Présentée par certains comme une icône de la liberté et des droits de l’homme, son silence sur le sort de cette minorité musulmane reste incompréhensible.
En effet, le massacre de la communauté musulmane a repris de plus belle, depuis 10 jours environ. Enfants, femmes, hommes et personnes âgées : tous ont été victimes des plus barbares des violences.  Un véritable génocide. On compte plus de 400 morts.
Selon l’ONU, plus de 120.000 Roghingyas ont fui ces violences inouïes, face au silence devenu beaucoup trop pesant de la communauté internationale. L’Algérie, figure parmi les premiers pays arabes à avoir condamné avec la plus grande fermeté ces atrocités. Si d’aucuns se demandent sur les raisons de ce silence, le Dr Mohamed Taybi, a levé le voile sur  cette réaction.
Pour la simple raison, que derrière ce que l’on veut présenter comme un conflit religieux ou ethniques se cachent des enjeux politiques et géopolitiques.
Le boudhisme est une sagesse humaine qu’il faut respecter, explique le conférencier.
C’est pourquoi, il ne faut pas croire qu’il s’agit d’un conflit confessionnel, mais les enjeux sont ailleurs. La création d’un foyer de tension dans cette région, l’Asie centrale, obéit à une stratégie bien définie  avec des desseins clairs, pour preuve la pression diplomatique internationale sur l’État central reste faible.
Nora C.

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Qui sont les Rohingyas ?  

Les Rohingyas sont de confession musulmane, vivant dans un pays à majorité bouddhiste, dans l’état d’Arakan, en Birmanie.
La présence des Rohingyas dans la région de l’Arakan remonte au VIIe siècle, bien avant l’arrivée des Rakhines de confession bouddhiste que les historiens situent à partir du Xe siècle.  Depuis les années 1970, une politique de répression, de violence et de déportation a été entreprise à l’encontre des Rohingyas afin les expulser vers les pays limitrophes. En 1982, une loi relative à la citoyenneté a, sans autre forme de procès, déchu les Rohingyas de leur nationalité birmane. Depuis, la junte militaire birmane a mis en place un programme d’épuration ethnique et religieuse contre cette communauté, qui se voit injustement accablée de tous côtés. Absence de liberté de circulation, travail forcé, mise en place de lois discriminatoires concernant le mariage et le droit d’avoir des enfants, planning familial imposé, restrictions administratives, difficultés d’accès à l’éducation et à la santé, exclusion politique et religieuse, humiliations, mauvais traitements, confiscation des terres et des biens, taxes arbitraires, ainsi que des viols, des tortures, des exécutions sommaires, sont au nombre des exactions commises à l’encontre de cette minorité.
 

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