dimanche 24 septembre 2017 22:13:16

Réforme financière : Un processus à parachever

Le système financier algérien, notamment les banques, est appelé à modifier son mode de gestion, pour s’inscrire dans la dynamique de croissance telle que préconisée dans le sillage du nouveau modèle de croissance.

PUBLIE LE : 14-09-2017 | 0:00
D.R

Le système financier algérien, notamment les banques, est appelé à modifier son mode de gestion, pour s’inscrire dans la dynamique de croissance telle que préconisée dans le sillage du nouveau modèle de croissance. Aussi, la prochaine phase exige que ces institutions assument le rôle d’instruments d’accompagnement de l’économie nationale et de soutien à l’investissement. Dans cette optique, le plan d’action du gouvernement a ouvert un chapitre consacré à la réforme financière, avec, comme priorité, le parachèvement des réformes des banques et établissements financiers, dans le souci d’améliorer «leur efficacité, leur rentabilité et leur compétitivité». La démarche retenue prévoit ainsi sur une série d’actions, à savoir la mise à niveau du cadre législatif et réglementaire régissant l’activité bancaire, la poursuite de la modernisation des systèmes de paiement, et notamment la généralisation des instruments modernes de paiement qui accusent un grand retard, et le renforcement des systèmes d’information des banques, pour leur permettre d’arrimer le niveau de contrôle de leurs opérations aux standards internationaux.
L’autre mesure qui mérite d’être soulignée consiste en la réduction des délais d’examen des dossiers de crédits, à la faveur d’une décentralisation accrue de la prise de décision et la dynamisation du marché du crédit. Une revendication formulée par les organisations patronales et les investisseurs qui ne cessent de pointer du doigt les pratiques bureaucratiques et les lenteurs dans l’étude de dossiers soumis aux banques. Dans le même contexte, le gouvernement entrevoit une diversification de l’offre des produits bancaires en conformité avec les besoins et attentes de la clientèle, y compris le leasing et les produits de la finance islamique. Le gouvernement prévoit également une marge pour le développement du marché des capitaux, ainsi que de la Bourse, à même d’ouvrir des alternatives au financement des investissements et aux augmentations de capital. Sur un autre plan, le gouvernement compte «promouvoir l’utilisation, par les banques et par les investisseurs, des différents instruments mis en place pour encourager et accompagner l’investissement, en l’occurrence les fonds de garantie de l’investissement, et les fonds de soutien régionaux créés au niveau de toutes les wilayas». Concernant le Fonds national d’investissement (FNI), ce dernier sera «sollicité pour des prises de participation temporaires, dans des investissements, y compris privés, de moyenne ou de grande importance».
D. Akila

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