mardi 19 septembre 2017 14:25:17

Coopération sud-sud : Une alternative crédible

L’expertise agricole algérienne au Soudan, à la Palestine et à Djibouti

PUBLIE LE : 13-09-2017 | 0:00
Ph. : Nesrine

Les travaux de l’Atelier International Sud-Sud d’échange de connaissances sur «La promotion du développement inclusif des chaînes de valeurs dans la région de l’Afrique du Nord et du Proche-Orient (prodicva)» ont démarré, hier, à l’Institut national de la recherche agronomique (INRAA), en faveur du renforcement de la coopération entre les pays du Sud, notamment le soutien du processus d’intégration des chaînes de valeur (les filières) au profit des ménages ruraux, ainsi que les ménages de petits agriculteurs, les femmes, les jeunes chômeurs et les petites et moyennes entreprises dans les pays partenaires, en l’occurrence le Soudan, Djibouti et la Palestine.

Financé conjointement par l’Algérie et le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) pour un montant de 3 millions de dollars, ce projet de coopération vise le développement de filières territorialisées dans les pays partenaires et la valorisation des savoir-faire locaux en termes de conditions d’accès aux marchés pour le développement des échanges en rapports avec la chaîne de valeur et la construction de partenariats entre les pays de la région Proche-Orient et Afrique du Nord (Mena) dans le cadre de cette coopération Sud-Sud
A cette occasion, et lors de son allocution d’ouverture, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, M. Abdelkader Bouazghi, a insisté sur le fait que « la politique du développement agricole et de la pêche entrepris par l’Algérie accorde une importance capitale à répondre aux besoins alimentaires de la population à travers l’augmentation de la demande nationale, notamment par une plus grande participation au développement et à la diversification de la production, y compris la production locale.
Cela vise, poursuit-il, l’augmentation des exportations agricoles et de la pêche pour atteindre « une vraie autosuffisance alimentaire durable, ainsi que la diversification de l’économie national ». « La croissance démographique que connaît le monde, la réduction des espaces agricoles ainsi que l’impact du changement climatique sur la production agricole, doivent être considérer comme des challenges que nous devons gagner pour répondre aux aspirations de nos peuples à travers l’accroissement de tous les efforts pour atteindre l’autosuffisance alimentaire », a-t-il souligné, en relevant, que l’Algérie aspire bien développer sa coopération avec le FIDA, pour avoir plus d’expérience dans le cadre agricole, l’élevage,  la pêche marine, ainsi que la gestion des ressources naturelles. « L’Algérie procède des connaissances techniques par excellence qu’elle a accumulées ces dernières années et qu’elle est prête à partager avec les autres pays du Sud », a-t-il précisé, notant, que ce projet s’inscrit en droite ligne dans les perspectives stratégique pour le développement de la coopération entre les pays du Sud.

L’expertise agricole algérienne  au Soudan, à la Palestine  et à Djibouti

Ainsi, il a été convenu, que l’Algérie apportera son expertise dans le domaine agricole au Soudan, à la Palestine et à Djibouti à travers la création d’un centre d’excellence régional (CER), constitué sous la forme d’un réseau, hébergé par l’INRAA, qui travaillera avec toutes les institutions techniques et les centres d’expertises algériens pour exporter l’expérience algérienne dans le domaine du développement agricole, précise le représentant Fonds international pour le développement agricole (FIDA), M. Abdelkarim Sma. Ajoutant, que « l’Algérie est un membre fondateur du FIDA. C’est un pays clé qui contribue au financement du fonds et qui continu à être intéressé à travailler avec le FIDA à travers ses modalités de coopération Sud-Sud et d’autres modalités techniques ».
L’Algérie aura à mobiliser ses experts uniquement, représentée par l’Institut national de la recherche agronomique d’Algérie (INRAA), pour une durée de quatre années. Par la suite, les champs d’intervention de l’Algérie toucheront d’autres pays, grâce à la maîtrise acquise au fil des années par l’Algérie dans le domaine agricole, incluant les métiers de l’élevage.
Pour sa part, l’Algérie pourra également, s’inspirer, par exemple, de l’expérience de certains pays qui ont pu substituer les cultures du maïs et du soja par d’autres produits tels que l’orge comme intrant pour la filière avicole. Mais, l’importance de la coopération Sud-Sud, ne signifie pas l’abandon de celle qui existe entre le Nord et le Sud, comme il a été annoncé par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche,  en précisant, « qu’il n’était pas question de perdre de vue la coopération avec les pays du Nord qui peuvent tout aussi bien proposer des solutions adaptées à l’Algérie», a-t-il souligné, en ajoutant, que  «La coopération Sud-Sud ne se substitue pas, mais complète plutôt la coopération Nord-Sud»,
En outre, la nécessaire coopération entre les pays du Sud a été longuement défendue par les différents animateurs de l’atelier international.
Selon des responsables, la coopération Sud-Sud dans le domaine de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche est importante car la réalité des pays du Sud « est plus ou moins similaire même si chaque pays a ses spécificités ».
Kafia Ait Allouache
 

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