mardi 19 septembre 2017 14:18:37

À la veille de la réunion de l’ONU : L’exode des Rohingyas se poursuit

Des milliers de Rohingyas continuaient mardi à affluer vers le Bangladesh, où plus 370.000 personnes était arrivées depuis fin août, un exode massif qui s'apparente à un «nettoyage ethnique» d'après l'ONU, qui réunira mercredi son Conseil de sécurité.

PUBLIE LE : 13-09-2017 | 0:00
D.R

Des milliers de Rohingyas continuaient mardi à affluer vers le Bangladesh, où plus 370.000 personnes était arrivées depuis fin août, un exode massif qui s'apparente à un «nettoyage ethnique» d'après l'ONU, qui réunira mercredi son Conseil de sécurité. Une réunion qui s'annonce tendue: la Chine, qui est le premier investisseur étranger de la Birmanie, a réitéré mardi son «soutien» au pays et loué «ses efforts pour préserver la stabilité de son développement national». Dans le même temps, à la frontière entre la Birmanie et la Bangladesh, la crise humanitaire s'aggrave. Le nombre exact de réfugiés pourrait être beaucoup plus élevé, ont précisé les Nations Unies qui estiment que de «nombreux arrivants sont encore en mouvement et restent au bord des routes, ce qui rend difficile de les inclure dans les calculs». Lundi, les Nations unies avaient comptabilisé 313.000 personnes. Les organisations internationales peinent à prendre en charge un tel afflux de réfugiés : malades, blessés pour certains, affaiblis et affamés, ils arrivent complètement démunis dans une zone où les camps sont déjà surpeuplés. «L'ampleur et la vitesse de l'afflux sont sans précédent au Bangladesh», estime l'Unicef qui précise que «60% des réfugiés sont des enfants». De nombreux campements improvisés se sont créés en quelques jours et plus de 150.000 personnes s'y sont installées dans des conditions précaires. Cette nouvelle flambée de violences, dans une région souvent en proie aux troubles, a commencé fin août avec des attaques de rebelles rohingyas contre la police birmane, qui ont déclenché une répression de l'armée. Bilan, plus de 400 morts, la plupart rohingyas, selon l'armée, l'ONU évoquant plus de 1.000. Les rebelles ont déclaré dimanche un cessez-le-feu unilatéral d'un mois, mais le gouvernement birman a répondu qu'il ne négociait pas avec des «terroristes». En visite dans les camps mardi, la Première ministre bangladaise, Sheikh Hasina, a demandé au gouvernement birman de «cesser de torturer des personnes innocentes». Plus tôt, elle avait précisé que c'était à la Birmanie de «résoudre» cette crise.
 

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