dimanche 24 septembre 2017 22:11:07

Réforme financière : Un processus à parachever

Renforcer les capacités de gouvernance et de gestion des risques

PUBLIE LE : 12-09-2017 | 0:00
D.R

Le système financier algérien, notamment les banques, est appelé à modifier son mode de gestion, pour s’inscrire dans la dynamique de croissance telle que préconisée dans le sillage du nouveau modèle de croissance. Aussi, la prochaine phase exige que ces institutions assument le rôle d’instruments d’accompagnement de l'économie nationale et de soutien à l’investissement.
Dans cette optique, le plan d’action du gouvernement a ouvert un chapitre consacré à la réforme financière, avec, comme priorité, le parachèvement des réformes des banques et établissements financiers, dans le souci d’améliorer «leur efficacité, leur rentabilité et leur compétitivité». La démarche retenue prévoit ainsi sur une série d’actions, à savoir la mise à niveau du cadre législatif et réglementaire régissant l’activité bancaire, la poursuite de la modernisation des systèmes de paiement, et notamment la généralisation des instruments modernes de paiements qui accusent un grand retard, et le renforcement des systèmes d’information des banques, pour leur permettre d’arrimer le niveau de contrôle de leurs opérations aux standards internationaux. L’autre mesure qui mérite d’être soulignée consiste en la réduction des délais d’examen des dossiers de crédits, à la faveur d’une décentralisation accrue de la prise de décision et la dynamisation du marché du crédit. Une revendication formulée par les organisations patronales et les investisseurs qui ne cessent de pointer du doigt les pratiques bureaucratiques et les lenteurs dans l’étude de dossiers soumis aux banques. Dans le même contexte, le gouvernement entrevoit une diversification de l’offre des produits bancaires en conformité avec les besoins et attentes de la clientèle, y compris le leasing, et les produits de la finance islamique.
Le gouvernement prévoit également une marge pour le développement du marché des capitaux, ainsi que de la Bourse, à même d’ouvrir des alternatives au financement des investissements et aux augmentations de capital. Sur un autre plan, le gouvernement compte «promouvoir l’utilisation, par les banques et par les investisseurs, des différents instruments mis en place pour encourager et accompagner l’investissement, en l’occurrence les fonds de garantie de l’investissement, et les fonds de soutien régionaux créés au niveau de toutes les wilayas». Concernant le Fonds national d’investissement (FNI), ce dernier sera «sollicité pour des prises de participation temporaires, dans des investissements, y compris privés, de moyenne ou de grande importance».

Renforcer les capacités de gouvernance et de gestion des risques

La réforme du système bancaire, qui n’est pas un dossier récent, est aujourd’hui incontournable, car indispensable à la conduite du nouveau modèle de croissance. Elle est rendue nécessaire par le fait d’une «situation de manque structurel de liquidité au sein du secteur». Aussi, pour remédier aux anomalies constatées dans le fonctionnement du système bancaire, l'État et la Banque d'Algérie sont censés intervenir dans un cadre concerté, «pour qu'une réelle compétition s'installe entre les banques nationales au bénéfice de l'investissement des entreprises, à travers l’instauration d’une réelle concurrence, la création d’une Banque postale sur la base du réseau étendu de la Poste, et de l’expérience de cette dernière en matière de collecte et de gestion d’épargne populaire, la modernisation et la diversification des produits et services proposés par les banques», ce qui permettra d’absorber l’abondante épargne concentrée dans les circuits informels, une manne qui pourrait alimenter l’investissement productif et financer les porteurs de projets.
Les propositions des experts plaident également pour la nécessité de renforcer «les capacités de gouvernance et de gestion des risques des banques, notamment en matière de risques de crédit et de change, à travers la mise en place par la Banque d’Algérie d’un système de rating des entreprises, la réforme du droit et des procédures de mobilisation des sûretés personnelles et réelles, et la réforme du droit des faillites et des procédures de recouvrement en cas de défaillances». La réforme préconise aussi le développement des marchés de capitaux, par la mise en œuvre des mesures nécessaires à son essor dans une conjoncture qui recommande que toutes les options de financements soient exploitées, pour faire face à l’amenuisement des ressources de l’État.
    D. Akila

 

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