samedi 16 dcembre 2017 21:22:40

Voies ferrées et tunnels : compétence des entreprises nationales

Voies ferrées et tunnels : des compétences nationales avérées

PUBLIE LE : 12-09-2017 | 0:00
D.R

Le ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zaàlane, a instruit, hier, de l’impératif de rattraper le retard accusé dans le projet de modernisation du tronçon routier de la RN 1, reliant Djelfa à Laghouat, sur une distance de 40 km.
 Lors d’une inspection du chantier de ce projet accusant un retard de   réalisation, M. Zaàlane a instruit, les responsables en charge, de l’impératif de la mise au point d’un plan d’action en vue de l’accélération de ses travaux, avant la tenue d’une rencontre au siège du ministère, durant la semaine en cours, a-t-il indiqué. Ce projet n’avance pas au même rythme ‘‘satisfaisant’’ enregistré par des projets similaires, en réalisation sur ce même axe routier reliant le nord et le sud de Djelfa, sur une distance de 170 km, a souligné le ministre, estimant que la mise en œuvre de ces procédures devrait impacter positivement sur le projet.
 La bonne marche de ce chantier va profiter au citoyen, a-t-il ajouté, à   l’issue de la présentation de la carte technique du projet, dont l’entreprise en charge s’est vu adresser deux mises en demeure, au lieu d’une résiliation de contrat, que M. Zaàlane considère non bénéfique tant pour l’entreprise que pour le citoyen.
 Il a, en outre, souligné l’importance de cette route, eu égard au fait   qu’elle constitue un point noir dans la région. En effet, cette route est généralement le théâtre d’un accident de la circulation tous les deux jours, tout en enregistrant un trafic considérable de véhicules lourds, du fait qu’elle est considérée comme un trait d’union entre le nord et le sud du pays.  
La RN 1 s’étend jusqu’au point le plus lointain du sud algérien, soit In   Guezam, sur une distance de 2.500 km, et de là vers l’Afrique, d’où son   importance cruciale pour l’Etat algérien, selon le ministre, qui a estimé   que son coût élevé est largement justifié par son impact socioéconomique   d’importance sur toutes les régions qu’elle traverse.
  Le projet de modernisation de la route Djelfa-Laghouat a été affecté   d’une enveloppe de près de quatre milliards de dinars, est-il signalé.
 Cette visite du ministre des Travaux publics et des Transports à Djelfa a donné lieu à une inspection du chantier de maintenance de l’axe de la RN 1 reliant Hassi Bahbah à Djelfa, avant une visite, sur la même route   nationale, des chantiers de dédoublement de voie des tronçons Hassi  Bahbah-Ain Ouessara (40 km) et Ain Ouessara/Boughezoul ( 34 km).

Voies ferrées et tunnels :  des compétences nationales  avérées

Les entreprises nationales en charge de projets de voies ferrées et   autres, à l’échelle nationale, font montre d’une grande compétence, doublée   d’une haute maîtrise dans le forage de tunnels notamment, en exploitant une   main-d’œuvre algérienne à 100%, sortie des universités algériennes, a souligné le ministre dans une déclaration en marge de sa visite d’inspection.  
Il a ajouté que ces compétences humaines algériennes ont permis, à ces   entreprises, d’être représentées en force dans de grands projets nationaux, dont celui de l’extension du métro d’Alger, confié à Cosider.  M. Zaàlane, qui a souligné l’inscription des projets ferroviaires au titre de la vision stratégique du Président de la République, les considérant comme   un moteur de développement et d’amélioration du cadre de vie des citoyens, a mis en exergue le rôle joué par les compétences nationales dans la   consécration de ces projets, au titre desquels des moyens de réalisation   locaux sont, également, exploités, dont les traverses en béton, qui   étaient importées dans le passé, et qui sont désormais produites au niveau   de cinq unités relevant d’un grande entreprise publique, s’est-il félicité.  Faisant une rétrospective du secteur ferroviaire, le ministre a indiqué que la totalité du réseau ne dépassait pas 2.000 km en 1999, avant d’atteindre les 4.000 km actuellement, au moment où près de 2.300 km de lignes ferroviaires sont en réalisation au   titre du Programme présidentiel, avec des taux d’avancement estimés entre   80 et 90%.  Il a cité parmi les grandes lignes actuellement en chantier celles de Tiaret-Relizane, Touggourt-Hassi Messaoud, Annaba-Ramdane Djamel   (Skikda), et Sétif-El Guerzi (Constantine).  
Outre la diversification des moyens de transport, la voie ferrée est dotée d’une importance vitale dans la fluidification du trafic, tout en préservant le réseau routier de la dégradation, a encore observé le ministre, signalant la réalisation, chaque année, d’une action de maintenance au profit de 1.000 km de routes, d’un réseau global de 30.000 km de routes nationales, ce qui représente en soi des frais considérables sur le budget de l’Etat a estimé M. Zaàlane. L’opportunité a donné lieu à une présentation d’un état des lieux des projets ferroviaires en réalisation à Djelfa, par des sociétés nationales, avec des délais de livraison fixés pour l’année 2018 pour certains, et durant le premier trimestre 2019 pour d’autres. Il a insisté, à l’occasion, sur le respect de techniques supérieurs dans la réalisation des voies ferrées, dont notamment celles concernant la   vitesse, qui atteindra 220 km/h pour les trains de voyageurs, et entre 100 et 120 km/h pour ceux des marchandises. Sur le chantier de réalisation d’un tunnel, inscrit au titre du projet de trois tunnels dans la région de Chbika, de la commune d’Ain   Mabed, dans le cadre de la ligne Djelfa-Boughezoul, le ministre n’a pas manqué de rappeler l’impact socioéconomique d’importance attendu de ces projets, à leur livraison, au vu de la position stratégique de la wilaya   de Djelfa. (APS)

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