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Lila Borsali diva de la chanson andalouse

Symbole de la classe, de la distinction et de la réussite au féminin, Lila Borsali est née le 12 juillet 1976 à Alger d’une famille tlemcénienne de mélomanes

PUBLIE LE : 05-09-2017 | 0:00
D.R

Symbole de la classe, de la distinction et de la réussite au féminin, Lila Borsali est née le 12 juillet 1976 à Alger d’une famille tlemcénienne de mélomanes. Son père, Abdellah Benmansour, pharmacien, est un amoureux des arts, et sa mère Sabiha Benkelfat, enseignante de français à l'université, est présidente de l'association culturelle « La grande maison », à l'origine de l'institution d'un prix littéraire national portant le nom du prestigieux écrivain Mohamed Dib. Poussée par son désir de chanter, Lila, dès l'âge de onze ans, apprend à jouer de la mandoline en classe d’initiation dirigée par M. Bekkaï. Elle rejoint quelque temps après l’orchestre senior de la prestigieuse association «Ahbab Cheikh Larbi Bensari» menée par M. Fawzi Kalfat et en devient l’une des solistes piliers du groupe. Elle participe à de nombreux concerts et festivals ainsi que l’enregistrement d’un CD à Radio France intitulé « Nouba Zidene » dans lequel elle interprétait un « insiraf » : Ya Ghazal Dabyu el Hima, un classique de l’anthologie arabo-andalouse. En 1995, elle quitte Tlemcen pour Paris et devient co-fondatrice de l’Association Les Airs Andalous. Sous la direction de M. Abdelkrim Bensid, elle opte pour un instrument plus traditionnel la kouitra ; elle enrichit ses connaissances dans le domaine du patrimoine et parfait sa technique de chant. Elle a, pendant les années passées à Paris, l’occasion de côtoyer d’illustres maîtres de la musique andalouse tels que feu Amine Mesli et M. Yahia Ghoul. En outre, elle participe à l’enregistrement du hawzi Tlemcen ya hmam. En 2009, Lila Borsali revient en Algérie où elle enregistre son premier CD en tant que soliste. Dans la même année, elle intègre l’association « Les Beaux Arts » d’Alger sous la direction d’Abdelhakim Boukoura (Lauréat du festival sanaa 2009). Avec cette association, elle participe à diverses manifestations, et elle enregistre avec l’orchestre une Nouba Rasd où elle interprète un Insiraf. Elle excelle dans l’interprétation de la nouba et du hawzi. En 2013, à la suite du décès de son époux Selim Borsali, la chanteuse fait une pause de plusieurs mois avant de revenir avec un double album Nouba Ghrib dédié à son défunt mari. Elle est également mère de deux filles, Meriem (née 1997) et Sofya (née 2004).
Sihem Oubraham

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