jeudi 14 dcembre 2017 11:11:58

NOUVELLES De sétif

Pour ceux qui ont suivi le parcours de la cimenterie de Ain El Kebira, depuis son entrée en production en 1978, il aura été indéniablement marqué par des évolutions qualitatives qui font aujourd’hui de cette grande réalisation un fleuron en la matière.

PUBLIE LE : 19-08-2017 | 0:00
D.R

Cimenterie de Ain el Kebira
Fleuron de la région

Pour ceux qui ont suivi le parcours de la cimenterie de Ain El Kebira, depuis son entrée en production en 1978, il aura été indéniablement marqué par des évolutions qualitatives qui font aujourd’hui de cette grande réalisation un fleuron en la matière.

Un grand projet, filiale du Groupe industriel des ciments d’Algérie (GICA), où le défi a fini par être relevé grâce à la compétence de ses cadres mais aussi à la volonté et la détermination qui ont sans cesse animé les travailleurs, souvent à l’œuvre dans des conditions climatiques très difficiles, prouvant ainsi que rien n’était impossible pour cimenter ce formidable esprit d’entreprise et faire de cette usine un exemple de la dynamique de renouveau industriel. Rien en effet n’a été laissé au hasard pour que cette cimenterie soit cotée aux normes internationales et constituer un maillon fort du groupe GICA dans son ambitieuse politique d’investissement, implantée de surcroit au cœur d’une région de bâtisseurs  dont elle constitue la fierté et  le référent. Opérationnelle depuis septembre 1978, cette cimenterie, dont les cadres déploient aujourd’hui de gros efforts pour la fabrication de nouveaux ciments, à l’instar du ciment pétrolier, à l’effet de diversifier sa  production, se substituer ainsi aux importations et décrocher ses parts de marché dans un monde où la concurrence a tendance à se déployer, connaîtra au fil des ans une évolution dont l’impact se fera régulièrement ressentir par la création de richesses et de nouveaux emplois. C’est ainsi que cette réalisation conçue pour assurer une production de 1.000.000 de tonnes/an ne tardera pas, grâce à la volonté de ses cadres et travailleurs, à dépasser la capacité installée. Une ambition, d’autant plus forte que cette production sera portée à 1.310.148 tonnes en 2014 et ambitionne de se hisser à 1.320.207 tonnes une année après.
L’envergure  déployée au fur et à mesure ne sera pas sans aller dans une courbe ascendante  en terme de production, sachant que sur cette ancienne ligne, les prévisions établies seront largement dépassées et portées à 1.370.000 tonnes de ciment et un objectif de clôturer l’année en cours à hauteur de 1.380. 000 tonnes de ciment sur cette première ligne au niveau de laquelle d’importants investissements seront consentis en 2006  et 2011 pour la mise en place des filtres à manche  et assurer ainsi une protection environnementale «Santé-Sécurité-environnement» au titre d’un  système de management intégré.
Une gamme de nouveaux ciments

«Pour les deux ensembles, nous prévoyons de réaliser 3 millions de tonnes à la clôture de l’année», souligne M. Khaber Laid, le P-DG de la Société des ciments de Ain el Kebira, qui ne manque pas de mettre en exergue ce formidable nouvel acquis qu’est  l’extension de la cimenterie avec une production supplémentaire de 2 millions de tonnes/an et dont l’investissement, avec le gisement, le matériel pour l’exploitation, le gaz et l’électricité, aura nécessité 40 milliards de DA.
Cette  nouvelle ligne de production est un projet qui s’intègre dans le cadre de la stratégie industrielle destinée à relancer les investissements productifs de l’Etat, contribuant par la même à la création de 350 emplois industriels directs marchands et 1.500 autres indirects, non sans assurer un programme de formation  et un transfert de technologie pour une centaine d’ingénieurs dans les usines du constructeur. Avec  une production supplémentaire de 2 millions de tonnes, qui porterait alors la capacité de la SCAEK à mettre sur le marché plus de 3 millions de tonnes de ciments par année, ces objectifs de croissance s’inscrivent ainsi dans la stratégie du gouvernement, à l’effet d’arriver à l’autosuffisance d’une part et à la réalisation d’un programme d’exportation de ce liant hydraulique. «Nous avons atteint un taux de satisfaction client de 100% », ajoute le P-DG de la SCAEK qui souligne, par ailleurs, à propos de cette deuxième ligne entièrement automatisée et  qui tourne à plein régime : «Nous sommes en phase d’essai avec le constructeur  et nous allons faire les 3 millions de tonnes à la fin de l’année en cours avec un objectif de 3,5 millions de tonnes  en 2018 ». Des défis qui passent aussi  par la diversification de la gamme avec le ciment résistant au sulfate  et le ciment pétrolier  dont la phase de certification API est en cours.
«Nous prévoyons d’introduire d’ici la fin du mois d’août, un nouveau mode de conditionnement pour répondre à la demande de clients qui ne disposent pas de silos de stockage et  mettre sur le marché un ciment de construction de différentes classes».


Préservation du vieux bâti
mémoire architecturale

Combien de fois suis-je passé, dans le sillage de mon enfance, au cœur de Sétif que l’on qualifiait alors de petit Paris, de par son urbanisme, qu’une seule aiguille ne venait pas écorcher et combien de fois ai-je vu tant de bâtisses édifiées aux normes du siècle se fondre harmonieusement en symbiose avec le vieux Sétif, témoins de tant d’années d’art et d’histoire qui conféraient à cette ville son cachet, son authenticité, sa différence et pour tout dire sa beauté. Des années ont passé, dans l’indifférente de l’homme, signes du temps qui s’est écoulé pour laisser  place aux touches d’une modernité qui n’en est pas une, aux désastres  d’une main ravageuse qui n’a pas su allier les facettes d’un temps et celles d’un autre temps, pour édifier en lieu et place de bien des acquis du vieux Sétif, des temples du sommeil ou des bâtisses qui n’ont pu se réveiller de leurs séquelles.  
Comment, sinon, ne pas trébucher sur les pas de sa mémoire en parcourant ces arcades, témoins d’un autre temps forgé alors par les vieillards de Sétif, tout de blanc vêtus et l’œil à peine débordant de grosses lunettes de vue, guider, et avec quelle dextérité, l’aiguille  qui se fondait dans ce large morceau de tissu blanc pour monter et avec quels décors d’autres somptueux burnous ou gandouras d’une authenticité préservée, qui n’est plus là, laissant  place à une machine défilant à vive allure pour faire vite et «bien» sur le «traditionnel» d’une robe soigneusement colorée ou la couture d’un jeans déchiré. Comment dans ma mémoire qui se fige, m’empêcherais-je de voir  encore, voilà deux années ou plus, cet engin  défier cette pierre fragile portant en elle tant de beaux signes du vieux Sétif, s’écrouler pour laisser place à des tours à vous faire tourner la tête.
Deux exemples, trois même, et autant du genre, ne suffiront pas  à mettre à nu   les effets d’une situation que le tramway  de Sétif est venu, il faut l’espérer, annihiler avec  cette piétonnière qui traversera une bonne partie  du vieux Sétif pour lui conférer avec des matériaux nobles et sans dégât aucun sa juste beauté. Ain Fouara et ses platanes centenaires seront sauvegardés pour se fondre au cœur d’un bel aménagement spécifique avec cette partie du vieux Sétif, ou ce qu’il en reste.
Il reste qu’autant d’aménagements ne pourraient faire valoir leur argumentation et arrimer la ville à son passé que si tous ceux qui disposent d’un espace tout au long de cette avenue piétonnière, y mettent  du leur pour préserver ces arcades soigneusement façonnées, façades de leurs logis et commerces et contribuer ainsi à préserver une partie  de Sétif d’antan et lui conférer ainsi son authenticité.


université Mohamed-Lamine-Debaghine
Le savoir sur un… haut plateau

Issue de la restructuration de  l’université    Ferhat-Abbes au lendemain de la saturation du grand plateau d’El Bez, qui s’étale sur 120 hectares, et de la faculté centrale qui aura été le premier noyau de cette grande infrastructure de l’enseignement supérieur, l’université Mohamed-Lamine-Debaghine qui accueille aujourd’hui 24.000 étudiants, se veut être d’autant plus ambitieuse qu’elle consacre une place privilégiée à la recherche scientifique et s’inscrit dans un contexte marqué par la signature de plusieurs conventions avec d’autres universités du monde. Aussi jeune qu’elle soit, cette université dispose déjà de 11 laboratoires et d’une unité de recherche qui accueillent plus de 6.000 étudiants en graduation et 546 en post-graduation. Des efforts d’autant plus importants qu’ils se sont traduits pour la seule année 2016-2017 par 148 soutenances avec succès dans divers domaines et ce, indépendamment des 11 projets de recherche qui attestent, si besoin est, de l’ouverture de cette université sur son environnement et son rayonnement constant sur les grandes préoccupations de la société.
Des acquis qui ont été consolidés au cours de cette même année par la réception de 6.000 places pédagogiques et le transfert de la faculté de droit et des sciences juridiques de l’université Ferhat-Abbes Sétif 1 vers cette université, lui permettant ainsi de regrouper toutes ces structures et de disposer de nouveaux équipements qui lui permettent d’entamer la nouvelle année dans de bonnes conditions.
Le recteur de cette université, le Pr Khier Guechi, ne manquera pas de faire état des avancées relevées au niveau de cette infrastructure et des ambitions, sachant que ses rangs sont renforcés par plus de 4.000 nouveaux bacheliers qui, pour la plupart, ont confirmé leur choix, quand bien même cet intérêt semble être porté  vers l’éducation physique et sportive et l’anglais.  
Parmi les ambitions qui s’intègrent aussi de plain-pied dans la dynamique  développée à ce niveau, le projet de l’institut des sports et celui du grand laboratoire scientifique tout comme le centre d’apprentissage intensif des langues accueillant déjà 2017 adeptes émanant de l’environnement de cette université.
Une ouverture sur l’environnement socio-économique qui passe aussi, dira le recteur, par l’ouverture prochaine d’une nouvelle section de l’administration générale aux inscriptions nationales pour la formation de cadres compétents et le recyclage de ceux qui œuvrent déjà au niveau de plusieurs secteurs. Deux nouvelles spécialités se rapportant à l’administration publique et à la «E»Administration marqueront l’ouverture de cette section, soulignera-t-il.
Nawel Abdelatif Mami, vice-recteur, fera état d’autres avancées non moins importantes, qui sont à mettre à l’actif de cette université au titre de la coopération et se penchera sur le programme «ABDEM» qu’elle coordonne. Un programme international et interdisciplinaire avec une approche basée sur les droits de l’homme.
 

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