mardi 24 octobre 2017 03:10:58

Mix énergétique : la solution pour économiser le gaz

Economie de milliards de m3 de gaz pour l’Algérie.

PUBLIE LE : 13-08-2017 | 0:00
D.R

En Algérie, la transition énergétique est plus que jamais à l’ordre du jour. «C’est l’affaire de tous les départements ministériels, c’est à l’école que l’apprentissage de l’écocitoyenneté se fera (…)», a déclaré le Pr  Chems Eddine Chitour, à Montréal, où il a été invité pour une conférence-débat.
L’expert dit que la  transition énergétique devrait être établie sur un «consensus politique national» car, au moment de l’application, «ce sont des citoyens qui feront que cette stratégie réussira, car il s’agit de ne pas hypothéquer l’avenir des générations futures». Dans son intervention, reprise par le site «mondialisation.ca», l’universitaire passe en revue une transition vers le développement humain durable. Elle repose sur une stratégie énergétique qui devra être flexible et constamment adaptable. Ce scénario, «50% renouvelable à atteindre d’ici 2030, nous ferait économiser des milliards de m3 de gaz». S’appuyant sur étude de la Banque mondiale qui nous apprend que 15% de l’essence consommée au Maroc ou en Tunisie provient d’Algérie, Pr Chitour dit que cette hémorragie aux frontières, jointe à un gaspillage de l’énergie «obligent l’Algérie à importer, selon les années, jusqu’à 3 milliards de dollars par an de carburants, revendus 5 fois moins cher au consommateur». Dans ce modèle, une place importante est réservée aux économies d’énergie qui «peuvent aller jusqu’à 20%». Pour l’expert, «il faut expliquer au citoyen que 80% des subventions sont aspirées par ceux qui ont les moyens de payer plus, mais qui paient des sommes dérisoires».  Même le FMI recommande de cibler les catégories à aider. D’autre part, il recommande de s’inscrire dans la révolution électrique qui fait que les transports qui font que l’électricité sera de plus en plus utilisée. Objectif : gagner des étapes. «Nous devons demander sans complexe à Renault de nous aider à mettre en place une voiture électrique low cost, comme elle s’apprête à le faire en Inde. Nous devons demander à Volkswagen, non pas de nous aider à mettre en place une industrie des voitures thermiques qui seront rapidement obsolètes, mais une industrie des voitures électriques», propose l’universitaire. Et d’ajouter, par ailleurs, l’atout du Sahara qu’il qualifie d’une «véritable pile électrique qui fournira de l’électricité pour le transport multimodal : voitures camions, rail». À ce sujet, Pr  Chitour voit loin. «On peut imaginer des villes nouvelles au Sahara, avec la disponibilité de l’eau et de l’énergie permettant les activités agricoles, et même une transsaharienne du rail et des camions électriques». Pour lui, il n’est pas interdit de penser à un «nouveau schéma d’aménagement du territoire qui permettrait la création de villes nouvelles renouvelables avec la disponibilité de l’eau et de l’électricité». Des villes, soutient-t-il,  qui permettront le développement de l’agriculture, avec une politique de transport utilisant l’électricité dans les véhicules, les camions, le rail pour désengorger le Nord. Sahara, seconde Californie ? L’expert y croit.
Fouad Irnatene


 

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