mercredi 23 aot 2017 01:39:17

Grand angle : Mauvaise réponse

Si les observateurs se demandaient, à juste titre d’ailleurs, quel impact allait avoir l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis sur les orientations de la politique étrangère américaine, le moins que l’on puisse dire, c’est que huit mois après son investiture, ils ne sont pas plus avisés.

PUBLIE LE : 13-08-2017 | 0:00
D.R

Si les observateurs se demandaient, à juste titre d’ailleurs, quel impact allait avoir l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis sur les orientations de la politique étrangère américaine, le moins que l’on puisse dire, c’est que huit mois après son investiture, ils ne sont pas plus avisés. Et pour cause, le Président américain, qui gère sa politique étrangère par les tweets, ne donne pas l’impression d’avoir une doctrine, et ses virages à 180 degrés semblent être le signe de l’absence d’une stratégie qui prenne en compte les intérêts de son pays et de ses alliés. Et cette façon d’agir inquiète plus qu’elle ne rassure dans un monde qui fait déjà face à de nombreux conflits et qui ne voudrait pas en rajouter de nouveaux. Pourtant, force est de souligner que la quiétude souhaitée n’est pas de mise par la faute d’un Donald Trump qui donne à croire qu’il prend plaisir à exacerber les tensions entre Washington et certaines capitales, alors que son prédécesseur avait œuvré, tout au long de ses deux mandats, à aplanir les divergences et à instaurer des relations sereines. La surenchère sans précédent entre Washington et Pyongyang est la preuve de cette détérioration des relations qui ne profitera point à la communauté internationale, et encore moins aux deux capitales. Une certitude qui explique les appels à la sagesse lancés de part le monde. Le président chinois Xi Jinping a pressé, hier, son homologue américain Donald Trump d'éviter «les mots et les actes qui pourraient exacerber» les tensions déjà fortes dans la péninsule coréenne, appelant «les parties à la retenue et à persister dans la direction générale du dialogue, des négociations et d'un règlement politique». De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel a indiqué ne pas voir de solution militaire à ce conflit. «Je considère l'escalade verbale comme une mauvaise réponse», a-t-elle mis en garde, alors que le Président Trump avait assuré que l'option militaire était désormais «prête à l'emploi», en réponse à l’annonce de la Corée du Nord faisant part de son projet de lancer des missiles à proximité de Guam, l’ île américaine du Pacifique. La conférence de presse que le Président américain devrait animer lundi permettra de voir plus clair dans les intentions du locataire de la Maison-Blanche, à quelques jours des prochains exercices militaires conjoints entre Séoul et Washington, annoncés autour du 21 août courant. À moins que…
Nadia K.

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